TAM-TAM BAÏNOUNK : LE ËINDUM

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao, Anthropologue

Matar Ndour, Photographe

Un ëindum (tam-tam) baïnounk encore jalousement gardé par notre ami Calixte Sagna de Djibonker près de Brin à la sortie du périmètre communal de Ziguinchor dans le Nyassia sur la route du Kassa.

Des percussions sacrées destinées à envoyer des messages connues des seuls initiés baïnounk et sans doute diola pour leur proximité rituelle. Akandijack Akinto Di-Jack avec qui nous partageons cette conviction montre dans un de ses travaux qu’il s’agit d’un même peuple (diola et baïnounk) mais qu’ils sont juste séparés par l’imagogie historique coloniale. Il est vrai que les violences symboliques entre les deux ethnies sont connues au plan matrimonial notamment avec les refus «intra-mariages». Mais la science historique pourra démontrer en définitive malgré les résistances identitaires qu’il s’agit d’un même peuple. Nous y reviendrons une autre fois.

Il faut être un initié pour taper ce tam-tam utilisé dans différentes cérémonies initiatiques et parfois festives ou pour des besoins de communication et d’information. Instruments percussionnistes pas très connus et presque pas utilisés dans la musicographie moderne baïnounk. A la différence du Kâbisa instrument mythique très connu avec plusieurs variantes et statuts (sacré et profane, kâbisa pour hommes et femmes..).

© Projet ethno linguistique. Signes et symboles. Matar Ndour et NKEN. Septembre 2018.

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