LES “BADOLO” ET LE “SYSTEME”

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao
Le Sénégal inquiète. Il était bon élève pas pour les autres mais d’abord pour nous mêmes. Des démocrates au péril de leur vie ont imposé la liberté de pensée et de parole. Ses dirigeants actuels emprisonnent leurs adversaires politiques en s’appuyant sur les leviers d’Etat. Des mises à mort d’Etat. Comme qui dirait des coup d’Etat. Alors on se demande si c’est le système ou les hommes ? Sans doute le système. Mais l’analyse serait biaisée si elle refusait de voir comment ce système est influencé par les hommes. Une vielle épistémologie fonctionnaliste ou systémique qui a traversé les sciences sociales et humaines. Les gens qui sont mal éduqués, “baadolo” et sans aucun sens éthique brisent tous les codes. Avant, nous n’avions pas de codes écrits mais la parole donnée et le “diom” faisaient foi. Si la parole de Macky n’est “stable ” il faut voir en lui. Tous ces milliardaires qui nous dirigent ou aspirent à nous diriger qui sont ils. ? Pour la première fois, on a un ministre des finances foncièrement “policien”. C’est plus grave que d’avoir le ministre de l’intérieur politicien. Les ressources du pays sont détournées a des fins politiques. La détermination des investissements et de notre endettement à des fins électoralistes. Et cette classe politique de milliardaires riches par le “fait politique” ..Ces milliards qui percolent chez les juges mais pas seulement eux. On le voit dans la presse.
Aujourd’hui l’homme le plus malheureux au Sénégal, c’est peut-être Wade. Diouf est mieux traité que lui. Diouf, ce petit bourgeois bureaucratique et parasitaire qui continue au loin de régenter des mains invisibles insoupçonnées.  C’est très injuste. Ses “enfants” ont “dégénérés”. La triste prouesse de Macky, c’est de passer de “baadolo” (ce qui est très louable et devrait être un modèle de méritocratie ) à “baadolo” (sans pudeur, ni retenu, capable de tout, lui qui est parti de rien et à qui Dieu a offert un destin très singulier). Wade (qui n’est pas un saint) avait son fils qu’il a voulu faire passer avant. Ce gars noué au pied du lit (sa femme et sa belle famille), sa famille, les lobbies étrangers et je ne n’ose pas dire son ethnie (mais il a sur-joué avec cette bombe). Nous sommes en plein mélodrame avec ce narratif sensible qui crée plus qu’un malaise. Le temps de crevé le puant abcès.
Le débat actuel se focalise sur l’intensité des forfaitaires des uns et des autres (qui a fait pire ou moins pire depuis 1960). Jamais sur les principes à faire respecter. Jamais sur le “autrement”. Car les mêmes ne peuvent jamais faire autrement. C’est demander à des mammouths de voler dans les airs car ils ne savent que “voler ” ..les deniers. Oui les gens vont crier au nihilisme. Mais cette corporation est incapable de changer le pays. A coup sûr Idrissa Seck les mettra en prison…? Mais encore une fois choisir, c’est se choisir. Au-delà de la rhétorique “facebookienne” et des “professeurs ” on ne peut pas être en “avance ” sur notre peuple. Il choisira le candidat à son image à moins qu’une vraie révolution politique ou militaire ne vienne siffler la fin de la récréation.
Photo  : Matar Ndour
NKEN
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