LE “ROI DE MLOMP”

Siboukiane Sambou, Roi de Mlomp Kassa dans ses attributs. Il s’agit plus d’une fonction de “prêtrise” que politique. Il est vrai qu’il reste politiquement influent au regard de sa stature symbolique et de gardien des normes et principes de cohésion entre les ethnies de son “Royaume”. Il joue aussi une fonction sociale importante en aidant les indigents et autres groupes vulnérables. 

Le “Roi” est une fonction à vie. Sa désignation ou nomination obéît à des rituels complexes et des critères précis qui ne sont pas fondés sur l’hérédité familiale. Le “Roi” reste encore en Casamance, une personnalité spirituelle très respectée. 

Texte : Abdou Ndukur Kacc Ndao, Socio-anthropologue

Photos : Matar Ndour

Cameraman : Benoit Fader Keita

LE KABISSEU DE DJIBONKER, NYASSIA

Tam-Tam sculpté à base de Caïcédrat. Il est un puissant instrument d’information et de communication sociales. A Djibonker dans le Nyassia, au cœur de la la Casamance, depuis 1952, ce tam-tam immobile appelé aussi en Diola Kabisseu ou Djokourimane en Bainounk, est utilisé notamment pour informer les populations de la mort d’une vieille personne. 

Seuls les initiés ont le droit de l’utiliser. Ce “téléphone diola” est un des éléments culturels constitutifs de la culture casamançaise. Il est vrai que nous en rencontrons de moins en moins. Il reste qu’il constitue une oeuvre esthétique et musicale impressionnante qu’il faut classer dans notre répertoire culturel national.

Equipe Studio de Brousse

Texte : Abdou Ndukur Kacc Ndao

Photos : Matar Ndour

Cameraman : Benoit Fader Keïta

 

Journée Internationale de la Femme : Ëmën Cëma Bësuwar Bëdik

Une femme Bedik dans un jardin communautaire de Bandafassi, Kédougou au Sénégal. Une façon de célébrer le travail immense accompli par les femmes rurales loin des séminaires et autres festivités mondaines. Ëmën Cëma Bësuwar Bëdik (Merci aux femmes Bediks).

Texte : Abdou Ndukur Kacc Ndao

Traduction : Benoit Fader Keïta

Photo : Matar Ndour

NIATHIOUROUNGAL, LA FETE DES FEMMES MARIEES BEDIK A BANTATA

Chaque 4 ans, se tient à Bantata, dans la Commune de Tomboroncoto, département de Kédougou, le Niathiouroungal, fête des femmes mariées. Une cérémonie qui a regroupé une centaine de femmes mariées pendant 48 heures aux sons et danses du Niathiouroungal. Sur la place publique, sous la supervision du vieux Moussa Camara, chef de coutume des villages de Bantata et Bandafassi.

Une danse pour magnifier le mariage et la fertilité des femmes. Elle a pris fin par une longue procession des femmes entre le grand caïcédrat et une place désignée à cet effet.

Texte : Abdou Ndukur Kacc Ndao, Socio-anthropologue

Photographe : Matar Ndour

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AU SOMMET DE ETHIOUWAR A KEDOUGOU : ENTRE LE HAUT ET LE BAS !

Belle chorégraphie Bedik. Au sommet des montagnes de Ethiouwar. Un village perché à 1 Km de hauteur sur les flancs de Bandafassi essentiellement Bedik. Un village ou vivent deux familles : les Camara et les Keïta. Environ, une cinquantaine de Bediks composée pour la plupart d’hommes et de personnes âgés. Le plus vieux Bedik y vit, M. Kathiamoune Camara, âgé de plus de 100 ans. 

Un décor féerique, loin des pollutions sonores et environnementales. Une belle façon pour les Bedik de perpétuer les rapports cosmogoniques entre le haut et le bas. Entre la montagne et ses flancs sud. Entre ses mémoires ancestrales et un vécu plus moderne. Un décor qui garde encore, sous plusieurs rapports, ses sacralités. 

Texte : Abdou Ndukur Kacc Ndao, Socio-anthropologue 

Illustration photographique Matar Ndour : Vieux Kathiamoune Camara, entre deux générations de femmes Bedik

FETE A ETHIOUWAR, AU SOMMET DES MONTAGNES BEDIK

L’Equipe de Studio de Brousse, en relation avec les communautés Bedik, organise une grande fête à Ethiouwar ce Lundi 2 mars 2015 (après midi). Occasion de capter différentes facettes de la vie sociale Bedik. Merci aux sages et à toute la population de Bandafassi et de Ethiouwar de nous donner cette opportunité exceptionnelle.

Texte : Abdou Ndukur Kacc Ndao, Socio-anthropologue

Photographe : Matar Ndour

VIDEO : MASQUE DU CHEF DU VILLAGE DE EGADJ

Fête du Masque du Chef de Village Bassari de Egadj, à Salémata organisée par les femmes. Chants, rythmes, mélodies au service d’un masque commémoratif. 

https://drive.google.com/file/d/0B4WQavBocPJXblBoOXdrZE9ldkk/view?usp=sharing

Texte : Abdou Ndukur Kacc Ndao, Socio-anthropologue

Cameraman : Benoît F. Kéïta

N.B : Formellement interdit de publier ou diffuser ces images sans notre autorisation expresse.  

ORPAILLEUSES DE TOMBORONCOTO

Au cœur des Diouras (sites d’orpaillage traditionnel), les femmes cherchent de l’or. Les enfants parfois derrière le dos, elles creusent, tamisent pour trouver les pierres  précieuses. Un travail dur et dangereux qui ne les décourage pas.

Bien au contraire. Au bout de l’effort, la richesse…Pas évident ! 

Abdou Ndukur Kacc Ndao, Socio-anthropologue

Benoit Fadiar Keïta, Cameraman 

(c) Ndukur, Studio Brousse, Dioura, Tomboroncoto, Kédougou, Fev. 2015

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STATION D’ESSENCE RURALE : LE PRIX DE L’ACCESSIBILITÉ

A Salémata, au cœur du pays Bassari, aux accès difficiles voire impossibles selon les modes de transport, les populations s’organisent pour approvisionner en carburant et essence les vélos, voitures et camions. 

Au prix cher de 1000 ou 1200 FCFA le litre du carburant contre 690 FCFA officiellement. Il faut payer l’accessibilité. Dans des zones aussi déconnectées, l’accessibilité impacte naturellement sur des prix surenchéris et fixés au bon vouloir des vendeurs. Une autre forme de précarisation…et de vulnérabilités. 

Abdou Ndukur Kacc Ndao, Socio-anthropologue

Matar Ndour, Photographe

Benoit Fader Keïta, Caméraman

(c) Matar & Ndukur, Salemata, Fev. 2015

(c) Matar & Ndukur, Salemata, Fev. 2015

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