CARTOGRAPHIE ETHNO-LINGUISTIQUE DU SENEGAL

LE SÉNÉGAL, UNE BELLE DIVERSITÉ LINGUISTIQUE

Abdou Ndukur Kacc Ndao

Abdou.Ndao@ndukur.com

Sur une population mondiale de 7,294,154,164 d’habitants, nous avons 7097 langues vivantes. Contrairement à des préjugés bien tenaces, c’est l’Asie qui enregistre le plus de langues vivantes avec 2296, soit 32% et 3,929,931,706 de locuteurs. L’Afrique vient en seconde position avec 2,139 langues soit 30.1% pour 847,791,487 locuteurs. Suivent respectivemeant le Pacific avec 1,313 langues soit 18.5% représentant 6,854,607 locuteurs, des Amériques qui accueillent 1,062 langues soit 15.0% pour des locuteurs estimés à 49,090,069 et l’Europe qui ferme la marche avec seulement 287 langues ce qui donne 4.0% pour 1,672,591,291 de locuteurs.

Quid de notre pays ? D’une population de 13,509,000 (Recensement de 2013), le Sénégal contrairement aux idées reçues compte 38 langues. Commençons par les plus méconnues de notre si divers univers linguistique : les Badiarankés, les Bainouk-Gunyaamolo, les Bainouk-Samik, les Balantes-Ganja, les Bandial, les Bayottes, le Créole, les Edjamat, le Kusiilaay, le Hasaniya, les Dialonké, les Diola-Fogny, les Diola-Kassa, les Diola-Karone, les Keeraku, les Cobiana, les Boukot-Diola, les Lehar, les Bedik, les Gulompaay, les Ndoute, les Noon, les Onëyan, les Palar, les Saafi Saafi, les Wamei, les Khasonke, Manjak, les Mancagnes, les Malinké, les Mandingue, les Kwatay, les Soninke..

Il faudra y joindre celles qui sont les plus connues : les Wolof, les Pular, les Sereres sine…et bien sur le Français. On voit bien les diversités linguistiques de notre pays. Ces langues existent et sont parlées à différents niveaux de notre pays, même si elles n’ont pas la même représentativité démographique. Elles ont la même dignité linguistique.

Dans un autre post, nous reviendrons sur les localisations attachées à ces différentes langues. Rappelons que toutes ces langues au plan linguistique sont globalement rangées dans la catégorie des langues du Niger Congo et dans la subdivision des langues Bak. Qu’il est important d’enseigner cette diversité aux jeunes générations pour qu’on arrête de saisir le Sénégal sous les prises linguistiques déformantes du Wolof et du Français.

DIVERSITE SOCIO-LINGUISTIQUE ET LOCALISATION GÉOGRAPHIQUE

Le Sénégal compte 13,509,000 d’habitants (Recensement de 2013). 38 langues y sont parlées en différents endroits du pays. Ces langues ne sont pas exclusives. Elles sont aussi compte tenu des proximités historiques parlées pour certaines au Mali, dans les Guinée…Faisons l’état descriptif sommaire des lieux.

  1. Le Badiaranké ou Badiara est parlé dans les régions de Tambacounda et Kolda notamment à l’est du fleuve de Koulountou. Il enregistre environ 2100 locuteurs.
  2. Le Bainouk-Gunyaamolo ou Banyung ou Elomay est parlé dans les régions de Ziguinchor et Sédhiou du côté de Niomone, Kassankil, Tobor, etc. On peut signaler quelques locuteurs à Kaolack,Tambacounda, Dakar.30.000 sénégalais parlent cette langue.
  3. Le Bainouk-Samik. Il est parlé vers la zone Samik à une vingtaine de Km à l’est de Ziguinchor. Il représente 1850 locuteurs.
  4. Le Balante-Ganja ou Fjaa ou Fraase sont environ 96.000 locuteurs et sont localisés entre le Goudomp et le Tanaff.
  5. Le Bandial ou Eegimaa ou Gubanjalay, 13.000 locuteurs dispersés entre Affiniam, Badiate-Grand, Bandial, Batinier, Brin, Elubalir, Enampor, Essil, Etama, Kamobeul, and Seleky…
  6. Le Bayotte ou Baiote du côté du village de Nyassia avec 19.000 locuteurs.
  7. Le Créole ou Créole afro-portugais de Casamance ou Créole casamançais ou Kriulo, 10.000 locuteurs du côté notamment de Ziguinchor, Kolda.
  8. Le Ajamat ou Feloup avec 2230 locuteurs répartis entre Oussouye, Kahem, Efok, Youtou.
  9. Le Jola-Fogny ou Kujamataak ou Kújoolaak kati Kúfooñaak parlé du côté de Diouloulou, Soungrougrou, dans la zone de Bignona, à Ziguinchor…Pres de 340.000 locuteurs.
  10. Le Diola Kassa ou Bácuk parlé principalement dans le Bignona et le Oussouye du côté notamment de Hitou et Niamoune. 45.100 locuteurs.
  11. Le Diola Karone ou Karoninké, Kouloonaay, Kulonay, 9600 locuteurs. Parlé à Diouloulou, Kafountine, les Iles…
  12. Le Keerak ou Keeraku ou Her parlé vers le Kabrousse avec 15.000 locuteurs.
  13. Le Cobiana ou Guboy ou Uboi, 500 locuteurs presque en voie d’extinction. Il est parlé dans la région de Ziguinchor vers la frontière gambienne.
  14. Le Kwatay parlé notamment à Diembering, Bouyouye, Nyikine, Boukot-Diola, Parlé par 7200 locuteurs.
  15. Le Lala ou Lehar ou Serere parlé dans la zone de Pambal, Mbaraglov, Dougnan à Thies et Tambacounda. 14.000 locuteurs.
  16. Le Mandingue ou Mandingo ou Socé. Parlé dans les régions de Sédhiou; Ziguinchor, Kolda, 669.000 locuteurs.
  17. Le Malinké ou Maninga ou Maninka de l’ouest localisé dans les régions de Kédougou, Tambacounda, Kolda avec 1.300.000 locuteurs.
  18. Le Mandjaque ou Kanyop ou Majak ou Mandyak ou Manjaaku ou Manjaca ou Manjaco, ou Ndjak dans les régions de Sédhiou, Ziguinchor avec 121.000 locuteurs.
  19. Le Mancagne ou Bola ou Mancang, Mancanha ou Mankaañ ou Mankanha ou Uhula.dans les régions de Sédhiou, Ziguinchor. 34.000 locuteurs.
  20. Le Ménik ou Bande ou Basari du Bandemba ou Bedik ou Budik ou Tandanke ou Tenda ouTendanke à Kédougou avec 2500 locuteurs.
  21. Le Mlomp ou Gulompaay, ou Mlomp du Nord parlé dans le Mlomp, Tendouck, Tiobon avec 6200 locuteurs.
  22. Ndout, 43.000 locuteurs localisés à Thies notamment à Thies ville et la Côte Atlantique.
  23. Noon ou Serer-Noon avec 32.900 locuteurs toujours localisés dans la région de Thies.
  24. Palor ou Falor, Palar, Serer, Siili, Siili-Mantine, Siili-Siili, Waro, à Thies et représente 12.000 locuteurs.

25 Oniyan ou Ayan, Basari, Bassari, Biyan, Onian, Tenda Basari, Wo, 15.000 locuteurs entre Kédougou et Tambacounda.

  1. Saafi-Saafi ou Saafi, Safen, Safi, Sereer Saafen, Serere-Saafen, Serer-Safen 200.000 locuteurs dispersés entre Popenguine, Ngékokh, Thies, Dakar…
  2. Sérère-Sine ou Seereer, Seex, Sereer, Serer, Serer-Sin, Serrer, Sine-Saloum, Sine-Sine; 1.380.000 locuteurs entre Fatick, Kaolack, Thies, Kaffrine, Thile-Boubacar…
  3. Soninké ou Sarakole, Sarakolle, Sarakule, Sarakulle, Sarangkolle, Saraxuli, Serahule, Soninkanxanne.avec 281.000 locuteurs. On les trouve notamment dans les régions de Tambacounda,Matam à Kanel, Kolda au nord de Vélingara; Bakel, Ouaoundé, Moudéri, Yafer…
  4. Wamey ou Conhague, Coniagui, Koniagui, Konyagi 21.000 locuteurs principalement à Kédougou et une petite partie à Tambacounda.
  5. Xaasonga ou Kasonke, Kasso, Kasson, Kassonke, Khasonke, , Xaasongaxango, Xasongo, Xasonke, 10.000 locuteurs dans la région de Tambacounda.
  6. Jalunga ou Dialonké, Djallonke, Dyalonke, Jalonké, Jalunga xuwiina’, Yalunka, Yalunke; 10.000 locuteurs à Kédougou et dans les zones transfrontalières avec le Mali et la Guinée.
  7. Wolof ou Ouolof, Volof, Walaf, Waro-Waro, Yallof, 5.210.000 locuteurs. Parlé un peu partout au dela de ses bastions traditionnelles : Djolof, Cayor, Baol, Saloum…

33.Pulaar ou Peul, Peulh, Pulaar Fulfulde, 3.450.000 locuteurs localisés notamment dans la région de Saint Louis et relativement un peu partout à travers le Sénégal.

34.Pular ou Fouta Dyalon, Fullo Fuuta, Futa Fula, Futa Jallon, Fuuta Jalon, 150.000 locuteurs notamment dans les régions de Dakar, Sédhiou, en Basse Casamance…

  1. Fulah qui est une macro-langue qui comprend notamment le Adamawa Fulfulde et qui est parlé entre le Cameroon, le Tchad, le Bénin, le Niger, le Mali, le Nigeria….
  2. Hassaniyya ou Hasaniya, Hasanya, Hassani, Hassaniya, Klem El Bithan avec 162.000 locuteurs entre Saint-Louis et Matam.
  3. N’ko qui ne correspond pas spécifiquement à un groupe ou communauté ethnique. C’est une forme de mixte langagier qui est presque en voie d’extinction.
  4. Le Français langue nationale de travail parlé par 3.870.000 locuteurs.

Pour le dernier post, nous mettrons principalement l’accent sur les systèmes de classification de ces langues et les similarités dialectales qui permettront de mieux comprendre la portée des langues nationales et des dialectes identifiées.

LANGUES NATIONALES ET SIMILARITÉS LEXICALES

Nous terminons notre cheminement relatif aux langues parlées dans notre pays. Rappelons que l’exposé de ces langues s’est voulu restrictif car la grande majorité de ces langues est à la fois parlée au Sénégal, au Mali, en Guinée Bissau et Conakry et au-delà. C’est un choix méthodologique qui a ses limites. Nous pourrions revenir plus tard sur la transversalité de ces langues.

Par ailleurs, notons qu’au plan des classifications linguistiques, le gros lot de nos langues est classé sous la division des langues NIGERO-CONGOLAISES et sous la subdivision des langues BAK. On peut dans cette subdivision citer le Ballante, le Bandial, le Bayot, le Edjamat, le Gusiilaay, les Diolas Fogny, Kassa, Karone, le Keeraku, le Kuwaataay, le Mancagne, le Mlomp,

Il existe aussi une autre subdivision MANDING avec notamment le Xaasonga, les Malinkés, Mandingue, Jalonké. La subdivision des SONINKE avec le Soninké. La subdivision des Sereres : Serere-Sine, Celle de CANGIN avec les Saafi-Saafi, le Palor, le Noon, le Ndut, le Laalaa, La subdivision du FULAH avec le Haalpulaar, Pular, Fulah, La subdivision du TENDA : Oniyan, Ménik, Badiarankés. La subdivision SEMITIQUE : Hassaniyya, La subdivision CREOLE : Créole, La subdivision BANYUN : Bainouk-Samik, Bainuk.

Ces langues sont diverses et plurielles mais elles ont aussi plusieurs similarités lexicales qui permettent de compléter un système de classification toujours relatif.

Ainsi le Bainuk a plusieurs similarités avec le Kobiana qui est en voie d’extinction et le Kasanga de la Guinée Bissau. Le Bandial est composé de plusieurs dialectes comme le Affiniam, le Elun (Hulon, Kujireray, Kuluunaay). Au plan des similarités lexicales, on pet noter 74% entre le Bandial et le Affignam.76% entre le Bandial et Elun. En ce qui concerne le Baillotte, on peut noter 15-18% de similarités lexicales avec différentes variétés du Diola. Le Diola Fogny a aussi plusieurs dialectes parmi lesquelles ont peut citer le Buluf, le Kombo, le Kalounaye, le Narang. Ainsi entre le Diola Fogny et le Diola Kassa par exemple, il existe 68% de similarités lexicales. Le Diola Karone a aussi 64% de similarités lexicales avec le Mlomp. Il existe 70% de similarité entre le Kerak et le Edjamat. Aux dernieres nouvelles, ce taux avoisine maintenant les 90%. Le Kuwaataay, 40% de similarités avec plusieurs langues Diola.

Lorsque nous quittons la subdivision des langues BAK pour aborder celle des CANGIN, on peut constater qu’entre le Noon et le Laalaa, nous avons 52% d’intelligibilité et 84% de similarités lexicales. 74% de similarité entre le Laalaa et le Saafi-Saafi. 68% entre le Laalaa, le Palor et le Ndut et 22% avec le Serer Sine.

Abordons la subdivision des langues MANDINGUES pour noter qu’entre le Mandingue et le Kalanke, nous avons 79% de similarités lexicales. 75% avec le Jahanka, 70% avec le Xaasongaxango, 59% avec le Maninkakan de l’Ouest, 58% avec le Maninkakan de l’Est, 48% avec le Bambara. En ce qui concerne le Diakhonké, nous avions une similarité de 59% avec le Mandinka. Qui de la subdivision des FULAH avec ces dialectes ? On peut y signaler le Toucouleur (Fulbe Jeeri, Haalpulaar, Pulaar, Tokilor, Tukolor, Tukulor), le Fulacunda (Fulakunda, Fulkunda). On peut observer un excellent taux d’intelligibilité entre ces différentes dialectes.

Nous aurions pu poursuivre cette analyse comparative sur les taux d’intelligibilité et les similarités lexicales entre ces différentes langues et leurs dialectes. La conclusion provisoire qu’il faut tirer est que malgré la diversité, les taux de similarités sont relativement conséquents et nos langues ne sont pas si cloisonnées qu’on le prétend. Bien évidemment, cette comparaison a du sens à l’intérieur des subdivisions linguistiques. Ces similarités et intelligibilités sont de puissants instruments pour finaliser les codifications de nos langues nationales. un effort conséquent est déjà fait. Il faut l’amplifier et porter les langues restantes à la même dignité que celles déjà codifiées.

Photos : Matar Ndour

ANKN

 

« TUEZ » LE PR SERIGNE DIOP, MAIS DE GRÂCE, NE LE DESHONOREZ PAS ! 1/3

Babacar MBOUP

Ancien « Directeur de Cabinet du Ministre chargé des Relations avec les Institutions dans le gouvernement du Premier Ministre Souleymane Ndéné NDIAYE » bmboup2002@yahoo.fr

(Pour immortaliser les enseignements de mes Maîtres à l’UCAD et rendre hommage au Ministre Thérèse Coumba DIOP)

ELEMENTS PREJUDICIELS

  1. VISITE GUIDEE DANS LA MANUFACTURE DU TAILLEUR
  2. De l’argumentaire juridique aux effets esthétiques
  3. Quand la fiancée supplante l’épouse bannie
  • LA REPUBLIQUE DES IDOLES
  1. CLAUSE DE FERMETURE : LE PEUPLE PARLE A SON PRESIDENT

« TUEZ » LE PR SERIGNE DIOP, MAIS DE GRÂCE, NE LE DÉSHONOREZ PAS !

C’est avec empressement que nous nous sommes intéressés à la sortie du Professeur Ibrahima Madior FALL donnant son « avis sur l’avis du Pr Serigne DIOP », du fait de la carrure intellectuelle et de l’aura personnelle de ces deux sommités du « Droit Constitutionnel », même si l’on sait que la question de la « Constitution » ne saurait se réduire à cette spécialité. Mais, il faut d’emblée dire que plus on avançait dans la lecture, plus la déception et l’amertume prenaient le dessus sur nos légitimes attentes. Certes, comme une duplication de la formule « que nul n’entre ici, s’il n’est géomètre », le Conseiller du Président a mis en avant des garde-fous pour imposer le silence aux non-initiés à la divine science dont il serait le dépositaire, et pourquoi pas le dernier des Mohicans.

Mais Diantre, que devrons-nous alors faire dans cette galère, nous qui formons le bataillon des plus grands profanes en matière de « Droit » ? C’est que Sagesse nous instruit à savoir raison gardée et que le bon sens demeure la chose la plus partagée, sinon le Pr FALL n’aurait pas pris à témoin, plus que « 5 Sages », en l’occurrence un large public de lecteurs. Et quand des fanatisés réagiront par des « ëskëy !», certains, comme nous, seront tentés de livrer au public leurs « notes de lecture » et commentaires, comme, d’autres, le Chef de l’Etat en premier, ont pris la liberté de le faire avec la « Décision n°1/C/2016 du 12 février 2016» du Conseil constitutionnel.

Et, au vu de la richesse du texte, nous avons été, dans un souci d’exhaustivité, mais aussi de rigueur, aussi long, sinon plus que lui, tout en essayant d’agrémenter la lecture afin qu’elle ne soit ni ennuyeuse et encore moins fastidieuse. Ainsi, nous avons, en plus, des ressources intellectuelles partagées, puisé dans celles véhiculées par le « langage courant», afin de pouvoir légitimer, par la performance, tel qu’il le dit souvent, nos « titre et fonction » qui nous autorisent à parler sur une problématique qui leur est rattachée. Et pour le suivre dans l’étalage de la signature, à défaut de références multiples, nous en avons fait recours à une « seule», telle qu’étirée dans une correspondance officielle nous concernant, certainement pour qu’il n’y ait aucune confusion possible sur notre identité et pour évoquer de supposées connexions.

I. ELEMENTS PREJUDICIELS

En fait, sans avoir fait du « Droit », on nous a appris, comme à la plupart des sénégalais, à être « droit » par le bon chemin et la vérité, à partir de sources diversifiées comme la « fatiha », « al baqara » et tout ce qui s’en suit jusqu’aux « khasayit » de Serigne Touba comme « al qàdi » et en passant par la célèbre « salatul fatiha ». Et, voilà les bases de notre « sens commun », la matrice « consolidante » de nos « opinions » qui peuvent, ainsi, se révéler plus fermes que les « certitudes d’experts » soumises, au gré des circonstances, à des « évolutions sémantico-juridiques » ! Il s’avère de plus en plus que le nouvel opium du peuple a fini de s’enrober d’une couche scientifique, sous les apparats de l’ingénierie et de l’expertise de sorte que le réarmement éthique soit devenu un impératif catégorique pour tous ceux qui ont encore fois aux Valeurs.

En visionnaire, le Pr Sémou Pathé » GUEYE (RTA) avait sonné l’alerte, en convoquant Jean François Lyotard sur cette réalité de la mondialisation en cours, où l’inversion de certaines valeurs accompagne le développement prodigieux des sciences et de la Technologie : « dans le discours des bailleurs de fonds d’aujourd’hui, le seul enjeu crédible, c’est la puissance. On n’achète pas des savants pour savoir la vérité, mais pour accroître la puissance. » Et l’auteur ajoutait que les institutions scolaires et académiques « sont désormais sollicitées pour former des compétences et non des idéaux. La transmission des savoirs n’apparaît plus comme destinée à former une élite capable de guider la Nation dans son ensemble, elle fournit au système les joueurs capables d’assurer convenablement leur rôle au poste pragmatique dont les institutions ont besoin. »

Et je me plairais, également, de convoquer, dans la nécessaire opération de démythification/ démystification de toute nouvelle forme d’idolâtrie, la position dégagée par Baye Lakhad Mbacké (3ème Khalife de Bamba) face aux « élitistes » qui auraient tendance à se glorifier, aux yeux des masses croyantes, de passer leurs nuits « entre Arass et koursiyou », autrement, dans l’antichambre du Siège du Trône divin : « certes, leur disait-il, mais quand le jour se lève, aucune influence extérieure n’est nécessaire pour vous faire « revenir sur terre », obligés, que vous êtes, de vous présenter à nous, sous notre commune forme humaine ! » Autrement dit, la science et l’expertise, comme toutes les savantes et ésotériques connaissances, n’ont de sens pour le peuple qu’à travers ses propres critères d’appréciation et d’assimilation et qu’il les évalue en fonction de ses propres attentes et aspirations. Et que, même les prophètes, dépositaires d’une « parole divine », ont été obligés d’emprunter le « langage courant » de leur peuple pour diffuser le Message.

Et, pour ce qui est des rapports que le Pr Ismaïla Madior FALL entretient avec celui qui a « contribué à sa formation », à la place du « respect », un « irrespect » au sens nietzschéen ne nous aurait point choqué, tout au contraire : « … ce n’est que lorsque vous m’aurez tous renié que je reviendrai parmi vous » disait Zarathoustra à ses disciples, s’il ne lançait carrément pas cette invite : « on a peu de reconnaissance pour un maître, quand on ne reste toujours qu’élève. Et pourquoi ne voulez-vous pas déchirer ma couronne ? ». Mais, si un tel parricide est désiré, voire suscité, faudrait-il que ce soit par le biais d’armes conventionnelles, et non par des coups de Jarnac !

En effet, et à notre humble avis, la démarche du Ministre Conseiller est très surprenante pour avoir profité d’une sortie médiatique du Pr Serigne DIOP et de s’en prendre à lui, d’autant plus que ce dernier n’avançait rien de nouveau par rapport à toutes les publications, voire les interpellations directes sur le sujet, à savoir : suite à sa requête, le Président a reçu, du Conseil Constitutionnel, un Avis consultatif qui, en vertu de l’Article 51 de la Constitution, n’a pas un caractère contraignant. Donc, le Pr DIOP pouvait être épargné d’une publicité qui a fini de prendre l’allure d’un mauvais procès, avec des rappels à l’ordre et de notions que même les non-initiés en Droit ont fini de maîtriser dans ce Sénégal de Senghor et de Cheikh Anta DIOP, ouvert au savoir et à la culture.

Mais, en réalité, la référence au Pr DIOP trouve son intérêt plus dans ses « rang et grade académiques » devant légitimer une prise de parole qui a vite viré à une large opération de communication. Et, de ce point de vue, deux contrastes majeurs méritent d’être soulignés:

• On s’autosaisit avec un long texte comme « réplique » à une courte séquence orale d’une interview de 1 mn 39 s!

• On prétend instaurer un « dialogue académique » avec un « spécialiste » tout en ciblant le large public de profanes que nous sommesl

Ce qui heurte davantage nos consciences, c’est le fait que le combat soit engagé au nom de la « rigueur scientifique » face à un supposé adversaire qui n’évoluait pas dans le même registre. Et, pourtant, il lui sera reproché qu’ici, « ce serait au singulier et non au pluriel », non sans avoir écarté la référence à la Loi Organique, comme le souligne M. Abdoulaye GUEYE confirmant les propos du Pr DIOP sur la pluralité des Avis. On a eu droit aussi à du : « dit ainsi, cela manque de rigueur » ! Peut-on douter du fait que le Pr Serigne DIOP ne soit pas conscient de tout cela ? Par la refonte curriculaire, avec l’approche par les compétences, même les élèves de l’élémentaire savent distinguer les différents niveaux de langage requis en situation de communication et qu’ils apprennent à surfer entre les registres soutenus et familiers du parler. En effet, il est facile, après avoir décontextualisé des propos, d’évoquer un mélange de genre de ce type.

Et pourtant, le Pr FALL va lui-même reconnaître que « ceci peut se concevoir dans le langage courant, mais pas lorsqu’on est sur le registre scientifique ». Dès lors, autant le comprendre ainsi et s’abstenir d’attaques devenues sans objet, inappropriées et disproportionnées, à moins qu’elles n’obéissent à un projet diffus et occulte. Et on peut constater que l’essentiel du texte, dans ses formules, ses figures de style, relève plutôt d’un « monologue », si ce ne sont des allusions qui font penser à des contradicteurs « indignes » d’être cités et dont les propos récemment exposés se retrouvent en filigrane dans le texte du Pr FALL. Le recours au Pr DIOP semble, ainsi répondre à des préoccupations plus stratégiques que « rigoureusement » scientifiques, pour quelqu’un qui n’a pas envie de descendre de son piédestal, tout en voulant être admiré, voire adulé par le public.

Mais, comme il s’agit d’un texte soumis à notre lecture, nous ne nous sommes pas embarrassé de « grade et de titre académiques » pour nous lancer, sans préjugé, ni a priori, dans un exercice de déconstruction/reconstruction dont les résultats sont présentés en deux grande parties. La première s’inscrit dans les limites d’une « neutralité axiologique » qui fonde notre approche émique dont les deux principales sources sont le texte du Pr FALL et la sortie médiatique du Pr DIOP. La seconde partie est plus synthétique et se nourrit d’une référence idéologique qui permet de cerner les contours de cette République des Idoles que l’on veut promouvoir au Sénégal au détriment de la Républiques des Valeurs.

Et sous cet angle, on a pu relever, dans la trame rédactionnelle du texte, des aspects que ni l’argument d’Autorité, ni les pétitions de principe n’ont pu masquer : la « rigueur scientifique » a été mise au service d’une démarche essentiellement agonistique visant à déboulonner ceux qui s’arc-bouteraient « dogmatiquement sur une opinion subjective ou un camp ( !?) » et dont le Pr Serigne DIOP ne serait qu’un échantillon ou plutôt un bouc émissaire. Et, ce qui devrait se présenter comme la résultante itérative de développements discursifs, a été positionné comme le socle d’une « commande institutionnelle » qu’il fallait conforter par ses propres hypothèses d’école et des références à ses productions scientifiques.

En effet, l’Autorité proclamée urbi et orbi, a plus fonctionné comme un « laissez-passer prioritaire » permettant de circuler librement dans la rédaction du texte, en évitant les « points chauds », en « factorisant » les sites rebelles, tout en s’éternisant dans les zones favorables, si on ne nargue pas les contradicteurs. C’est comme une sirène et un gyrophare qui devraient faciliter l’écoulement d’une marchandise prohibée ! C’est comme si la spécialisation en Droit permettait de conférer des « passe-droits » pour procéder à des « contournements » et à des « sauts en cascade » les plus osés, dans l’écriture et la construction du sens! Il faudra reconnaître qu’à ce niveau, il y a aussi, chez le lecteur, en tant qu’ Autorité, une Police du SENS (dans sa double acception de « signification » et de « direction ») in-subordonnée à toute autre SCIENCE, fut-elle juridique ou canonique. Une telle compétence puise sa pertinence autant sur des référentiels d’ordre académique que dans les traditions et opinions qui permettent de faire barrage à tout passage en force, sous les modalités de conflits cognitifs et éthiques. En effet, la violence symbolique est une de ces méthodes douces pour asseoir la contrainte à la place de l’adhésion autonome !

Sous cet angle, la lecture du texte du Professeur nous a présenté une cartographie dont les constituants sont loin de se déduire « rigoureusement ». Ils ont été jalonnés sur un itinéraire d’écriture fait de choix ad hoc, avec la convocation « d’autorité » de notions », à qui on confie des missions spéciales comme s’y prendrait un Général, disposant ses troupes en fonction de ses plans de Guerre, de sa feuille de route ou de son agenda secret. Les tournures ont été mises à contribution pour opérer des bifurcations à temps et lieux voulus afin d’arriver à une destination prédéterminée, parmi tant d’autres possibles.

Nous avons donc lu le texte, plus pour tester la démarche « rigoureuse et scientifique » annoncée que de contester sous une forme controversée, les positions doctrinales ou les référentiels théoriques du Professeur. Il revient aux juristes, comme lui, de procéder à des approfondissements dans le sens de leur spécialité, à la lumière de « principes généraux de droit », là où nous nous efforçons de montrer, comment, un certain académisme juridique, sous le masque de la science et de l’objectivité, est à même d’influencer lourdement les processus politiques en cours dans notre pays, dans le sens des intérêts d’une certaine catégorie sociale ayant la mainmise sur les commandes de l’Etat. Et pour cela, nous nous sommes essentiellement limités aux éléments du texte du Pr FALL, sous forme de commentaire, pour le mettre au défi de sa cohérence interne et de sa pertinence d’ensemble, pour en dégager ainsi, les implications sociales et institutionnelles sur la gouvernance publique de notre pays, aux niveaux stratégiques les plus élevés.

Et comme le surnom de « Tailleur constitutionnel » fait son chemin le « langage courant », la rigueur scientifique nous a imposé à ne l’adopter que comme simple hypothèse qu’il fallait tester à partir du texte dont la lecture a finalement pris l’allure d’une exploration faite d’enrichissantes découvertes qu’il nous faut mutualiser, comme il est de coutume dans nos cultures et traditions. En vérité, notre lecture s’est éclairée du coup d’œil anthropologique qui nous a permis de déchiffrer du regard, la vaste mécanique intellectuelle de recyclage qui a permis de dépouiller l’Avis de sa dimension consultative pour en faire un acte juridictionnel contraignant.

(A suivre, Part 2/3) 

 

MA REPONSE A DR. AHMED APAKENA DIEME DU MFDC

Ibrahima SENE

Docteur, permettez moi d’exprimer d’abord mon admiration devant l’étendue de votre savoir à propos des questions que j’ai soulevées. Rares sont les Sénégalais avec qui j’ai eu à débattre sur des questions essentielles pour notre Nation, à voir fait preuve d’autant d’érudition. Vous avez réagi en expert avisé, certes, mais aussi en partisan, sans équivoque, d’une cause et d’un camp. 

Je remarquerai, d’abord, qu’il est tentant de considérer comme « amalgame » , comme vous l’avez fait, le traitement contextualisé de deux phénomènes apparemment différents, à savoir, « l’arrestation de présumés jihadistes » et la « reprise des violences » par le MFDC.

Vous ne voulez pas y voir un « lien », et avez réfuté celui que j’ai cité et qui met en cause les USA et la France dans leur politique d’instrumentalisation de « mouvements rebelles et/ou jihadistes » à leurs fins géostratégiques. 
Je comprends qu’un tel « lien » peut vous déranger en temps que « Cadre du MFDC » fortement attaché à l’implication des USA dans la crise Casamançaise.

Cependant, je vous mets au défi de produire un seul cas, dans le monde, où cette implication a apporté la paix, la stabilité et la réconciliation dans un pays quelconque.

Au contraire, même l’histoire la plus récente prouve que cette implication rime avec plus de déstabilisation, plus de violence, mais jamais la « paix ».

Vous voulez nous faire croire que la Casamance serait une exception ! Croyez cela si vous voulez, mais ne nous prenez pas pour demeurés ! 

De même, vous semblez me reprocher d’être contre le « Droit d’asile » dont bénéficient des cadres du MFDC en Europe et aux Amériques du Nord.

Vous vous trompez. Je respecte ce « Droit humanitaire » qui permet de sauver des vies d’une répression certaine. 
Mais le « Droit d’asile » implique, selon les Nations Unies, un « Devoir » que devrait respecter scrupuleusement le bénéficiaire, sous peine de le perdre.

En effet, il est formellement interdit au bénéficiaire d’un « Droit d’asile », de mener ou de tenir des propos publics visant à déstabiliser et/ou à inciter des violences dans le pays qu’il a quitté.
Dans le cas échéant, les autorités du pays d’accueil ont le devoir d’y mettre fin, et en cas de récidive, d’expulser hors de leur territoire, le bénéficiaire du « Droit d‘asile ».

C’est dans ce cas de figure que se classent les agissements publics de certains cadres du MFDC en France, mais pas encore en Allemagne ou ailleurs.

A qui profite donc ce « crime » ? Pourquoi refusez que la France soit interpelée à prendre ses responsabilités pour faire appliquer la loi en matière d’asile politique dans son propre pays ?
L’impunité dont jouissent ces cadres du MFDC ne peut signifier d’un « acte d’hostilité » de la France vis à vis du Sénégal, que les Républicains et Démocrates de ce pays devraient dénoncer, et exiger de nos autorités qu’elles assument leur responsabilité vis à vis de la France sur ces agissements qui menacent notre sécurité.
L’attitude des USA et de la France vis à vis du MFDC, devrait interpeller tout patriote de ce pays. 
Que vous ne puissiez pas le faire se comprend bien, mais delà à vouloir nous faire prendre des « vessies pour des lanternes », c’est vous méprendre profondément.

De même, vous tentez de nier l’instrumentalisation par les USA du « fondamentalisme islamique » à leurs fins géostratégiques, qui est pourtant, aujourd’hui, notoire.

Ces deux puissances ne sont, certes, pas à l’origine du « fondamentalisme islamique », mais son instrumentalisation au Moyen Orient et en Afrique Sahélienne par ces deux puissances ne fait plus l’ombre d’un doute. 
Et c’est curieux qu’un expert aussi averti que vous ne l’ayez pas remarqué. 

Mais je comprends sans le partager, votre attachement à la politique interventionniste de ces deux grandes puissances, étant donné que vous êtes sous leurs ailes protectrices !
Les Sénégalais de Casamance et d’ailleurs ne vous pardonneront jamais de vous lier aux entreprises de déstabilisation, qui sont la marque de fabrique de la politiqué étrangère des USA et de la France dans notre sous région. 

Maintenant, quant à la légitimité de votre « lutte armée pour l’Indépendance de la Casamance », je suis resté sur ma faim, étant donné que vous n’avez produit aucun fait, ou document historique pouvant l’attester.
Ce qui est historiquement établi sans contestation possible, c’est que les dirigeants du MFDC ont participé à côté des dirigeants d’autres mouvements autonomes de la Colonie du Sénégal, au Premier Gouvernement Autonome, mis en place par le BDS qui a gagné les élections organisés en 1956 sur toute l’étendue de la colonie.
Mieux, ils ont participé, dans le cadre de l’UPS, à sillonner toute la colonie pour appeler à refuser l’Indépendance du Sénégal lors du Référendum de 1958. 

Et c’est dans le cadre de ce gouvernement autonome qu’ils ont acquis, avec leurs compagnons, les attributs de l’Indépendance en 1960. 

Comment après tout ce compagnonnage de nos peuples dans la lutte pour l’Indépendance nationale du Sénégal, peut on légitimement, vingt ans après, poser la question de l’Indépendance de la Casamance, sous prétexte qu’elle ne faisait pas partie de la « colonie du Sénégal », et qu’elle est devenue « une colonie du Sénégal » ? 
C’est cela qui fonde la non reconnaissance de la légitimité de cette revendication par la plus part des Sénégalais de Casamance et d’ailleurs.

Que la Casamance, à l’instar des autres régions du Sénégal qualifiées de « périphéries », ait été victime du développement inégal du capitalisme sous la colonisation,est un fait historique indéniable que l’Indépendance du Sénégal aurait dû aider à rectifier. 

C’est ce retard qui justifie le mécontentement ambiant des habitants de ces régions, mais qui ne peut aucunement justifier l’avènement d’un séparatisme.

Les Sénégalais de Casamance qui en sont conscients, luttent à côté des Sénégalais de toutes les régions du pays dans des Partis politiques, syndicats et autres organisations de la Société civile sur des bases nationales, pour un développement équilibré et étquitable de toutes les régions du pays.

C’est à ce combat que le MFDC est appelé à participer en acceptant de renoncer aux revendications séparatistes, et à accepter de participer à l’avènement de conditions politiques permettant le rétablissement de la paix et de la sécurité au Sénégal et dans les pays de son voisinage immédiat.

Les Conclusions des Assises nationales du Sénégal de 2008 en donnent les bases. 
C’est donc aux patriotes Sénégalais de Casamance et d’ailleurs, d’en saisir l’oppotrunité, pour sortir nos peuples des difficultés qui les assaillent quotidiennement.

M. Ibrahima SENE

WordPress Resources at SiteGround

WordPress is an award-winning web software, used by millions of webmasters worldwide for building their website or blog. SiteGround is proud to host this particular WordPress installation and provide users with multiple resources to facilitate the management of their WP websites:

Expert WordPress Hosting

SiteGround provides superior WordPress hosting focused on speed, security and customer service. We take care of WordPress sites security with unique server-level customizations, WP auto-updates, and daily backups. We make them faster by regularly upgrading our hardware, offering free CDN with Railgun and developing our SuperCacher that speeds sites up to 100 times! And last but not least, we provide real WordPress help 24/7! Learn more about SiteGround WordPress hosting

WordPress tutorial and knowledgebase articles

WordPress is considered an easy to work with software. Yet, if you are a beginner you might need some help, or you might be looking for tweaks that do not come naturally even to more advanced users. SiteGround WordPress tutorial includes installation and theme change instructions, management of WordPress plugins, manual upgrade and backup creation, and more. If you are looking for a more rare setup or modification, you may visit SiteGround Knowledgebase.

Free WordPress themes

SiteGround experts not only develop various solutions for WordPress sites, but also create unique designs that you could download for free. SiteGround WordPress themes are easy to customize for the particular use of the webmaster.

Post Formats is a theme feature introduced with Version 3.1. Post Formats can be used by a theme to customize its presentation of a post.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetuer adipiscing elit. Aenean commodo ligula eget dolor. Aenean massa. Cum sociis natoque penatibus et magnis dis parturient montes, nascetur ridiculus mus – more on WordPress.org: Post Formats