LE TEMPS DE LA PAROLE. LE TEMPS DU SILENCE 

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao

Je n’avais pas suivi la déclaration et les commentaires relatifs à Sonko. L’exercice politique est des plus périlleux à l’image de la politique elle même. Un penseur disait que c’est une autre façon de faire la guerre. Il a je crois raison. Particulièrement dans nos contextes. Être opposant, c’est être en perpétuelle guerre contre les ordres dominants. Certains ont payé par le licenciement,  d’autres par la mort  si ce n’est la transhumance pour éviter le couperet. Subtilement ou explicitement. Ici ou ailleurs. Même les régimes politiques les plus réputés “démocrates” n’ont pu atténuer la violence symbolique de la politique comme prolongement cynique et subtile de guerre.

Je  crois que le mot fusiller est malheureux. Mais l’esprit c’est mettre fin aux pratiques politiciennes. Pourtant dans l’analyse des discours publics, beaucoup pensent la même chose que Sonko. Même si cela relève d’un usage langagier relâché pour exprimer des dégoûts et des dépits. Il n’y a pas une langue qui fourche. Il existe des sentiments profonds qui s’expriment et des imaginaires structurants. Il faut en assumer la quintessence et prendre le parti de l’expliquer voire de le justifier.

Je crois que Sonko est coincé dans triple contrainte qui impacte sur sa communication. 1. Il ne peut pas rester au front tous les jours. Faut savoir gérer les temps de présence et d’absence. Temps de parole et de silence. Idy le fait bien. Le Sénégal a besoin de gestionnaires vertueux et avertis pas d’un justicier. Et puis si les institutions marchent, la question des prévarications peut être réglée dans le cadre de nos lois et règlements. Faudrait il que les politiciens qui veulent diriger ce pays soient conséquents sur leur réelle volonté de rupture.

2. Je perçois une autre question très sérieuse. La plupart des gars de la diaspora ont une vision tronquée de la réalité. Sans doute toute proportion gardée. Ce n’est pas péjoratif bien au contraire. Je dis à certains de mes amis, restons pas seulement sur internet. N’essayons pas de transposer la gouvernance d’ailleurs. Context matters. Voilà un concept structurant qui doit être au fondement de nos évaluations politiques et de nos stratégies de communication. Comme tout pays,  le notre a sa sociologie spécifique que les sociologues enchâssés dans leurs bureaux et amphis n’arrivent pas toujours à nous expliquer. Ndukur peut parler des indépendantistes casamançais sans échos. Imaginons si c’est l’enfant de Bessire ou Bassire qui le dit. Les bien pensants nationalistes démagogues auront fini d’avoir sa peau.

3. Je peux me tromper mais j’ai le sentiment que Sonko est débordé sur ses flancs entre les ultra nationalistes, les ultra religieux, les non alignés…Comment gérer ces forces centrifuges et excentrées sans compter manifestement un travail d’infiltration pernicieux qui fonctionne efficacement. L’impasse discursive peut provenir aussi de la gestion de ces pluralités de postures qui cherchent démocratiquement à inclure les positions complexes d’une coalition. L’un dans l’autre dans un contexte de massification de son parti,  il devra réfléchir sérieusement sur la saturation communicationnelle de son discours politique. Organiser son parti.  Consolider son implantation de façon contrôlée mais souple. Certains pôles qui y sont déjà attendent la prochaine faute pour le “quitter”, prochaine étape organisée devant les caméras. Après tout c’est toujours le peuple souverain qui décide en dernière instance.

NKEN

“LA CHARTE DU GAINDE” POUR UNE VRAIE CONSTITUTION ALTERNATIVE

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao

Le pays est dans un buzz permanent qui occulte souvent les débats de fond. La campagne électorale précoce a installé la pays dans des contrariétés qui ont fini d’exploser les partis qui se disputent des leadership contestés. A l’image d’un parti historique comme le PDS de Me Wade. Et le pays est en pleine métastase à l’image d’un Madické qui  fait parti de ce cancer. Les cellules corruptogènes sont partout. Avec une réelle alternance, les prédateurs issus du PS, du PDS seraient soient en prison ou tout au moins mis sur la touche. Aujourd’hui ces “microbes” gangrènent notre vie politique. De Madické à Pape Diop en passant par Tanor, Fada, Aliou Sow et tous ces petits monstres. C’est un vaste front de vampires (politiciens professionnels marabouts affairistes, presse de laudateurs et hauts fonctionnaires corrompus).

Hier quelqu’un me parlait de l’enrichissement des patrons de presse et des petits animateurs de la bande FM et des télévisions. Au moment où les professeurs, les médecins et fonctionnaires croupissent dans la misère. Les “gorgorlus” n’en parlons pas. Eux deviennent de plus en plus riches. Alors c’est normal qu’on nous installe dans le buzz. Ces scories servent de diversion. Ces “microbes’ ont encore plus peur que mackycron. Un Sénégal transparent et géré sur la base de la méritocratie serait un écosystème hostile pour le front affairiste qui peut être le seul parti. Elire c’est se choisir. Pour eux, que l’écosystème corruptogène demeure. Peu importe le president s’il coopère.

Si on analyse le contexte sous l’angle de Macky seulement on va faire fausse route. D’ailleurs l’nstinct grégaire des fossoyeurs opère en ce moment. De gré ou de force (epée de Damoclès de la CREI) ils de retrouvent pour chasser en meute. Sous la bannière de l’APR mais aussi à travers des candidatures de contributions. Brouiller les pistes, installer la cacophonie mais avec le dessein de garder le statut quo, au forceps si nécessaire. La société civile aurait pu exiger des “candidats” un pacte minimal de rupture. 5 points importants que tout le monde s’engage à faire respecter ou appliquer et qui consacre la rupture avec les pratiques de prévarication en cours depuis 1960. Une réflexion à approfondir. 1. Je pense au tripatouillage de la constitution. 2. La séparation des pouvoirs. 3. L’organisation des élections. 4. Un cadre de transparence dans la gestion des fonds publics. 5. La “dépolitisation” de la haute administration

On aurait pu avoir cette plate forme minimale. Mais oui l’expérience des assises a montré que quelqu’un peut briser le pacte. Mais si on arrive à bâtir une constitution si solide que même le plus grand bandit qui arrivera au pouvoir en 2078 ne peut tripatouiller, ce serait un grand pas. La société pourrait proposer une constitution alternative. “La charte du Gaindé”. Pour faire référence à celle du Mandé. Il faut des idées novatrices et utiles si on veut élever le débat. Le vrai silence de la société civile et des élites, ce serait cela. Décrire savamment les stratégies de maintien du statut quo ou dénoncer les dérives ne suffisent pas. Pour paraphraser Martin Luther King, on retiendra le silence. On ne peut pas laisser Sonko “entretenir” la révolte. Si les gens aspirent à une “révolution”.

Sans doute pouvons nous “consulter” nos amis du groupe Refondation sur les 5 aspects abordés plus haut. Mais avec des actes concrets dont on peut faire le suivi autour de ce projet de constitution alternative qui doit être infalsifiable et verrouillé pour les 100 prochaines années. Imaginons aux USA si Trump pouvait tripatouiller la constitution américaine. Imaginons si Macron pouvait mettre en prison ceux qui démissionnent de son gouvernement. Imaginons si Niasse et Tanor sont capables de coacher Macky et de lui filer des stratégies “préda – fascistes”. Dans ce cas, pourquoi notre intelligence collective ne devrait pas sortir des réponses. Un pacte anti “vire capot” (transhumant pour parler comme les canadiens) qu’aucun “candidat téléguidé” n’osera signer. C’est je crois cela l’urgence d’un pays qui a tant besoin d’une plateforme politique minimale de rupture.

NKEN

 

SEXE,  RACE ET COLONIES DÉVOILE LES HORREURS SEXUELLES DANS LES COLONIES PENDANT SIX SIÈCLES 

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao

Un grand événement scientifique de septembre dernier. Il porte la marque de de 97 chercheurs, anthropologues, historiens, sociologues, sous la direction de Pascal Blanchard. Un ouvrage collectif intitulé “Sexe, race et colonies”. Les auteurs y dévoilent le plus grand tabou de la colonisation. Six siècles de prédation, de  viol sexuels à l’échelle des territoires colonisés.

“Par l’accumulation des images sidérantes de corps exotisés, érotisés, chosifiés, «Sexe, race et colonies», (…) vient jeter une lumière crue sur un pan occulté de l’histoire des empires coloniaux, véritables «empires du vice» où la domination des corps va de pair avec la conquête des terres”.

https://mobile.lesinrocks.com/2018/10/08/actualite/les-auteurs-de-sexe-race-et-colonies-reviennent-sur-les-polemiques-111132351/ https://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20180928.OBS3132/sexe-race-et-colonies-un-viol-qui-a-dure-six-siecles.html

NKEN

 

FRANCOPHONIE, UN LEURRE ET UNE DISTRACTION DE LA FRANÇAFRIQUE

 

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao

La francophonie est dans un nouvel élan historique. Elle va vraisemblablement larguer Madame Jean,  la canadienne,  au profit de la Rwandaise, l’anglophone. Curieuse organisation mais somme toute cohérente. Le Quatar y était admis sous Diouf. Sans compter le Ghana, le Mexique. Le Sénégal sous Macky fidèle à son père socialiste mercenaire fait le lobbying pour faire admettre cet abominable régime des Saoud qui tue des milliers d’enfants au Yemen. La France observe un silence gêné même si elle est derrière cette supercherie.

Certains intellectuels africains ne s’y sont pas trompés à l’image de Mabanckou et Kako. Alain Mabanckou avait refusé de participer au projet francophone d’Emmanuel Macron. Le président Emmanuel Macron avait proposé à Alain Mabanckou de collaborer avec Leïla Slimani pour «contribuer aux travaux de réflexion autour de la langue française et de la francophonie». L’auteur de Petit Piment lui répondait acerbe, dans une lettre ouverte publiée sur BibliObs. http://www.lefigaro.fr/langue-francaise/actu-des-mots/2018/01/16/37002-20180116ARTFIG00149-alain-mabanckou-refuse-de-participer-au-projet-francophone-d-emmanuel-macron.php

Kako depuis fort longtemps aussi tire sur cette francophonie. Il pose le débat sur les contradictions historiques de la francophonie et offre des pistes de recentrage de son action. https://www.jeuneafrique.com/641724/politique/tribune-a-quand-la-francophonie-des-peuples/. https://www.financialafrik.com/2018/09/21/pour-une-francophonie-de-laction/amp/. On se rappelle du même Kako qui tirait aussi sur le  CFA.

Ce même Kako Nubukpo le Directeur de la Francophonie Économique et Numérique avait été viré pour avoir osé tirer sur Macron. Ancien ministre de la prospective du Togo, le gars est un anti-CFA qui a toujours gardé sa liberté de ton. Il avait sorti en octoblhttp://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/11/29/franc-cfa-m-macron-il-ne-faut-pas-dormir-sur-la-natte-des-autres_5221951_3212.html.    un ouvrage intitulé : Sortir l’Afrique de la servitude monétaire : A qui profite le franc CFA ? Il avait déjà  tiré violemment sur Macky puis Alassane Ouattara. Les gens avaient grincé les dents mais cette fois c’était Macron. Face à cette témérité, il a été dénesfestré avec violence. Le mot n’est pas fort. On lui avait demandé de remballer bagages en 48 heures. L’économiste avait décidé de poursuivre son combat jusqu’à ce que quelqu’un l’arrête clairement. http://www.liberation.fr/debats/2017/12/05/quand-macron-occulte-la-question-du-franc-cfa_1614619. http://www.jeuneafrique.com/500602/politique/francophonie-comment-kako-nubukpo-sest-retrouve-sur-la-sellette-a-loif/. http://news.icilome.com/?idnews=841798&t=oif–kako-nubukpo-ejecte. https://www.financialafrik.com/2017/12/08/kako-nubukpo-brutalement-limoge-de-loif/

Cela nous montre les contradictions autour de la francophonie actuellement. Il y a beaucoup de confusions autour du rôle de la France. Elle donne 35% du budget. Et c’est le pays qui défend le moins la langue française. Même au sein de l’UE elle ne fait rien. Une étude a montré qu’en 1998, 37% des documents de la commission européenne étaient en français. Il n’était que de 3,6 % en 2015. Pourtant l’UE compte 114 millions de francophones et 16 millions d’apprenants en français et 17 de ses états sont membres de l’OIF. La France ne fait rien pour que le français soit une langue de travail ni a l’UE ni aux Nations-Unies.  Aujourd’hui tous les pays francophones d’Afrique sont obligés de rédiger et de soumettre leurs projets au fonds vert climat en anglais. Ce qui les paralyse totalement pour l’accès aux financements par rapport aux pays anglophones.

Ce que les gens ne savent pas, c’est qu’en réalité la francophonie sert de leurre. C’est une distraction par rapport à la vraie Françafrique. Je suis étonné que des intellectuels de haut vol ne puissent pas comprendre cela. La France a ses propres stratégies en Afrique et ses instruments de “coopération” à travers ses réseaux dormants, l’AFD, ses entreprises, etc. Ils maintiennent une présence symbolique dans la francophonie sans d’ailleurs y mettre beaucoup de ressources : Autour de 35%. D’ailleurs la défense de la langue française n’est même plus le combat de la France. Ce sont les pays et provinces à enjeux linguistiques comme le Québec, la Wallonie, etc. qui se battent pour cela. Je suis désolé. On leur offre un punching-ball pour se défouler et être endormis. C’est l’écrivaine  Leïla Slimani qui représente Macron pour la Francophonie. C’est une stratégie de communication. La France a pendant longtemps contrôlé la cellule gouvernance et droits de l’homme de la Francophonie. Pour symboliquement les communiqués de presse pour les atteintes aux “droits de l’homme” et les observations des élections. Maintenant c’est un canadien qui est à ce poste. Leila est certes une bonne écrivaine (prix Goncourt 2016) et a des origines maghrébines mais son rôle est totalement bénévole. Alors que chez nous on a un Penda Mbow. Elle a rang de ministre !

Pourtant, nos “experts” sont censés comprendre ces ressorts. Ils prennent des vessies pour des lanternes. Même sur l’esclavage en Lybie. On est tombé dans le panneau. En offrant la meilleure communication possible à l’Union européenne. Une fuite savamment organisée et l’émotion prend le dessus. On marche, on tweet, etc. Pour dissuader les migrants et les ramener à la case départ,  ce que tous les programmes de surveillance des frontières payés par l’UE n’ont pu faire. Deux, on nous fait “découvrir ” un secret de polichinelle, la déliquescence de la Lybie et les trafics de personnes et d’armes légères. Trois on en profite pour “phagocyter ” l’épineuse question de la jeunesse africaine qui symbolise à elle seule la faillite de nos régimes et on le “simplifie ” en une question migratoire. Pour éviter de faire face à ceux qui “restent” et pour qui on a aucune solution depuis 1960. On occulte l’ingéniosité des jeunes africains qui sont entrepreneurs, créateurs, diplômés et qui sont en exil dans leurs pays. Et on orchestre la venue de Macron qui vient parler aux jeunes africains. Le père de famille défaillant qui appelle un étranger à venir raisonner ses enfants. Et pour couronner le tout on convoque un 5e sommet Union africaine-UE pour parler de l’investissement ” dans la jeunesse africaine. Alors que aucun de ces pays n’est capable de brandir une stratégie jeunesse cohérente, centrée sur les priorités des jeunes et démontrer que des ressources nationales sont consacrées à cela. En dehors du clientélisme politique. La preuve il faut regarder le profil de nos ministres de la jeunesse.

Je ne sais si les gens se rendent compte du symbolisme de ces africains qui l’année  dernière “marchent” contre l’esclavage dans toutes les villes africaines et européennes. Ou étions nous quand la Lybie se faisait dépecer ? Nous sommes des lâches. Et puis on nous vend une sorte de césure entre une Afrique du nord (esclavagiste) et une africaine noire subsaharienne – peut être francophone aussi – qui est la victime. Le Cameroun qui est un des pays à commencer à rapatrier ses migrants est symbolique. Un ancien protectorat allemand, puis divisé encore entre les reliques de la colonie française et celle britannique . Bilingue (sous tension permanente ) et modèle de mal gouvernance. Qu’ a t-on fait depuis 1960 pour gérer et intégrer ce que j’appelle “les nord problématiques”. En Mauritanie, au Mali, au Niger, etc. l’Azawad, le conflit touareg, le problème au nord du Nigeria, etc. datent d’avant al Qaïda. Ces dernières années il y’a eu une sorte de “marchandisation” des migrations. Aidez nous sinon ils vont vous envahir et on ne pourra les retenir. Et on exhibe nos pauvres pour se faire aider. Comme le font nos mendiants sur les grandes artères et feux rouges de nos villes. Programmes de lutte contre la pauvreté. Ou maintenant les raccourcis de l’émergence avec des cibles minimalistes, de préférence très “visibles” et basées sur l’endettement et le bradage des ressources. Soyons clair. On ne dit pas qu’ il faut rester silencieux devant l’esclavage. Ou que la Francophonie est innocente (ce n’est pas vrai). Mais nous devrions faire plus d’efforts pour ne pas confondre l’accessoire de l’essentiel pour passer aux côtés des vrais enjeux manipulateurs d’un monde et d’un système de propagande et de manipulation internationales qui nous ont souvent fait perdre du temps. Ou juste faire perdre du SENS, ce qui est la défaite fondamentale d’un intellectuel.

NKEN

POINT DE VUE : DE L’OR POUR UN DÉVELOPPEMENT INCLUSIF

Dr Arona Soumaré

Géographe – Environnementaliste

Arona Soumaré est titulaire d’un doctorat de Géographie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal), d’un Master of Science en Etude d’impact Environnemental de l’Université du Pays de Galles (Royaume-Uni), d’une Maîtrise en Relations internationales (Fletcher School of Law and Diplomacy de l’Université Tufts, Etats-Unis).  Dr Soumaré enregistre à son actif plus de 20 ans d’expérience en matière notamment de gestion des ressources naturelles.

MALEDICTION. Il y a un peu partout dans le monde, une sorte de malédiction des ressources minières. De nombreux pays en développement souffrent, plus qu’ils ne bénéficient de leurs richesses en ressources naturelles.

L’exploitation aurifère a une histoire souvent pavée d’opulence sectaire côtoyant une pauvreté extrême, une histoire de prébende, de contrebande et de conflits. Un long récit de pollutions et de maladies graves, aussi…

Cependant, l’or est devenu tellement vital dans le monde entier avec notamment une industrie de plusieurs milliards de dollars, avec d’énormes avantages potentiels pour les pauvres dans les pays en développement, où quelques veines d’or sont trouvées.

En effet, lorsque les ressources minérales importantes sont découvertes et exploitées cela peut présenter des grands avantages économiques, mais cela peut également exacerber les disparités économiques et sociales aux niveaux local et national.

Par ailleurs, le territoire des entreprises minières apparaissent comme des « îlots» lumineux sur le socle birimien du Sénégal oriental qui est un océan de terroirs villageois déstructurés et qui manquent de tout

ENJEUX MULTIFORMES. En outre, à moins que le développement ne soit géré avec beaucoup de soins, des impacts négatifs souvent irréversibles émergent du point de vue environnemental, y compris pour le développement agro-sylvo-pastoral et la santé des populations locales. Autour du gisement aurifère de Sabodala se profile plusieurs enjeux :

Un enjeu écologique aussi : A beau dire, l’extraction de l’or est une pratique dangereuse et peu respectueuse de l’environnement pour plusieurs raisons. L’exploitation minière est destructrice pour l’environnement naturel autour des mines, l’élimination des déchets de roche crée des problèmes, défigure les paysages et utilise des produits chimiques mortels comme la cyanure.

Un enjeu de développement : les interventions ponctuelles des sociétés minières (construction de salles de classes, de forages, etc.) restent encore complètement déconnectées des  priorités locales et  des plans de mise en valeur et de conservation des ressources naturelles et du territoire au profit des populations. Saupoudrage ou blanchiment écologique?

TERROIRS DESTRUCTURÉS. Par ailleurs, le territoire des entreprises minières apparaissent comme des «îlots» lumineux sur le socle birimien du Sénégal oriental qui est un océan de terroirs villageois déstructurés et qui manquent de tout. Comment alors veiller à ce que la manne aurifère puisse être un levier d’une croissance durable et inclusive” ?

Dans ce contexte, il importe de s’assurer que les décideurs et les communautés locales prennent la pleine mesure des impacts potentiels liés à cette industrie et que des mesures idoines soient prises et appliquées pour éviter, le cas échéant, atténuer les impacts négatifs.

Les études d’impact environnemental sont vite brandies à la fois par les exploitants miniers et les décideurs, comme gage de responsabilité environnementale et sociétale et de profond attachement au respect de la loi ?

Dans le fond, ces documents souvent très ésotériques (a souhait ?) posent un problème d’appropriation à une population majoritairement analphabète qui n’a pas été associée dans les phases préliminaires de cadrage, en vue de s’assurer que leurs préoccupations/appréhensions sont dûment prises en compte.

ALIBI ENVIRONNEMENTAL. Etudes d’impact alibi ou à posteriori ? Tout compte fait, elles arrivent souvent tard ou trop tôt, parce que les décisions politiciennes ont déjà été prises mais… il faut bien les légitimer. Par exemple, la signature de la convention minière qui devait théoriquement venir après la validation des études d’impacts qui auraient permis de cerner d’abord les enjeux environnementaux et socio-économiques, s’est faite bien avant. Pourtant, ces études aussi constituent une partie intégrante dans la procédure d’obtention du permis d’exploitation. On peut dans ce contexte s’interroger sur les bases qui auraient permis d’éclairer la prise de décision d’autoriser ou non une concession minière ou de déterminer les contours pour l’alimentation du fameux fonds fiduciaire (articles 82, 84 du Code minier) destiné à réhabiliter le site à la fin du cycle minier. C’est bien un jeu d’équilibriste que de mettre un prix sur ce qui n’a pas (encore) de prix…. ?

Dans le fond, ces documents très ésotériques (a souhait ?) posent un problème d’appropriation à une population majoritairement analphabète qui n’a pas été associée dans les phases préliminaires de cadrage, en vue de s’assurer que leurs préoccupations/appréhensions sont dûment prises en compte.

Bien souvent le développement minier en question n’est ni une politique, un plan ni un programme, mais plutôt une collection de projets, chacun étant réalisé par des entreprises individuelles qui ne sont pas liés les uns aux autres, et dans de nombreux cas, entrepris dans l’isolement l’un de l’autre.

Compte tenu de la ruée vers l’or au Sénégal Oriental et des enjeux associés à cela, nous pensons que la planification pour le développement minier peut être améliorée d’une manière importante par l’entreprise de l’évaluation environnementale stratégique (EES)

ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE  STRATÉGIQUE. L’approche traditionnelle de la planification du développement du secteur minier suit une séquence commençant par l’exploration et un sondage plus systématique des gisements potentiels, suivie par la phase d’extraction et, finalement, la clôture et, le cas échéant, de remise en l’état. Chacune de ces étapes est normalement accompagnée d’une évaluation environnementale et sociale détaillée basée sur les études d’impacts environnementales de projets individuels. Bien que l’évaluation de chacun des composants soit utile dans l’identification des effets localisés, elle ne présente ni une vue plus exhaustive de ce qui est susceptible d’arriver à l’économie locale et nationale de manière globale, encore moins d’une analyse fine des secteurs /acteurs de la société qui gagnent ou perdent par le fait des options de développement choisies et de la manière dont l’écosystème sera affecté à long terme.

Compte tenu de la ruée vers l’or au Sénégal Oriental et des enjeux associés à cela, nous pensons que la planification pour le développement minier peut être améliorée d’une manière importante par l’entreprise de l’évaluation environnementale stratégique (EES) sur l’ensemble du cycle de  développement, de la découverte, le développement à l’éventuel déclassement lorsque les réserves sont épuisées. Cela permettra à différentes options politiques et programmatiques d’être examinées afin qu’une stratégie, la plus bénéfique d’un point de vue économique, social, et environnemental puisse être adoptée pour assurer le maximum de croissance durable pour l’économie nationale et locale, le renforcement de la cohésion sociale dans les zones aurifères et la réalisation du plus haut niveau de protection de l’environnement possible et réaliste (un résultat gagnant-gagnant gagnant).

Dr Arona Soumaré

ETHNO-PHOTOGRAPHIE DE LA COMPLEXITÉ

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao, Anthropologue

Matar Ndour, Ethno-Photographe

Un fait est observable dans l’analyse comparative des peuples africains de façon générale. Ils présentent beaucoup de similitudes. Mais aussi de spécificités entre eux. En parcourant le Sénégal, la Gambie et la Guinée-Bissau, nos données ethnographiques et photographiques confirment ce fait anthropologique. Dans une série d’articles, nous reviendrons sur ces continuités et discontinuités culturelles qui ont traversé les rites, rituels de certains d’entre eux. 

Nos données permettent des comparaisons satisfaisantes. Elles cherchent à produire du sens. Elles ne sont dans le sillage d’une anthropologie manichéenne de l’évolutionnisme darwiniste et ses dérivés. Elles ne sont dans l’essentialisme désincarné et caricatural de nos peuples en perpétuel mouvement. Ni dans la carte postale. Ni dans des formes simplifiées du diffusionnisme anthropologique. Encore moins dans les catégories du fonctionnalisme et du structuralisme réducteur.

Notre travail qui entre dans une seconde phase conceptuelle plus systématique visera à éviter les écueils d’une socio anthropologie de l’exotisme et de la carte postale. Nous verrons que signifie comparer dans le contexte d’une anthropologie de la suspicion et de l’irrévérence. Comment par la photographie, le stylisme, l’anthropologie, nous pouvons rendre compte des diversités et des spécificités. De l’unité culturelle africaine chère à Cheikh Anta. Mais aussi comment il faut dépasser cet «unicisme anthropologique» tout aussi réducteur. 

Notre projet épistémologique cherchera à valoriser dans une cohérence d’ensemble les deux versants de l’unité et de la diversité. Ils nous semblent refléter mieux la complexité des faits sociaux. Ils sont producteurs de sens. Ils évitent les mimétismes doctrinaires qui ont tant discrédité la belle ouverture d’une discipline comme la socio-anthropologie.

Combinée à la photographie, au stylisme, la socio-anthropologie dans notre perspective reste une discipline d’avenir. A charge pour nous de lui donner du SENS et de la SIGNIFICATION. Nous voulons à travers cette nouvelle perspective de notre cheminement, apporter notre contribution. Voilà le cadre épistémologique. Voici les nouveaux challenges qui dépassent la simple description des cultures étudiées. Nous voulons désormais promouvoir l’ethno-photographie de la COMPLEXITÉ comme approche mais aussi comme outil d’analyse de nos peuples.

Le prochain article traitera des rapports entre les bijagos de la Guinée-Bissau et les ajamaat.

© Projet ethno photographique. Signes et symboles. Entre imaginaires et réalités. Matar Ndour et NKEN. Octobre 2018

BRUNO, LE SILENCE N’EST PAS QUE D’OR. IL EST AUSSI CULPABILISANT

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao
Les obsèques de Bruno sont passées hier. L’homme mérite tous les hommages d’une république qu’il a servie dans la discrétion. Au-delà, des émotions et des postures, on peut s’interroger aussi sur le sens de cette mobilisation nationale qui, par moment, ressemblait plutôt à une sorte de théâtralisation obscène. Bruno c’est finalement l’iceberg dans un océan de “bavards maitres chanteurs”. Sa “normalité” est si “singuliere” dans le contexte d’un Eat à terre depuis plusieurs décennies.
Hier plus je regardais les “témoins” defiler plus j’avais la nausée. Comme s’ils venaient en intrus, souiller sa mémoire. Voire Moustapha Niasse dire “je ne lui connaissais pas de colère”. C’est juste terrible. Lui qui a traversé le siècle avec des coups de poings et ses sorties acides. Voir les témoins Aminata Tall ou Ndèné Ndiaye parler de sens de la république donne froid au dos. Bruno était dans son role. Et eux alors??? Il faisait son job. Ce qu’il faisait s’appelle le professionnalisme. Rien de plus. Ce qui est terrible, c’est que nous sommes dans un pays ou le déballage, la divulgation des secrets professionnels et la délation sont érigés en règle. Voilà qui fait que son attitude détonne. Mais le silence n’est pas que d’or. Il aussi culpabilisant. Qu’il repose en paix et nous inspire.
 
NKEN
 
 
 

LA GRANDE FÊTE DU ROI D’OUSSOUYE : HÙMABËL OU FÊTE DU NOUVEL AN AJAMAAT 

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao, Anthropologue 

Matar Ndour, Ethno-Photographe 

Le décret royal d’Oussouye vient de tomber. Le hùmabel se déroulera du 28 au 30 septembre 2018. Plusieurs festivités pour magnifier le roi et exhiber des pans culturels importants de la culture ajamaat dans ce royaume de Sibiloumbay Diédhiou,  17ième “Maan”, roi d’une longue lignée. Sibiloumbay intronisé depuis 2000 après la disparition de  Sibakuyaan Diabone à ne pas confondre avec feu le roi Sibakuyaan Sambou de  Djicomole de Mlomp. Le calendrier musulman a fêté son nouvel an 1440. Il reste 3 mois pour que le monde fête sa fin d’année et entrer de plein pied en 2019. Car,  c’est connu les peuples n’ont pas les mêmes systèmes calendaires. De même ils n’ont pas les mêmes systèmes de calculs,  de cosmogonie…

En effet, le 28 septembre prochain, le royaume d’Oussouye célèbre son nouvel an soit souvent 3 mois avant le système calendaire judéo-chrétien qui nous gouverne. Et oui,  nous serons le 1er janvier 2019 chez les ajamaat du Kassa qui correspond aussi aux grandes festivités royales de Oussouye connues sous le nom de Hùmabël.

Nous reviendrons sur ce système calendaire ajamaat et l’importance  du système royal dans sa systématisation. Un système calendaire qui comprend 6 jours contre 7 pour le calendrier judéo-chrétien. Voilà qui confirme bien l’adage  : il faut du tout pour faire un monde. Le monde lui même est une infinie complexité de tout. Bonne et heureuse année 2019 au royaume d’Oussouye.

Copyright. Projet-ethno photographique, septembre 2018. Signes et symboles. Entre imaginaires et réalités. Matar Ndour & NKEN

 

LES LIEUX DE CULTE DU BLOUF : ENTRE VIOLENCES ET INCONGRUITÉS

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao, Anthropologue 

Matar Ndour, Ethno-photographe

En parcourant le Blouf, on est fasciné par ses mosquées et ses églises. Mais aussi par ses autels. Un syncrétisme symptomatique de la configuration socio-religieuse du Sénégal. Pourtant, au-delà des apparentes cohabitations fraternelles entre religion,  se cache une histoire douloureuse faite de prosélytisme violent. À l’image d’une Casamance résistante et jalouse de ses bois sacrés et autels jusqu’à ce que le christianisme et l’islam ne viennent perturber ou redessiner une nouvelle carte des lieux de culte. 

Thionk Essyl dans le blouf à quelques encablures de Tendouck et de Mangagoulack donne une illustration historique de ces chocs de positionnement religieux. On sait qu’une grande partie du Fogny et du Blouf a été convertie à l’islam par le marabout diakhanké Fodé Kaba Doumbouya et le socé Kombo Sylla. À partir de Karabane le prosélytisme chrétien a pénétré les intérieurs du pays ajamaat  (au sens large) avant de se consolider définitivement.

On rappelle dans ce choc des religions, l’histoire de la grande mosquée de Thionck Essyl. En effet,  elle est construite sur un site qui s’appelait Bandjankoussor. C’était un bois sacré très touffu où le roi réunissait sa cour et les sages pour implorer Dieu de faire descendre la pluie. Le Roi, c’est le ” Ëyii” en Joola. Selon certaines versions receuillies auprès des anciens,  ceux qui participaient à cette procession rentraient chez eux sous une forte pluie. À l’image des cérémonies organisées par les reines Kuyito dans le Tendouck ou Aline Sitoé Diatta dans le Cabrousse ou Alonso Bassene dans le Moffi Eve ou Sibet de Siganaar dans le Kassa. ..

Après la conversion de la génération “efossé”, puisque c’est à partir de cette génération que la conversion à l’islamisme ou au christianisme fut effective et généralisée, qu’une mosquée est érigée à l’endroit où se tenaient les cérémonies animistes, c’est à dire à l’emplacement du bois sacré Bandjankoussor qui se trouve juste face de la gare routière de Thionck. Du sang a beaucoup coulé pendant la construction de la mosquée. Il y a eu une forte résistance des conservateurs principalement issus du quartier de Batine pour démolir à plusieurs reprises la construction en cours. Une très grave crise qui a plongé Thionck dans un chaos tragique. C’est certainement un cas qui contredit l’idée selon laquelle, en basse casamance, on ne touche jamais aux bois sacrés. Quelque soit le caractère anecdotique de la destruction de ce lieu mythique des animistes, on voit bien la violence des chocs sur fond de prosélytisme. 

Le blouf,  c’est aussi des sanctuaires chrétiens à l’image de celui de Mangagoulack. Ce sanctuaire construit par les missionnaires est aussi selon plusieurs témoignages recueillis sur place, le culte protecteur du village. Mais aussi naturellement un lieu de prières. Sa structuration rend tout visiteur assez perplexe. En effet,  si la croix est bien mise en évidence ce qui est le symbole déterminant du christianisme, les 3 objets positionnés sur la tête et les bras sont plutôt des signes maçonniques. On aurait même pu penser que ce sont des signes de la croix de David. Mais après observation minutieuse,  il s’agit en effet de symboles maçonniques. La question est de savoir comment on a pu associer sur une croix chrétienne des identifiants maçonniques?  Ces missionnaires étaient ils des chrétiens maçons ?  Comment les fidèles et “pèlerins” interprètent ils ce syncrétisme christiano-maçonnique?  Des questions sur lesquelles nous reviendrons.

Copyright : Projet ethno-photographique. Signes et symboles. Entre imaginaires et réalités. Matar Ndour et NKEN. Septembre 2018. 

DESTIN NATIONAL ET CACAPHONIE NAUSEABONDE

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao
Notre pays est au carrefour de plusieurs enjeux géo-politiques. Il est toujours sous domination française. La mainmise de la France sur de larges secteurs stratégiques économiques date. Elle est aussi symptomatique de l’histoire toute singulière que nous entretenons avec cette ancienne puissance colonisatrice. Cependant, ce serait réducteur de réduire les mainmises sous le strict rapport de la France qui perd d’ailleurs du terrain de plus en plus. La Chine est là. Les USA aussi. Sans compter les petits poucets tout aussi efficaces tels que les marocains, les turcs. Pendant des décennies nos élites ont été formées aux écoles françaises. Maintenant elles le sont de plus en plus dans les écoles turques, marocaines, américaines. Quelque soit la nature de leur présence, ces pays sont aujourd’hui au coeur de nos dispositifs sécuritaires, économiques, éducatifs…
Ces “forces ” externes se donneront les moyens de maintenir le statut quo. Pour naturellement défendre leurs intérêts mais surtout parce que le Sénégal aura une contagion terrifiante pour d’autres pays de l’Afrique de l’ouest en cas de basculement. La seule solution c’est d’avoir au moins un front nationaliste qui se dresse pour inverser le cours des choses. Ce qui repose l’épineuse question des alliances nationalistes. Avant de discuter des “actions” parlons du projet politique. Si le projet c’est de mettre fin au pillage de nos ressources et de reprendre le guidon de notre destin alors il ne faut pas être naïf. Ce sera un combat à mort. Mais pas impossible. Car il faudra se battre et avec les valets et avec les maitres
Il y a cette tension entre des gens comme Sonko qui tentent d’élever le débat (sans tout le realpolitik necessaire) et cette cacophonie nauséabonde focalisée sur les “mercenaires” (souteneurs de tous bords) et tous les petits messies qui pensent détenir la clé. Pendant ce temps le peuple “attend”. C’est ubuesque mais c’est la situation objective aujourd’hui. Elle ne changera pas dans les 6 mois à venir. La question c’est comment en tenir compte. Personnellement, je ne crois pas à la possibilité d’une échappée solitaire. Il faut travailler en bloc ou chasser en meute en ayant le courage de séparer la bonne graine de l’ivraie si nous voulons reprendre notre destin en main. Ce ne sera pas facile. Et cela me fait peur.
Je suis outré par l’outrecuidance d’un Aliou Sow ou d’un Fada. Mais ces chiens de garde et tous les autres jouent un rôle précis. Celui de pollueurs. C’est le concert de casserole du pouvoir. Détourner l’attention vers le caniveau. De l’autre côté Sonko devient presque “intouchable”. Alors qu’il faut le “critiquer”, le pousser à s’ajuster, à s’allier. Sinon il servira juste de lièvre dans la course. J’espère qu’il le comprend.
NKEN