PROGRAMME POLITIQUE PPP : POPULATION -PLANETE – PROSPERITE. ESQUISSE PEDAGOGIQUE D’UN CADRE DE REFERENCE ET D’ELABORATIONS D’INDICATEURS

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao
PREMIERE PARTIE : PRINCIPES GENERAUX SUR LES 3 PILIERS DE L’APPROCHE PROGRAMMATIQUE
Le concept de PPP (Population, Planète, Prospérité). 3 piliers peuvent structurer ce programme.
1. D’abord la disponibilité, l’accessibilité (géographique et financière) et la qualité. Dans les domaines essentiels qui touchent à la dignité des gens et leur développement. Eau, aliments, logements,, sante, assainissement, éducation, emploi, energie, mobilité, information, culture et patrimoine, intégrité et sécurité des personnes et biens, justice libre et équitable, institutions fortes, paix et stabilité…Pour chacun on peut aller plus loin et sortir des indicateurs et des états de reference, une cible et des modalités opérationnelles pour y arriver.
2.  Le second pilier est la creation de valeurs économiques pour les personnes et les entreprises nationales. Satisfaire les besoins dans la limite de nos ressources, fonder une economie inclusive, saine et durable. Je ne dis pas “lutter contre la pauvreté”. Je dis créer de la valeur. Dans tous les secteurs, élargir l’assiette. Là aussi idem. Un cadre de reference transparent pour évaluer, corriger, rendre compte.
3. Le dernier pilier qui est la base de tout, est le capital naturel. La qualité de l’environnement et son utilisation efficiente. Eau, air, sol, biodiversité et écosystèmes, efficacité dans la gestion des ressources naturelles, la gestion urbaine, celle des déchets, etc. On peut entrer dans les details de chaque point. L’idée est de structurer les choses de manière plus holistique. Avec un cadre de référence et des indicateurs.
Prenons la notion de institutions fortes. On doit tous être d’accord que c’est la capacité de la population à bénéficier d’institutions efficaces, responsables et inclusives, favorables à la mise en place d’un ’état de droit et à la stabilité politique et économique en général. C’est une protection réelle contre la corruption, la subordination et le népotisme dans toutes leurs formes, les flux financiers et d’armes illicites, toutes les formes de criminalité organisée et l’ingérence dans l’état dans la justice et récupération et restitution des avoirs volés. Il y a des indicateurs connus pour un Etat de droit. Mettons les en contexte et appliquons les. Ils portent sur les forces de sécurité et de défense, le système judiciaire, pénitencier, les corps de controle, les transactions financières, etc.
Sur l’energie, à titre d’exemple. Accessibilité de la population à l’énergie moderne, y compris: l’accès des ménages à un niveau minimum d’électricité et à des systèmes de cuisson plus sûrs et plus durables; accès à l’énergie permettant une activité économique productive et à une énergie moderne pour les services publics, tels que les établissements de santé, les écoles et l’éclairage des rues. Qui ne serait pas d’accord sur cela ? Et on peut trouver des indicateurs d’accès, de coût, de retombées économiques.
Mais je pense que méthodologiquement un candidat aurait pu travailler avec des experts et sur la base d’une consultation pour sortir quelque chose de mieux articulé que les professions de foi. En attendant nous reviendrons dans une seconde partie sur les cadres de références et les indicateurs associés  des autres piliers et comment les opérationnaliser.
NKEN

LA POSTURE ET LA POSITION, ELITES PARTISANES ET JEUX DES OMBRES

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao

Le champ politique est en effervescence. Avec ses contradictions et ses conflits antagoniques. Se posent alors deux questions majeures. La posture et la position. Souvent les gens sont focalisés sur le leadership « positionnel ». S’il n’est pas au service de quelque chose de plus grand qui soit adossé à des competences, ce ne sera que de la vanité. On a ainsi enfanté des “monstres” dont l’existence se justifie par la “position” et vice versa. Les acteurs politiques se donnent des “coups de cornes” pour mieux se positionner dans l’abreuvoir. Mais ils n’ont pas de “dessein” à part “exister”, survivre, se faire réhabiliter par le prince du moment. Ils ne pensent qu’à l’instant fatidique ou leurs petits enfants, l’ange dans la tombe, ou leur conscience vont les interroger. Qu’as tu réalisé ? Une question terrible. Qu’as tu fais pour ton pays ? Qu’as tu fais tout simplement ?

Alors c’est là où le leadership joue. Va truquer les elections, car je suis le chef et je te le demande. Si tu ne truques pas ces elections tu iras en prison. Tu truques ces elections,, je te laisserais rempiler et tu auras 5 ans de plus pour te mettre à l’abri. Si tu n’organises pas bien ces elections, le peuple ne pourra pas s’exprimer légitimement et librement et cherchera un exutoire par la violence qui va retarder le pays. Je sais que tu n’as pas envie de bien organiser ces élections mais fais-le pour moi s’il te plaît. Je ne veux pas faire moins que Diouf et Wade.

Alors acquérir la position ou le pouvoir pourquoi en faire ? Le pouvoir légitime pour imposer et s’imposer ? Le pouvoir coercitif pour se servir de la force et des menaces pour arriver à ses fins ? Le pouvoir de la “carotte” qui détourne et donne toujours quelque chose en échange de l’obéissance, du silence et de la compromission ? Ou le pouvoir qui fait confiance à l’expertise ou la connaissance et qui urge à offrir des solutions ? Ou le pouvoir de référence qui a une haute idée de soi-même et qui veut laisser une empreinte positive.

Ce dernier pouvoir est celui de l’honneur qui a déserté notre société. Pourtant tous les référents culturels et historiques nous renvoient à cela . De nos résistants et nos chefs religieux, en passant pas les “combattants politiques” des années de braise. Mais c’était avant que le mot “politicien” ne soit inventé avant la mort de la honte. Of course nous savons qu’elle est l’essence de la decision politique. On sait tout qu’on n’est dans la configuration d’un acteur rationnel. Les états prennent des decisions “négociées” entre les différents acteurs en concurrence et ils se déterminent pas en fonction d’un seul problème mais d’une multitude de problèmes et d’enjeux locaux, nationaux internationaux et a court terme souvent. Mais le problème de fond c’est comment encadrer les “decisions” et mitiger les logiques “politiciennes”.

C’est là où il est important de “protéger ” les mécanismes d’aide à la décision et de créer une reddition des comptes. Pour que l’expertise puisse s’exprimer sur les questions majeures au-delà des positionnements politiques. Une élite compétente mais totalement partisane ne peut faire ce travail. Une administration “obligée” par le pouvoir légitime, coercitif ou de la “carotte” de maquiller les statistiques ou de déformer les rapports ne peut pas non plus faire ce boulot. Face aux jeux multiples des acteurs loin d’être neutres, il faut asseoir une gouvernance solide que personne ne peut tripatouiller. Sinon on va naviguer entre des expertises en “dormance”, des administrations de “contribution” et une quête obsessionnelle de leadership positionnel mais sans dessein national. Ce dernier explique la transhumance et le ballet des “vautours”. On ne peut pas demander à un charognard d’être l’aigle. Mais on peut réfléchir sur l’écosystème.

Comment tuer dans l’oeuf les cellules corruptogènes. Comment dissuader les gens de transformer l’assemblée en une arène nationale. Comment protéger le petit fonctionnaire contre les abus positionnels, contre le harcèlement politique. Beaucoup de gens qui nous demandent d’entrer en politique nous disent en filigrane de changer leurs sorts en les laissant “accéder” aux privilèges qui percolent. Et puis il y a le pouvoir des ego. On verra que dans quelques mois, Sonko va être combattu pas par Macky par une partie de l’opposition. Le ” new kid on the block” fera face aux “business as usual” qui n’ont pas envie de laisser la place de “dauphin” au petit venu avec son discours “simpliste” et “mains propres” qui va les envoyer la retraite.

Un retour sur l’essence de la decision…Petit, tu es inconsciemment incompétent. Tu ne lis pas encore les “jeux des ombres qui tirent les ficelles” sur la monnaie, sur le pétrole, sur les contrats. Tu ne comprends pas encore le “subtiles chantages” des conglomérats qui poussent à allonger la “carotte ” nuitamment. Nous sommes en plein dans une guerre de style…le temps que les électeurs impatients et le peuple souverain décident du personnage à qui on va confier les destinées d’un peuple désabusé par des politiciens professionnels qui bouffent la grande partie de  nos ressources nationales.

NKEN

LA POSTURE ET LA POSITION, ELITES PARTISANES ET LES JEUX DES OMBRES

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao

Le champ politique est en effervescence. Avec ses contradictions et ses conflits antagoniques. Se posent alors deux questions majeures. La posture et la position. Souvent les gens sont focalisés sur le leadership « positionnel ». S’il n’est pas au service de quelque chose de plus grand qui soit adossé à des competences, ce ne sera que de la vanité. On a ainsi enfanté des “monstres” dont l’existence se justifie par la “position” et vice versa. Les acteurs politiques se donnent des “coups de cornes” pour mieux se positionner dans l’abreuvoir. Mais ils n’ont pas de “dessein” à part “exister”, survivre, se faire réhabiliter par le prince du moment. Ils ne pensent qu’à l’instant fatidique ou leurs petits enfants, l’ange dans la tombe, ou leur conscience vont les interroger. Qu’as tu réalisé ? Une question terrible. Qu’as tu fais pour ton pays ? Qu’as tu fais tout simplement ?

Alors c’est là où le leadership joue. Va truquer les elections, car je suis le chef et je te le demande. Si tu ne truques pas ces elections tu iras en prison. Tu truques ces elections,, je te laisserais rempiler et tu auras 5 ans de plus pour te mettre à l’abri. Si tu n’organises pas bien ces elections, le peuple ne pourra pas s’exprimer légitimement et librement et cherchera un exutoire par la violence qui va retarder le pays. Je sais que tu n’as pas envie de bien organiser ces élections mais fais-le pour moi s’il te plaît. Je ne veux pas faire moins que Diouf et Wade.

Alors acquérir la position ou le pouvoir pourquoi en faire ? Le pouvoir légitime pour imposer et s’imposer ? Le pouvoir coercitif pour se servir de la force et des menaces pour arriver à ses fins ? Le pouvoir de la “carotte” qui détourne et donne toujours quelque chose en échange de l’obéissance, du silence et de la compromission ? Ou le pouvoir qui fait confiance à l’expertise ou la connaissance et qui urge à offrir des solutions ? Ou le pouvoir de référence qui a une haute idée de soi-même et qui veut laisser une empreinte positive.
Ce dernier pouvoir est celui de l’honneur qui a déserté notre société. Pourtant tous les référents culturels et historiques nous renvoient à cela . De nos résistants et nos chefs religieux, en passant pas les “combattants politiques” des années de braise. Mais c’était avant que le mot “politicien” ne soit inventé avant la mort de la honte. Of course nous savons qu’elle est l’essence de la decision politique. On sait tout qu’on n’est dans la configuration d’un acteur rationnel. Les états prennent des decisions “négociées” entre les différents acteurs en concurrence et ils se déterminent pas en fonction d’un seul problème mais d’une multitude de problèmes et d’enjeux locaux, nationaux internationaux et a court terme souvent. Mais le problème de fond c’est comment encadrer les “decisions” et mitiger les logiques “politiciennes”.
C‘est là où il est important de “protéger ” les mécanismes d’aide à la décision et de créer une reddition des comptes. Pour que l’expertise puisse s’exprimer sur les questions majeures au-delà des positionnements politiques. Une élite compétente mais totalement partisane ne peut faire ce travail. Une administration “obligée” par le pouvoir légitime, coercitif ou de la “carotte” de maquiller les statistiques ou de déformer les rapports ne peut pas non plus faire ce boulot. Face aux jeux multiples des acteurs loin d’être neutres, il faut asseoir une gouvernance solide que personne ne peut tripatouiller. Sinon on va naviguer entre des expertises en “dormance”, des administrations de “contribution” et une quête obsessionnelle de leadership positionnel mais sans dessein national. Ce dernier explique la transhumance et le ballet des “vautours”. On ne peut pas demander à un charognard d’être l’aigle. Mais on peut réfléchir sur l’écosystème.
Comment tuer dans l’oeuf les cellules corruptogènes. Comment dissuader les gens de transformer l’assemblée en une arène nationale. Comment protéger le petit fonctionnaire contre les abus positionnels, contre le harcèlement politique. Beaucoup de gens qui nous demandent d’entrer en politique nous disent en filigrane de changer leurs sorts en les laissant “accéder” aux privilèges qui percolent. Et puis il y a le pouvoir des ego. On verra que dans quelques mois, Sonko va être combattu pas par Macky par une partie de l’opposition. Le ” new kid on the block” fera face aux “business as usual” qui n’ont pas envie de laisser la place de “dauphin” au petit venu avec son discours “simpliste” et “mains propres” qui va les envoyer la retraite.
 
Un retour sur l’essence de la decision…Petit, tu es inconsciemment incompétent. Tu ne lis pas encore les “jeux des ombres qui tirent les ficelles” sur la monnaie, sur le pétrole, sur les contrats. Tu ne comprends pas encore le “subtiles chantages” des conglomérats qui poussent à allonger la “carotte ” nuitamment. Nous sommes en plein dans une guerre de style…le temps que les électeurs impatients et le peuple souverain décident du personnage à qui on va confier les destinées d’un peuple désabusé par des politiciens professionnels qui bouffent la grande partie de  nos ressources nationales.
NKEN
 
 
 
 

LA RÉPUBLIQUE, LES CARICATURISTES ET LES PÂLES DESSINATEURS

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao
www.ndukur.com

Janvier 2016 tirait sa révérence quand avant de mourir de sa belle mort, il nous léguait l’histoire douloureuse des sacs de Seck Waly. Le jeune Waly sortait avec un sac et notre vieille république tremblait dans un brouhaha de honte et d’invectives. Les branchés et fans du jeune artiste seront pourchassés et agressés comme de vulgaires homosexuels pour une société pourtant naguère tolérante voire complice de ces désorientations sexuelles hors normes admises. Il est vrai toutes proportions gardées. Fin 2018, Waly, toujours artiste perspicace redonne des sueurs froides à cette république des apparats et des apparences surveillée par des moralisateurs désincarnés et incapables de respecter la liberté d’expression des artistes. Il nous est revenu avec ses dentelles. Certains qui sont en check down en nous offrant l’image de slips troués reviennent lui faire la leçon. D’autres voient chez eux des filles sous leur responsabilité sortir les fesses et seins en l’air dans les rues érotisées de Dakar…Sans crier haro ! Nous sommes ainsi en pleine apothéose du désespoir …certains Sénégalais font feu de tout bois et se nourrissent de ces buzz.

Fin janvier 2016, c’etait aussi le grand péché de la caricature du Cheikh du mouridisme par Jeune Afrique. La mobilisation s’amplifia crescendo pour dénoncer des lobbies homosexuels derrière cette énième attaque contre l’islam et ses Cheikhs. D’ailleurs, le rectificatif de JA était juste subtile car, à y regarder de près, la caricature remplaçante n’avait fait que conceptualiser une image proche d’un imam. Sans doute cette nouvelle caricature avait t-elle échappé à plusieurs observateurs, la caricature étant un métier d’une redoutable et renversante subtilité. Tous les imams du monde devraient d’ailleurs battre le macadam dans toutes les villes pour se plaindre de la caricature de substitution. N’empêche, le plus important aussi est de lire la façon dont les adeptes du Cheikh ont perçu dans leur intériorité cette caricature satanique.

Cette caricature donne l’occasion de parler de nous-mêmes et de notre rapport à nos saints. En vérité, la véritable caricature originelle, dans ce Sénégal, c’est d’avoir fait de nos grands marabouts soufis des “icônes” qui sont associées à tout et très peu à l’essentiel …Nous louons leurs louanges sous les tentes et dans les cabarets aux lumières tamisées. Nous jurons en mentant souvent en leur nom. Nous les associons à toutes sortes de déviationnisme et de folklore. Et presque jamais, personne ne pipe mot ou très timidement ! Même lorsque les familles confrériques mettent en garde contre ces déviances, les violations symboliques se poursuivent.

Voilà pourquoi ce jeune garçon, Waly Seck, à peine sorti de la puberté, et qui comme par magie fait un “leapfrog”, grand saut pour entrer dans le monde nouveau du show-biz, met dans un seul registre et son sac mimétique et son statut de “Baye Fall” et cette trouvaille vestimentaire qui hérisse les poils à fleur de peau des parangons autoproclamés de leur ordre moral contre la créativité artistique du jeune homme. La vraie “rectification” aurait été de demander que nos cheikhs ne soient plus mêlés à des formes d’associationnisme non religieux, véritables gangrènes sur leur dos. Cette « rectification » tardera à arriver tant le contrôle social a enfanté une société d’une très vieille démagogie. Il y a la vérité des “salons feutrés” et la vérité du consensus public avec ses profondeurs démagogiques particulièrement à la sénégalaise à plusieurs variables morales. Voilà le mal profond d’un pays qui manifeste contre des caricatures légitimement mais qui défie dans le mensonge et l’associationnisme quotidien ses cheikhs.

Au Sénégal, il y a des narratifs magico-religieux que personne n’ose questionner. Ils ont été distillés de la même manière : par le tapage et l’intimidation presque organisés tellement, ils sont réguliers. Notre pays continue d’entretenir le mythe du « doomu Soxna »Seigneur ! comme si nos braves mamans à nous qui prient avec leurs forces matinales au plus profond d’elles n’étaient pas aussi vertueuses, si dévouées, et totalement dignes de nous et pour nous … Au point que nous devons tous payer cette tare “congénitale ” par une “soumission ” à un ordre qui n’est pas celui du grand et unique maitre et juge incontestable de ses suiveurs. Pourquoi ce principe serait-il une exemption sénégalaise qui d’ailleurs ne saurait prétendre ni à la paternité berceau de l’islam ni à celle de la piété la plus sacrée de la umma ?

Cette sacrée « anomalie » aurait même traversé l’espace politique, avec en toile de fond, des logiques dépassées de castes enfouies dans les subconscients pour neutraliser des adversaires politiques. D’où le dilemme entre l’égalité et l’équité. Nous pouvons bien « manger » l’argent des «castés ». Mais nous rechignons à ce qu’ils nous dirigent au nom de nos factices positionnements sociaux d’une autre époque. Certaines castes l’ont bien compris d’ailleurs et utilisent leurs ressources pour « s’ennoblir ». Nous devrions un jour faire face à nous-mêmes et accepter de gérer ces contradictions qui ne grandissent pas notre nation.

Comment bâtir une république de “Nawlė” tout en reconnaissant nos différences héritées à notre insu ? Nous vivons au quotidien ces formes perverses de falsification historique et religieuse qui nous dispensent de nous regarder en face. Pourtant le discours de nos saints est sans équivoque sur l’urgence de retourner à Dieu et ses recommandations. Des minorités sociologiques efficaces dans la manipulation ont fini d’infiltrer tous nos espaces politiques et religieux pour dénaturer les véritables enseignements de nos respectés guides religieux qui sont au-dessus de tout soupçon matérialiste.

Nous pouvons continuer de feindre nos peurs et nos démagogies, la véritable caricature qui mérite une vraie mobilisation religieuse est de se battre contre tous ces pâles dessinateurs qui révisent et violent par caricatures et/ ou par mélodies endiablées au quotidien les enseignements exceptionnels de nos saints et guides religieux. Sous ce rapport, il nous faut exorciser toutes les caricatures et faire face à nos nous-mêmes sans honte et dans la dignité pour construire une République réconciliée avec des valeurs intrinsèques de foi et de principes émancipés.

NKEN

LE GROUPE ETHNIQUE DES PEPELS

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao, Anthropologue
Matar Ndour, Ethno—photographe
www.ndukur.com
www.ndourawaly.com
A l’instar des Balantes, des Mancagnes, des Manjaques…, les Pepels sont encore plus méconnus. Ce sont des populations qui vivent principalement en Guinée Bissau et au Sénégal, notamment à Ziguinchor (dans les quartiers de Santhiaba et Tiléne) et à Dakar (Grand Yoff). L’histoire renseigne que certains sont originaires de la région de Biombo en Guinée-Bissau.
Tout comme les Mancagnes, trois raisons principales expliquent leur mouvement vers le territoire qui deviendra le Sénégal. Ce sont d’abord les raisons sociales, puis les raisons économiques (du fait du déséquilibre économique qui existe entre les deux puissances colonisatrices après la signature de la convention franco-portugaise de mai 1886) et enfin les raisons politiques (guerre de libération des années 70s).
Regroupé sous la dénomination générique abusive de “langues minoritaires”, du fait de la faiblesse des locuteurs, le “pepel est une langue de l’ensemble Niger-Congo, de la branche ouest atlantique du groupe Bak” (Ndao, 2010). Nous pouvons distinguer 5 sous-groupes linguistiques : biombo, prabis, safim, bigimita et tor qui se comprennent entre eux. Cependant, force est de constater que le statut linguistique des Pepels est très complexe du fait qu’ils (Pepels du Sénégal) ont délaissé leurs langues au profit du créole, utilisé comme langue inter-groupe et le wolof comme langue véhiculaire.
Au plan des ordres, les Pepels ont un roi qui se nomme Kasima Ko. Ils sont souvent tisserands et portent des noms comme Ko, Ka, Té, Sah, Indi, Nanky. En Guinée Bissau, les personnalités tels que João Bernardo Vieira, ancien président de Guinée-Bissau et le général Veríssimo Correia Seabra, ancien chef d’état-major sont membres de cette communauté. Au Sénégal, nous pouvons citer Jules Francois Bocandé, ancien international de Football.
© Projet ethno photographique. Signes et symboles. Entre imaginaires et réalités. Matar Ndour et NKEN. Novembre 2018

ATTENTION, DANGER !

Le nouveau slogan de campagne du Gladiateur serait …. « Vaincre ou mourir ». Mais la démocratie peut-elle se réjouir d’une telle alternative guerrière porteuse de violence et de souffrances ? Ce cri de guerre n’apparait-il pas, plus comme un défi ou une menace, qu’une invitation au peuple à lui accorder sa confiance ? On peut se demander légitimement ce qui a amené cet « enfant du peuple » plus préparé à s’occuper des vaches et à labourer la terre, à qui la démocratie a permis d’atteindre les sommets de l’État, à épouser un esprit kamikaze pour garder les rênes du pouvoir. Cette posture suicidaire serait-elle motivée par un désir inassouvi de jouissance du pouvoir ou par la peur de devoir rendre des comptes après sept longues années de forfaits et de forfaitures ?

De tels propos, au moment où Ndoumbélaan se réjouit d’avoir résisté, grâce à sa maturité politique et citoyenne, aux démons de la violence qui hantent le sommeil de nos voisins, ne sont pas s’en rappeler un autre slogan qui a failli détruire un pays frère que nous chérissons : « On gagne, ou on gagne ».
Mais le Gladiateur est-il réellement prêt à mourir ou se prépare-t-il à semer la mort dans le royaume pour se maintenir au pouvoir ? Prions pour que les élections à venir soient autre chose qu’une épreuve de force où la kalache moins usuelle en démocratie prendrait la place des cartes d’électeurs. Il est en tout cas à craindre qu’il emporte des vies avant de partir, puisqu’il partira. Car il partira parce que le pouvoir éternel n’appartient qu’au Seigneur, et il n’est pas le Seigneur.

Ndoumbélaan a renié Le Gladiateur, condamné sa façon de gouverner, souffert de ses promesses non tenues, regretté la disqualification des mœurs politiques et même des valeurs morales tout court. Cette évidence, les citoyens l’ont exprimée en public et ruminée dans leur intimité. Et ce ne sont pas les théories moribondes d’un communiste flagorneur repu après soixante ans de disette, ou reconverti aux vertus du libéralisme qui vont convaincre Goorgorlu du contraire. On ne peut que s’étonner de l’acharnement de ce shériff sans étoile, peut être chasseur de prime, (mercenaire idéologique selon un journaliste de la place), à traquer sans répit « le despérado », des tropiques au Canada, en passant par les prairies du Far West.

En démocratie, il est souhaitable que le verdict des urnes soit le seul critère de sélection des dirigeants. Toute autre mesure en aval ou en amont de la libre expression des citoyens est suspecte. Comment exprimer sa préférence en démocratie ? Et surtout comment la traduire ? Idéalement par les urnes, à défaut par la rue, quand les instances de dialogue démocratique auront perdu leur côte de crédibilité ou alors lorsque le camp d’en face refusera de s’y soumettre en bandant les muscles. Le parrainage tel que conçu est une primaire à ciel ouvert avec des voix arrachées sous la menace à des subalternes ou achetées à des Goorgorlus tenaillés par la faim. Uniquement axée sur le nombre en ignorant la morale, alors qu’une simple obligation de déclaration de patrimoine obligerait tout ce petit monde qui s’agite à rentrer sa queue entre les pattes, le parrainage du Gladiateur est une mesure suspecte.
Après l’addition arithmétique des voix discordantes des « frères ennemis » et celles du peuple des Assises (abusé dans sa bonne foi), qui ont permis son accession au trône de Ndoumbélaan, le Gladiateur qui rêve du destin du sphinx, a sournoisement échafaudé un plan de liquidation des acquis démocratiques que beaucoup de pays africains nous envient et que nous croyions irréversibles.

Mise sous perfusion des dinosaures affectés au nettoyage de leurs propres écuries, y compris en décrétant une allégeance sans condition quand c’est possible (kenn du ma yaxal sama teraanga), ou en inventant des tentatives d’assassinat pour permettre à sa milice de faire le reste en appliquant « la loi » ;
Banalisation des Assises et de la CNRI ;
Déstructuration du processus de la décentralisation, puis neutralisation politique, économique et sociale des collectivités locales ;
Offre d’impunité aux prédateurs de deniers publics aussitôt incorporés dans la légion des intouchables ;
Chasse aux opposants politiques et aux simples citoyens coupables de refus de soumission à ses ordres ;
Mise en place d’un bataillon de transhumants politiques, et sociaux ;
Utilisation des moyens de l’Etat (toutes ressources confondues) pour confisquer au moins 50% des signatures des potentiels électeurs (« parrains»), alors que la loi ne lui en exige que 1%.
Tentative d’intimidation de la société civile accusée de prendre parti pour le parti de la démocratie.
Au lieu de travailler pour se faire accepter, le Gladiateur a plutôt choisi de détruire tous ceux qui pourraient se dresser devant lui et contre son second mandat. Son refus de combattre n’est pas seulement un manque d’élégance ou une peur de perdre. C’est surtout la hantise de l’expression démocratique du peuple à laquelle il ne survivrait pas.

C’est ce défaut qui fait de lui un danger national.

Il a politisé les dossiers criminels en accordant la liberté conditionnelle à des assassins contre un éventuel soutien électoral, criminalisé des dossiers politiques en incarcérant des militants coupables d’avoir des avis discordants avec leur secrétaire général en les accusant de « tentatives d’assassinat » d’un fidèle allié. Il a radié des fonctionnaires pour leurs opinions politiques et enrôlé l’ensemble des cadres de l’administration du royaume sous son joug plus que sous une idéologie. L’arrogance avec laquelle il les oblige selon ses humeurs à déserter les bureaux pour aller défendre ses intérêts est pitoyable.

Il a causé la mort ou blessé des apprenants qui réclamaient du pain, mis à la porte des milliers d’étudiants pour n’avoir pas honoré ses engagements vis-à-vis des privés venus au secours de l’école en proie à toutes les difficultés. Il continue malgré tout à clamer toujours que les contrats sur la cession nébuleuse des licences d’exploitations de nos ressources naturelles sont transparents. Et il rétorque à ceux qui l’écoutent encore, que ceux qui en parlent n’en savent rien, comme si les contrats étaient transcrits en latin ancien.

L’obsession du trône a enfanté chez le Gladiateur une mare de contradictions. Comme un vieux crocodile, il a pondu et enfoui sous le sable ses œufs de monstres dont l’éclosion prématurée infeste son territoire.
Il s’est résolu à mettre d’immenses ressources aux origines nébuleuses au service des « citoyens ordinaires» pour se faire pardonner du clergé musulman ;
Il a organisé nuitamment la fuite du célèbre « voleur de deniers publics » et menacé de « laisser la justice s’appliquer» si jamais il revenait avant son hypothétique réélection. Mais ne risque t-il d’être traduit comme complice pour l’avoir assisté en toute connaissance de cause à se soustraire de cette justice indépendante avec nos milliards ?
Après avoir défendu les bienfaits de la colonisation qui offrait des desserts aux tirailleurs, il a nié avoir délibérément bradé nos ressources aux étrangers. Maintenant, il revient pour défendre ses choix en déclarant : « Les Pays sont risqués : il y a les maladies, il y a les guerres. Donc ceux qui viennent, sont tellement courageux qu’il faut tout leur offrir» (sic). Donald Trump avait dit moins que çà en nous qualifiant de pays de merde.
Il déclare la justice indépendante et s’arroge le droit de traduire qui il veut et de « mettre sous le coude» les razzias discontinues de ses amis.

Aujourd’hui, le Gladiateur constate à ses dépens que sa volonté de « réduire l’opposition à sa plus simple expression » est un échec. Dans son entreprise de la terre brûlée, il a juste réussi à défolier de gros arbres sans réussir à les dessoucher. Et le vide qui en a résulté s’est transformé en terreau fertile ayant permis l’émergence de nouvelles pousses qui hantent son sommeil.

Jusqu’où ira-t-il ? Et surtout jusqu’à quand le laissera-t-on faire ? Ceuy Ndoubelaan !!!

Bandia, Novembre 2018

ÉCOLE DES SCIENCES SOCIALES APPLIQUÉES EN BASSE CASAMANCE (ESSABC) : NOUS Y SOMMES (VIDÉO)

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao
www.essabc.com
www.ndukur.com

ESSABC est une école bâtie sur une vision de réinvention des sciences sociales en Afrique. Un projet ambitieux mais qui fait le lien entre les apprentissages et les demandes et exigences réelles. L’objectif de cette école est de rétablir ces décrochages et décalages entre un enseignement des sciences sociales bâti sur des connaissances livresques souvent extérieures à nos contextes et nos vraies réalités qui méritent d’être intégrées dans les curricula.
Ces parcours originaux sont inscrits dans une thématique générale qui rend hommage à la Casamance à travers ce parcours formatif intitulé : LA CASAMANCE AU PLURIEL. 11 parcours sont prévus à partir de décembre 2018. Des informations appropriées seront publiées bientôt pour les intéressé(e)s (conditions d’inscription, planification et lieux des parcours formatifs (Abéné et Oussouye dans la région de Ziguinchor).

Notre site www.essabc.com est entrain d’être mis à jour. Inscrivez vous sur le newsletter en vue de recevoir à temps réel toutes les informations. Merci infiniment à Oumar Sall administrateur et gérant de ESSABC pour le travail discret et efficace. Vos avis sont les bienvenus. ESSABC, une école pour diffuser des savoir au service de nos terroirs.

NKEN

LE COMMENT ET LE POURQUOI OU LA CESURE EPISTEMOLOGIQUE DU MENSONGE POLITIQUE

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao
Bolsonaro arrive au Brésil. Le monde semble voter pour cette furie extrême-droitiste. Cela fait peur. Cependant, on est manifestement devant un vote de protestation. Comme partout ailleurs. Une faillite des systèmes classiques. Par la faute des élites politiques corrompues. Je crois qu’on démarre un cycle de protestation universelle. Le discours “messianique” et de “restauration de la place des déçus et indignés” trouve un terreau fertile qui nous mène vers les extrêmes. Les revers sont toujours plus violents mais la démagogie face aux limites des politiques va mettre le feu dans ce monde désenchanté. On se dit finalement quelle est la responsabilité des oppositions dans la construction des discours messianiques et quels sont les dangers subséquents qui construisent plus de radicalités. Celles-ci ouvrent des boulevards aux déçus et indignés souvent proches des extrêmes et qui se disent pourquoi ne pas essayer d’autres “systèmes” ? Tout porte à croire que c’est la revanche des indignés et déçus. Des USA au Brésil.
Ce discours messianique se focalise sur le POURQUOI il faut changer. Mais ne précise jamais COMMENT de manière réaliste et pragmatique. C‘est la grande césure épistémologique des modernités politiques fondée sur les légèretés des discours politiques qui vendent des rêves. Ce n’est pas loin d’ailleurs des rêves vendus par l’aristocratie religieuse aux reclus sociaux chez nous ou d’autres formes ailleurs. Les premiers pour un meilleur sort terrestre, les autres un paradis non terrestre. Ça aurait pu constituer d’ailleurs de vrais indicateurs d’un vrai bonheur terrestre et extra-terrestre. Pourtant le discours politique aurait pu élaborer des parties relatives à ses limites objectives : ce que nous pouvons pas faire. C’est aussi une posture éthique qui aurait permis d’atténuer la violence du chocs des mensonges politiques universels. Une sorte d’épistémologie de la médecine qui sait qu’elle peut retarder la mort mais ne peut irréversiblement l’empêcher. Les politiques ont besoin de ce petit brin de vérité qui revalorisera leur crédibilité.
Dans le cas du Brésil, derrière Jair Bolsonaro se trouve un mentor. Paulo Guedes issu de l’école de Chicago. Ce sera donc les recettes néo-libérales. Privation de plus 150 entreprises. Casser toutes les barrières. Laisser la place à l’agro business. Supprimer ou affaiblir le pouvoir de IBAMA (ministère l’environnement). Autant dire un Trump tropical. Mais aussi un Brésil qui entre de plein fouet dans les violences des politiques libérales. Homme de droite ou de gauche, l’histoire retient que les peuples n’aiment pas les dirigeants politiques corrompus. En attendant que Bolsonaro se confronte à la realpolitik brésilienne face à des intérêts multiformes qui vendront chèrement leur peau au nom de leur survie.
NKEN

LE TEMPS DE LA PAROLE. LE TEMPS DU SILENCE 

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao

Je n’avais pas suivi la déclaration et les commentaires relatifs à Sonko. L’exercice politique est des plus périlleux à l’image de la politique elle même. Un penseur disait que c’est une autre façon de faire la guerre. Il a je crois raison. Particulièrement dans nos contextes. Être opposant, c’est être en perpétuelle guerre contre les ordres dominants. Certains ont payé par le licenciement,  d’autres par la mort  si ce n’est la transhumance pour éviter le couperet. Subtilement ou explicitement. Ici ou ailleurs. Même les régimes politiques les plus réputés “démocrates” n’ont pu atténuer la violence symbolique de la politique comme prolongement cynique et subtile de guerre.

Je  crois que le mot fusiller est malheureux. Mais l’esprit c’est mettre fin aux pratiques politiciennes. Pourtant dans l’analyse des discours publics, beaucoup pensent la même chose que Sonko. Même si cela relève d’un usage langagier relâché pour exprimer des dégoûts et des dépits. Il n’y a pas une langue qui fourche. Il existe des sentiments profonds qui s’expriment et des imaginaires structurants. Il faut en assumer la quintessence et prendre le parti de l’expliquer voire de le justifier.

Je crois que Sonko est coincé dans triple contrainte qui impacte sur sa communication. 1. Il ne peut pas rester au front tous les jours. Faut savoir gérer les temps de présence et d’absence. Temps de parole et de silence. Idy le fait bien. Le Sénégal a besoin de gestionnaires vertueux et avertis pas d’un justicier. Et puis si les institutions marchent, la question des prévarications peut être réglée dans le cadre de nos lois et règlements. Faudrait il que les politiciens qui veulent diriger ce pays soient conséquents sur leur réelle volonté de rupture.

2. Je perçois une autre question très sérieuse. La plupart des gars de la diaspora ont une vision tronquée de la réalité. Sans doute toute proportion gardée. Ce n’est pas péjoratif bien au contraire. Je dis à certains de mes amis, restons pas seulement sur internet. N’essayons pas de transposer la gouvernance d’ailleurs. Context matters. Voilà un concept structurant qui doit être au fondement de nos évaluations politiques et de nos stratégies de communication. Comme tout pays,  le notre a sa sociologie spécifique que les sociologues enchâssés dans leurs bureaux et amphis n’arrivent pas toujours à nous expliquer. Ndukur peut parler des indépendantistes casamançais sans échos. Imaginons si c’est l’enfant de Bessire ou Bassire qui le dit. Les bien pensants nationalistes démagogues auront fini d’avoir sa peau.

3. Je peux me tromper mais j’ai le sentiment que Sonko est débordé sur ses flancs entre les ultra nationalistes, les ultra religieux, les non alignés…Comment gérer ces forces centrifuges et excentrées sans compter manifestement un travail d’infiltration pernicieux qui fonctionne efficacement. L’impasse discursive peut provenir aussi de la gestion de ces pluralités de postures qui cherchent démocratiquement à inclure les positions complexes d’une coalition. L’un dans l’autre dans un contexte de massification de son parti,  il devra réfléchir sérieusement sur la saturation communicationnelle de son discours politique. Organiser son parti.  Consolider son implantation de façon contrôlée mais souple. Certains pôles qui y sont déjà attendent la prochaine faute pour le “quitter”, prochaine étape organisée devant les caméras. Après tout c’est toujours le peuple souverain qui décide en dernière instance.

NKEN

“LA CHARTE DU GAINDE” POUR UNE VRAIE CONSTITUTION ALTERNATIVE

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao

Le pays est dans un buzz permanent qui occulte souvent les débats de fond. La campagne électorale précoce a installé la pays dans des contrariétés qui ont fini d’exploser les partis qui se disputent des leadership contestés. A l’image d’un parti historique comme le PDS de Me Wade. Et le pays est en pleine métastase à l’image d’un Madické qui  fait parti de ce cancer. Les cellules corruptogènes sont partout. Avec une réelle alternance, les prédateurs issus du PS, du PDS seraient soient en prison ou tout au moins mis sur la touche. Aujourd’hui ces “microbes” gangrènent notre vie politique. De Madické à Pape Diop en passant par Tanor, Fada, Aliou Sow et tous ces petits monstres. C’est un vaste front de vampires (politiciens professionnels marabouts affairistes, presse de laudateurs et hauts fonctionnaires corrompus).

Hier quelqu’un me parlait de l’enrichissement des patrons de presse et des petits animateurs de la bande FM et des télévisions. Au moment où les professeurs, les médecins et fonctionnaires croupissent dans la misère. Les “gorgorlus” n’en parlons pas. Eux deviennent de plus en plus riches. Alors c’est normal qu’on nous installe dans le buzz. Ces scories servent de diversion. Ces “microbes’ ont encore plus peur que mackycron. Un Sénégal transparent et géré sur la base de la méritocratie serait un écosystème hostile pour le front affairiste qui peut être le seul parti. Elire c’est se choisir. Pour eux, que l’écosystème corruptogène demeure. Peu importe le president s’il coopère.

Si on analyse le contexte sous l’angle de Macky seulement on va faire fausse route. D’ailleurs l’nstinct grégaire des fossoyeurs opère en ce moment. De gré ou de force (epée de Damoclès de la CREI) ils de retrouvent pour chasser en meute. Sous la bannière de l’APR mais aussi à travers des candidatures de contributions. Brouiller les pistes, installer la cacophonie mais avec le dessein de garder le statut quo, au forceps si nécessaire. La société civile aurait pu exiger des “candidats” un pacte minimal de rupture. 5 points importants que tout le monde s’engage à faire respecter ou appliquer et qui consacre la rupture avec les pratiques de prévarication en cours depuis 1960. Une réflexion à approfondir. 1. Je pense au tripatouillage de la constitution. 2. La séparation des pouvoirs. 3. L’organisation des élections. 4. Un cadre de transparence dans la gestion des fonds publics. 5. La “dépolitisation” de la haute administration

On aurait pu avoir cette plate forme minimale. Mais oui l’expérience des assises a montré que quelqu’un peut briser le pacte. Mais si on arrive à bâtir une constitution si solide que même le plus grand bandit qui arrivera au pouvoir en 2078 ne peut tripatouiller, ce serait un grand pas. La société pourrait proposer une constitution alternative. “La charte du Gaindé”. Pour faire référence à celle du Mandé. Il faut des idées novatrices et utiles si on veut élever le débat. Le vrai silence de la société civile et des élites, ce serait cela. Décrire savamment les stratégies de maintien du statut quo ou dénoncer les dérives ne suffisent pas. Pour paraphraser Martin Luther King, on retiendra le silence. On ne peut pas laisser Sonko “entretenir” la révolte. Si les gens aspirent à une “révolution”.

Sans doute pouvons nous “consulter” nos amis du groupe Refondation sur les 5 aspects abordés plus haut. Mais avec des actes concrets dont on peut faire le suivi autour de ce projet de constitution alternative qui doit être infalsifiable et verrouillé pour les 100 prochaines années. Imaginons aux USA si Trump pouvait tripatouiller la constitution américaine. Imaginons si Macron pouvait mettre en prison ceux qui démissionnent de son gouvernement. Imaginons si Niasse et Tanor sont capables de coacher Macky et de lui filer des stratégies “préda – fascistes”. Dans ce cas, pourquoi notre intelligence collective ne devrait pas sortir des réponses. Un pacte anti “vire capot” (transhumant pour parler comme les canadiens) qu’aucun “candidat téléguidé” n’osera signer. C’est je crois cela l’urgence d’un pays qui a tant besoin d’une plateforme politique minimale de rupture.

NKEN