APPEL A CONTRIBUTION POUR LA PUBLICATION D’UN OUVRAGE SUR LES SIGNES ET LES SYMBOLES : ENTRE IMAGINAIRES ET REALITES

Editeurs Scientifiques : Abdou Ndukur Kacc Ndao (Socio-anthropologue) & Matar Ndour (Artiste-Photographe)

CONTEXTE ET JUSTIFICATIONS

«Le Projet ethno-ethnographique. Identités culturelles. Signes et symboles. Entre imaginaires et réalités » lance un appel à contribution pour la publication d’un ouvrage collectif sur le thème : Les signes et les symboles : entre imaginaires et réalités. Il est une randonnée ethno-photographique à travers le Sénégal, un panorama en quelque sorte de nos cultures. Elle concerne chaque région, mais surtout les périphériques. Celles dont le patrimoine, moins visible sur l’échiquier national, est quelque fois sous la menace des agressions extérieures ou de l’uniformisation.

Ce projet s’inscrit dans la mise en œuvre de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles adoptée par l’UNESCO en 2005. Il reflète amplement notre ferme conviction qui est que le plus grand héritage que nous ont laissé nos ancêtres. Et ceci nous exhorte à chercher à travers les sites, édifices et autres œuvres de valeur inestimable, des signes qui sont des témoignages irremplaçables de l’histoire, des supports de l’imaginaire et de la construction identitaire.

L’expérience a également montré que les malentendus et conflits les plus meurtriers ont souvent une origine culturelle, car fondés sur la volonté de nier l’autre ou sur une méconnaissance des fondements de sa société. D’où la nécessité d’y accorder une attention particulière et de consacrer un traitement privilégié à la question des identités culturelles.

Aujourd’hui, la forte urbanisation, l’impact des médias et des TIC font qu’une bonne partie de la jeunesse est plus familiarisée avec des images de l’Occident qu’avec les réalités culturelles locales. Cette situation pose la nécessité d’une valorisation et d’une promotion soutenue du patrimoine culturel matériel et immatériel du Sénégal.

OBJECTIFS ET THÉMATIQUES INVESTIGUÉES

A travers la réalisation du projet, nous avons l’ambition de :

  • Offrir une vitrine réunissant les ressources matérielles et immatérielles du Sénégal en mettant en exergue les spécificités de chaque zone géographique;
  • Contribuer à la sauvegarde et à la vivification du patrimoine culturel;
  • Offrir aux élèves, aux étudiants et à tous les jeunes un outil pédagogique qui les édifie sur les réalités et les richesses culturelles du Sénégal;
  • Favoriser la rencontre, le brassage, la connaissance et l’enrichissement mutuels;
  • Contribuer au dialogue interculturel.

Plus spécifiquement, ce projet ethno-photographique met en exergue les savoir-faire et l’art de vivre de chaque communauté :

– les pratiques culturales et pastorales;

– les techniques de pêche et autres activités de production économique…

– l’architecture et l’artisanat ;

– l’art culinaire ;

– l’art de la vêture et de la parure ;

– les cérémonies initiatiques et rites de passage ;

– les fêtes ainsi que les chants et danses qui les ponctuent ;

– les cérémonies familiales (baptême, mariage, etc.) ;

– les scènes de vie quotidiennes évocatrices.

Aux images fixées sur support numérique sont adjoints des textes qui campent les situations, restituent les contextes géographiques, historiques et socioculturels qui les sous-tendent.

DIVERSITÉS CULTURELLES ET APPROCHES PLURI-DISCIPLINAIRES

Apres plusieurs mois de visites, d’observations, de prises de photos, d’images (visuelles), d’entretiens individuels ou collectifs, à travers la partie Sud du pays, il est apparu urgent au projet de capitaliser ces formidables ressources. Pour ce faire, Studio de brousse va publier un ouvrage qui traitera des symboles et des images notamment pour le peuple Tenda (Bassaris et Bedik) et celui de la Casamance. En effet, les sociétés Diolas, Bassari, Bedik, en l’occurrence, sont très hermétiques. Elles ne se laissent pas apprivoiser au détour d’une visite. Elles sont comme une fleur qui ouvre ses pétales au moment opportun. Il faut des codes, des clefs pour ouvrir certaines portes. Il faut être un initié pour connaitre certains secrets. Même désigner un objet, un lieu, dire un nom exige parfois des autorisations initiatiques. Tout est signes et symboles. La parure ou la coiffure la plus “anodine” chez le profane a un sens particulier chez l’initié. Les masques ont leurs signes et symboles qu’il faut savoir décrypter. Autant ces masques peuvent être similaires, autant leurs décryptages symboliques seront différents. D’où l’urgence méthodologique de combiner différentes approches pour saisir les complexités symboliques.

C’est pourquoi, nous lançons un appel à contribution aux sociologues, anthropologues, archéologues, symbologues, historiens, et à ceux et celles qui sont intéressé(e)s par le sujet d’envoyer une contribution écrite au plus tard le lundi 31 Août 2015 à minuit GMT. «Projet ethno-ethnographique. Identités culturelles. Signes et symboles. Entre imaginaires et réalités » pourrait aussi mettre à la disposition des éventuels rédacteurs des corpus, des photos et des films pour documenter leurs articles.

Un Comité scientifique publiera sous peu les autres conditions méthodologiques (formats, standard bibliographique, nombre de pages, conditions générales de publication…). Bienvenue à cette expérience sur les symboles et les signes de nos lieux, nos instruments, nos parures, nos scarifications, nos objets sacrés…

Les contributions et questions peuvent être envoyées à l’adresse suivante :

abdou.ndao@ndukur.com & ndourawaly@yahoo.fr

ANKN

STUDIO DE BROUSSE : LES ROUTES ETHNO-PHOTOGRAPHIQUES

Abdou Ndukur Kacc Ndao
Socio-anthropologue
Abdou.Ndao@ndukur.com
www.ndukur.com
Dakar – Sénégal

Chers(e) ami(e)s,

L’équipe de Studio de Brousse reprend, en fin de semaine prochaine, son bâton ethno-photographique. Cap vers la Casamance, Kolda, Vélingara, Tambacounda, Kédougou, Nioro du Rip, Fatick. Objectif : capter nos dynamiques culturelles méconnues à travers l’anthropologie, la photographie et la caméra.

Si vous avez des itinéraires, des lieux, des objets, des personnages, des instruments historiques voire archéologiques, n”hésitez pas à nous en faire part. Nous essayerons autant que possible de les intégrer dans nos programmes de visite et d’études. La photographie, le cinéma et les professions de l’audio-visuel sont des métiers par excellence de mémoire. Toutes nos archives sont à l’Institut National de l’Audio-visuel (INA) en France ou dans d’autres contrées du monde. Nous ne pouvons, pour certaines, même pas les rapatrier pour mieux documenter nos mémoires historiques collectives. Ceci est un vrai désastre.

En revanche, nous pouvons intensifier ce travail de mémoire et nous battre pour assurer notre présence dans cette bataille hautement stratégique de contenus. Pour cela, il faut sortir de nos villes et salons calfeutrés et capter les profondeurs du pays. Même l’insécurité ne doit pas nous faire reculer. Il faut aussi arrêter d’attendre tout des financements, qu’ils soient internes ou extérieurs. Car ce travail de contenu et de mémoire, soit nous le faisons, soit d’autres le feront à notre place. C’est aussi un des messages pédagogiques de Studio de brousse. Si on veut on peut. Si l’intelligence et la conviction sont là, tout est presque possible.

Nous attendons vos suggestions et espérons finir cette seconde partie de nos escapades ethno-photographiques dans deux mois à travers les zones Sud-est et Centre de notre pays.

Equipe Studio e Brousse

Abdou Ndukur Kacc Ndao, Socio-anthropologue
Matar Ndour, Artiste-Photographe
Benoît Kandima Fader Keita, Assistant-cameraman

ANKN

FAMILLES CAMARA : APTONYME BEDICK

Studio de brousse dans l’intimité des espaces familiaux de la famille Camara de Ethiouwar dans le Bandafassi. Kathiamën Camara, la centenaire passée est sans doute une des figures les plus emblématiques de cette communauté Bedik.

Les Camara de Ethiouwar, village perché à 1 km de hauteur dans les montagnes de Bandafassi, à Kédougou, dans le Sud-est du Sénégal sont des griots attitrés de cette communauté Bedik.

Cependant, il faut noter, sans être exhaustif, l’existence d’autres familles Camara qui jouent d’autres fonctions sociales: les Camara ñëra (propriétaires des coutumes), les Camara Bëxel (propriétaires des masques d’initiation) et les Camara ñamba (griots).

Equipe Studio de Brousse 

Abdou Ndukur Kacc Ndao, Socio-anthropologue

Matar Ndour, Photographe

Benoit Fader Keita, Assistant – Cameraman

 

LE KABISSEU DE DJIBONKER, NYASSIA

Tam-Tam sculpté à base de Caïcédrat. Il est un puissant instrument d’information et de communication sociales. A Djibonker dans le Nyassia, au cœur de la la Casamance, depuis 1952, ce tam-tam immobile appelé aussi en Diola Kabisseu ou Djokourimane en Bainounk, est utilisé notamment pour informer les populations de la mort d’une vieille personne. 

Seuls les initiés ont le droit de l’utiliser. Ce “téléphone diola” est un des éléments culturels constitutifs de la culture casamançaise. Il est vrai que nous en rencontrons de moins en moins. Il reste qu’il constitue une oeuvre esthétique et musicale impressionnante qu’il faut classer dans notre répertoire culturel national.

Equipe Studio de Brousse

Texte : Abdou Ndukur Kacc Ndao

Photos : Matar Ndour

Cameraman : Benoit Fader Keïta

 

NIATHIOUROUNGAL, LA FETE DES FEMMES MARIEES BEDIK A BANTATA

Chaque 4 ans, se tient à Bantata, dans la Commune de Tomboroncoto, département de Kédougou, le Niathiouroungal, fête des femmes mariées. Une cérémonie qui a regroupé une centaine de femmes mariées pendant 48 heures aux sons et danses du Niathiouroungal. Sur la place publique, sous la supervision du vieux Moussa Camara, chef de coutume des villages de Bantata et Bandafassi.

Une danse pour magnifier le mariage et la fertilité des femmes. Elle a pris fin par une longue procession des femmes entre le grand caïcédrat et une place désignée à cet effet.

Texte : Abdou Ndukur Kacc Ndao, Socio-anthropologue

Photographe : Matar Ndour

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AU SOMMET DE ETHIOUWAR A KEDOUGOU : ENTRE LE HAUT ET LE BAS !

Belle chorégraphie Bedik. Au sommet des montagnes de Ethiouwar. Un village perché à 1 Km de hauteur sur les flancs de Bandafassi essentiellement Bedik. Un village ou vivent deux familles : les Camara et les Keïta. Environ, une cinquantaine de Bediks composée pour la plupart d’hommes et de personnes âgés. Le plus vieux Bedik y vit, M. Kathiamoune Camara, âgé de plus de 100 ans. 

Un décor féerique, loin des pollutions sonores et environnementales. Une belle façon pour les Bedik de perpétuer les rapports cosmogoniques entre le haut et le bas. Entre la montagne et ses flancs sud. Entre ses mémoires ancestrales et un vécu plus moderne. Un décor qui garde encore, sous plusieurs rapports, ses sacralités. 

Texte : Abdou Ndukur Kacc Ndao, Socio-anthropologue 

Illustration photographique Matar Ndour : Vieux Kathiamoune Camara, entre deux générations de femmes Bedik

FETE A ETHIOUWAR, AU SOMMET DES MONTAGNES BEDIK

L’Equipe de Studio de Brousse, en relation avec les communautés Bedik, organise une grande fête à Ethiouwar ce Lundi 2 mars 2015 (après midi). Occasion de capter différentes facettes de la vie sociale Bedik. Merci aux sages et à toute la population de Bandafassi et de Ethiouwar de nous donner cette opportunité exceptionnelle.

Texte : Abdou Ndukur Kacc Ndao, Socio-anthropologue

Photographe : Matar Ndour

VIDEO : MASQUE DU CHEF DU VILLAGE DE EGADJ

Fête du Masque du Chef de Village Bassari de Egadj, à Salémata organisée par les femmes. Chants, rythmes, mélodies au service d’un masque commémoratif. 

https://drive.google.com/file/d/0B4WQavBocPJXblBoOXdrZE9ldkk/view?usp=sharing

Texte : Abdou Ndukur Kacc Ndao, Socio-anthropologue

Cameraman : Benoît F. Kéïta

N.B : Formellement interdit de publier ou diffuser ces images sans notre autorisation expresse.  

ORPAILLEUSES DE TOMBORONCOTO

Au cœur des Diouras (sites d’orpaillage traditionnel), les femmes cherchent de l’or. Les enfants parfois derrière le dos, elles creusent, tamisent pour trouver les pierres  précieuses. Un travail dur et dangereux qui ne les décourage pas.

Bien au contraire. Au bout de l’effort, la richesse…Pas évident ! 

Abdou Ndukur Kacc Ndao, Socio-anthropologue

Benoit Fadiar Keïta, Cameraman 

(c) Ndukur, Studio Brousse, Dioura, Tomboroncoto, Kédougou, Fev. 2015

(c) Ndukur, Studio Brousse, Dioura, Tomboroncoto, Kédougou, Fev. 2015

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STATION D’ESSENCE RURALE : LE PRIX DE L’ACCESSIBILITÉ

A Salémata, au cœur du pays Bassari, aux accès difficiles voire impossibles selon les modes de transport, les populations s’organisent pour approvisionner en carburant et essence les vélos, voitures et camions. 

Au prix cher de 1000 ou 1200 FCFA le litre du carburant contre 690 FCFA officiellement. Il faut payer l’accessibilité. Dans des zones aussi déconnectées, l’accessibilité impacte naturellement sur des prix surenchéris et fixés au bon vouloir des vendeurs. Une autre forme de précarisation…et de vulnérabilités. 

Abdou Ndukur Kacc Ndao, Socio-anthropologue

Matar Ndour, Photographe

Benoit Fader Keïta, Caméraman

(c) Matar & Ndukur, Salemata, Fev. 2015

(c) Matar & Ndukur, Salemata, Fev. 2015

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