MACRON ET NOTRE DEMOGRAPHIE…: QU’IL AILLE SE FAIRE FOUTRE !!!


Ndukur Kacc Essiluwa Ndao

Macron encore dans les tropiques pour diffuser ses insanités. Il a une obsession maladive pour la démographie. Il va continuer ses bourdes. Parce qu’on lui déroule le tapis rouge. https://africa24monde.com/…/emmanuel-macron-reparle-de-la-b….

Mais Macron doit s’occuper de son propre “sud”. Ses banlieues, ses terroristes, ses gilets jaunes, les 1,6 millions qui ont signé une pétition contre son inaction. Son pays qui n’a rien et qui vole tout. Je pense que les africains ne lui apportent pas la réplique nécessaire. Il a une côte de popularité qui est 18% et il croule sous les pétitions. Et il vient se pavaner chez nous en Afrique. https://amp.theguardian.com/…/emmanuel-macron-crisis-france…

La France compte 9 millions de pauvres. Et 6 millions de chômeurs. Donc il peut se taire. La France n’a aucune leçon à donner. Sur aucun plan. Il parle de bombe démographique. La seule bombe en afrique c’est l’ingérence française. Qu’il se retire de l’Afrique et on verra que tous les dictateurs seront balayés. Le verrou c’est bien sûr la françafrique. Je rappelle la campagne contre lui. Macron la supercherie. Il n’est pas notre président :
✔️12 millions d’abstentionnistes (un record depuis 1969)
✔️4 millions de votes blancs ou nuls (record absolu)
✔️Élu au second tour avec seulement 44% des voix des inscrits (record absolu).

Qu’il aille se faire foutre. Boycottons les produits français. Dénigrons les contrats léonins pour leurs entreprises, demandons le retrait de leurs troupes. Qu’il dégage de la “bombe”. Voila ce qu’il faut lui rétorquer. Et on verra si la France peut vraiment se passer de nous. Ou si nous sommes ces vrais assistés.

Cette discussion sur la dividende démographique c’est du racisme. On peut s’échiner à en parler en terme scientifique mais il fera la sourde oreille. Il parle de nous comme ils le font à propos des africains de la banlieue parisienne qui feraient trop d’enfants. Alors sortons de ce débat. La vraie dividende c’est la dividende française.

Depuis la loi 20 mars 1894 qui a institué un ministère des Colonies les pratiques sont les mêmes. Tout ce qui a changé c’est le nom et la couleur des gouverneurs. Sarko nous insultait, Macron en rajoute une couche et le prochain fera pareil. Si on ne fait pas sauter ce verrou, il ne faut pas rêver de bonne gouvernance. Toutes les élections de 2019 en Afrique seront volées et maquillées avec leur bénédiction. Au Togo. Chez Kabila. Au Mali en 2018. Chez nous en 2019. Ils auront le dernier mot.

Hier dans notre rétrospective de l’année je parlais de vacances et vacuité du pouvoir en Afrique. http://ndukur.com/the-world-looks-woobly-mais-lafrique-doi…/. C’est.cela que je veux dire. L’horloge s’est arrêtée en Afrique depuis longtemps. C’est cela la vacuité. Des pouvoirs alibi vides de leurs substances. Macron a choisi de répondre à Trump à propos de la Syrie à partir de N’Djamena qu’il considère comme l’annexe de l’Elysée. Il serait naïf de croire que son discours condescendant tient de son ignorance. Cela participe de la table rase séculaire. Tenir un discours d’humiliation et passer Noël sous les tropiques pour rappeler que rien à changer.

On se souvient de la réaction avec le discours de Sarkozy à Dakar ? Un livre blanc pour lui répondre. Voilà comment ils jouent au chat et la souris avec nous pour disperser nos énergies dans des argumentaires. “Le cuisinier ignore la colère du coq qui sera au menu “. Arrêtons les invectives. Les francophones c’est presque 33 % de la population africaine. C’est un vaste marché et une masse critique qui peut dire NON.

Peut être que les experts en analyse du discours devraient se pencher sur Faidherbe, De Gaulle, Sarko, Macron. Cela se résume à une citation prêtée à Faidherbe : “Dans une lettre il écrit à sa mère ceci : « J’ai détruit de fond en comble un charmant village de 200 maisons et tous les jardins. Cela a terrifié la tribu, qui est venue se rendre aujourd’hui… ». https://faidherbedoittomber.org/qui-etait-louis-faidherbe-…/. Ce charmant village c’est le Sahel, c’est Gao, la RDC, le Rwanda, c’est l’Afrique. Les mêmes chefs de tribus se bousculent dans les salons de la Françafrique.

Joyeux noël.

NKEN

“THE WORLD LOOKS WOOBLY”. MAIS L’AFRIQUE DOIT SORTIR DES POSTURES “LAMENTOXIQUES” PARTIE I

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao

“Sortir des postures “lamentoxiques

Que retenir globalement de 2018 ? L’Afrique, un continent “envahi” par les jeux d’influence des puissances militaires et le capital. Entre la France et ses opérations en Afrique, la Chine qui arrive à l’est (Djibouti). L’Economist a trouvé un titre pour sa revue. The world looks woobly. Un monde qui parait bancal.

2018, c’est aussi une année marquée surtout par la guerre économique sous la houlette de Trump. Même les tensions militaires observées avec l’Iran, etc. visaient à entretenir la peur chez les arabes pour leur vendre des armes. Mais le paradoxe c’est l’échec américain partout. En Corée, en Iran, en Syrie, en Afghanistan. L’axe Russie-Chine-Iran se consolide au grand dam de Trump. Pour le reste le monde va continuer à se “prosterner” devant les saoudiens. Le monde délivré à une …tribu. Donc la souffrance du Yémen va se poursuivre.

A mon avis on va progressivement passer au siècle chinois. Pour l’Afrique le gros combat c’est l’image du continent “puéril” et ‘ingérence n’explique pas tout. Mais les données publiées sur l’Afrique sont loin d’être reluisantes. Le taux moyen de pauvreté atteint environ 41 % en Afrique subsaharienne, contre moins de 13 % dans les autres régions du monde. Un chiffre venant du bilan de la Banque mondiale 2018. “Nous sommes la seule région au monde qui devient plus pauvre. ” Sur les 28 pays les plus pauvres du monde, 27 se trouvent en Afrique subsaharienne, et le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté y est supérieur à l’ensemble des autres régions réunies. Alors que l’Inde comptait jusqu’à présent le plus grand nombre d’habitants vivant dans l’extrême pauvreté, le Nigéria est sur le point de la dépasser, si ce n’est déjà fait”.

Et les données d’exposer la facette éducative : ” Moins d’un élève sur deux dans les pays en développement atteint un niveau minimal de compétences scolaires. Le niveau d’études n’a jamais été aussi élevé dans le monde, mais il existe des écarts considérables”. http://www.banquemondiale.org/fr/news/feature/2018/12/21/year-in-review-2018-in-14 charts?cid=ECR_FB_WorldBank_FR_EXT. Au plan universitaire, un rapport récemment sorti estime que les universités francophones sont les plus nulles d’Afrique. L’UCAD créée depuis 1957 caracole à la 48ieme place : https://www.coupsfrancs.com/les-universites-dafrique-francophone-sont-les-plus-nulles-du-continent/.

Pourtant l’Afrique avec ses ressources (minerais) est pour le monde l’équivalent du moyen orient pour le pétrole. Mais le narratif ne bouge pas. Entre les re-élections bananières, les faux départs de présidents, les vacances et la vacuité des pouvoirs, la donne structurelle demeure identique. C’est la même structure. Le départ de Mugabe, le retrait de Kabila ou la réélection de Keita au Mali ne change rien. Pourtant ce continent est celui qui a connu le plus de mouvements émancipateurs. De Sankara aux autres. C’est pourquoi on ne devrait juste ajouter une couche de plus sur le pavé de narratif négatif. Il nous manque une lecture “afro-centrée” du monde. Ce qui présuppose de sortir des postures “lamentoxiques”. C’est peut être un des sens du Rapport Alternatif Sur l’Afrique (RASA) qui refuse cette image négative et cette posture “lamentoxiques”.

Que devons nous apprendre de l’Éthiopie ou du Rwanda cette année ? Comment la Turquie à la croisée des influences arrive a se faire entendre ? La résilience de l’iran malgré les blocus ? Comment la Chine poursuit sa route de la soie et arrive à utiliser son poids démographique, son histoire séculaire et sa taille ? Comment les autres arrivent à s’assumer ? Aujourd’hui personne ne veut que l’Afrique s’intègre, met en valeur des ressources, consomme local, s’industrialise, parle ses langues. Comment Denis Mukwege parvient à travailler ? Comment la Maroc parvient à appuyer son secteur prive ? Comment le Cap vert arrive à assurer une meilleure gouvernance ?

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao

PACTE DE MARRAKECK : UN NOUVEAU MONDE MIGRATOIRE ?

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao

Finalement le pacte sur les migrations internationales a été ratifié à New York. Au total, 152 pays membres de l’ONU ont voté en faveur du Pacte mondial pour les migrations, 12 se sont abstenus et 5 ont voté contre, dont les Etats-Unis et la Hongrie. Ci dessous le lien du Pacte officiel. https://drive.google.com/file/d/0B4WQavBocPJXZWRMLWxkZHc0X0xPcUJkUnFkWEIwM3VNU0o0/view?usp=sharing. L’adoption de ce pacte fait couler beaucoup d’encre. Même en France c’est la grogne. Des officiers superieurs en situation de reserve ont attaqué Macron. Ils seront peut être sanctionnes. Le propos n’est pas aigre-doux mais bien violent envers le chef de l’Etat Français : “En décidant seul de signer ce pacte (…), vous vous rendriez coupable d’un déni de démocratie, voire de trahison à l’égard de la nation.” Les termes choisis par un groupe de généraux pour critiquer le chef de l’Etat sont trop violents pour rester sans réponse : des sanctions sont envisagées, a indiqué le cabinet du ministère des Armées au site l’Opinion, lundi 17 décembre. La tribune des militaires a été publiée le 10 décembre dernier. Elle vise à s’opposer au pacte de Marrakech sur les migrations, un texte non contraignant dont la nature a été travestie par une frange de la droite radicale et des “gilets jaunes”, suscitant nombre de “fake news” https://www.nouvelobs.com/societe/20181219.OBS7401/les-generaux-qui-ont-accuse-macron-de-trahison-risquent-des-sanctions.amp?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=Twitter&__twitter_impression=true. ,

Pourquoi toute cette virulente opposition envers ce pacte ? Certains disent que cela va limiter la souveraineté de certains États, les empêchant de maintenir leurs propres politiques en matière d’immigration. La propagande de droite affirme aussi que cela ouvre la porte à un droit universel à la migration. Nomadisme planétaire, etc. On peut observer la violence des mots. Il est vrai que ce Pacte coupe l’herbe sous le pied des fachos. Par exemple il prône l’interdiction des détentions arbitraires….

J’essaye de comprendre la virulence des hongrois par exemple ou l’opposition des …gilets jaunes. Est ce la position géographique de la Hongrie ? J’ai lu hier avec une nette prudence qu’il y avait une attitude anti migratoire très stricte avec la droite au pouvoir en Hongrie. https://infoguerre.fr/2018/11/conflit-informationnel-probleme-migratoire-hongrie/. Le conflit informationnel sur le problème migratoire en Hongrie – “La Hongrie, pays limitrophe de l’espace Schengen, possède 4 frontières communes avec des pays n’appartenant pas à cet espace commun. La route des Balkans (Ouest), passant par la Hongrie est une des principale « routes » migratoires. C’est pour endiguer ce flux migratoire que la Hongrie a fermé ses frontières à partir de 2015 avec la Serbie, puis avec Croatie et avec la Roumanie. Ensuite en 2016 le pouvoir hongrois décide de placer le pays en « état de crise due à une immigration massive » ; ce qui permet d’appréhender toute personne étant entrée de manière illégale en Hongrie et de la placer dans un des centres frontaliers « zones de transit » le temps d’étudier leur demande d’asile. L’union Européenne voulant dans le même temps imposer des quotas de migrants. La Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie, formant le groupe informel du Visegrad s’opposent à cette politique jugée trop généreuse4. C’est le premier ministre, Viktor Orban de l’union-civique Hongroise (Fidesz), parti de droite, élu une première fois en mai 2014 et réélu en 2018, qui applique une politique anti-migratoire très stricte. Sa dernière campagne de réélection portera sur son opposition aux immigrationistes plus particulièrement incarnés en la personne de George Soros”.
On voit bien comment la Hongre si éloignée refuse de signer ce Pacte. On se demande pourquoi l’Afrique touchée de plein fouet par ce pacte ne réagit presque pas face à ces enjeux ?

NKEN

CAMPS HERMETIQUES, PENSEE POLARISEE ET QUETE DE SENS

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao

Houellebecq encore. L’écrivain, qui n’est pas à une provocation près, affirme dans le magazine américain « Harper’s » que « Donald Trump est un des meilleurs présidents américains » qu’il ait vu. Son désengagement met fin à l’impérialisme américain. «Les Américains nous lâchent la grappe. Ils nous laissent exister ».  https://www.lemonde.fr/culture/article/2018/12/14/quand-michel-houellebecq-livre-son-point-de-vue-sur-donald-trump_5397344_3246.html?utm_medium=Social&utm_source=Facebook#Echobox=1544787440.« Il apporte une saine dose d’air frais » : Donald Trump vu par Michel Houellebecq. Comme d’habitude il veut encore faire du buzz “nationaliste”.

En quoi consiste aujourd’hui l’arithmétique politique ? Philippe Bouvard dans La belle vie après 70 ans (2002) nous donne une élégante définition de ce siècle : “On ne divise plus pour régner, on additionne pour nuire”. Les nouveaux chefs du monde  creusent des tranchées au moment où le monde a plus que jamais besoin de ponts, de passerelles. Malheureusement, certains théorisent les “camps hermétiques”. Mais cela correspond aussi à une idéologie des extrémismes. Le soubassement, c’est le rapport au monde. Et l’explication que l’on se donne ou que l’on accepte confortablement.

Devant le “danger” l’homme a trois choix. Combattre, accepter ou fuir. Le 1er et 3eme peuvent déboucher sur des engagements radicaux des idéologies extrêmes. Beaucoup de gens veulent en fait le renversement du modèle mortifère dominant. Mais échouent à cerner les mécanismes du système qui les brime. Alors les “boucs-émissaires” servent d’exutoires à défaut du “combat de fond” ou bien c’est la “fuite” : repli identitaire, protectionnisme, etc. Tout nous mène vers une pensée polarisée. Et le plus grand combat pour notre génération c’est peut être cela. Le combat de l’esprit. Contextualiser et nuancer à la fois. Un combat de sens. Quand on regarde tous ces écrits et aussi les actes posés ça et là , il y a des éléments qui apparaissent à mon avis.

D’abord la valorisation des formes de transgressions (on appelle cela “provocation” , barbarie , folie ) contre les symboles des modèles dominants. Le second élément, c’est la tendance à absolutiser sa cause (individuellement ou culturellement). C’est ce que font aussi bien les mouvements djihadistes mais aussi ceux qui défendent l’homosexualité, les “valeurs de libertés “occidentales” , etc. Le dernier élément, c’est que de plus en plus les tenants de ces ideologies le posent en termes existentiels (défendre notre civilisation, notre patrie, nos femmes, nos travailleurs, les “américains”, le marché, etc.) avec une adhésion totale et le soutien de mouvements très organisés mais hors des systèmes politiques classiques (extrêmes droites, nationalistes, certains mouvements religieux, les suprémacistes blancs, etc.) et en dévalorisant toutes autres voies (fakes news, brainwash…). C’est la grande tyrannie du siècle sans doute.

Cela nous renvoit à cette quête de sens, cette urgence intellectuelle qui place nos élites, nos éducateurs et nos médias dans un contexte nouveau. Il s’agit plus seulement de “lier le bois et le bois” comme l’écrivait Cheikh Hamidou Kane. Mais aussi de déconstruire et “se faire ” constamment des “positions”. Dans un monde “mensonger” prédit par Platon subtilement dans sa philosophie de la vertu. Un monde d’anthropocène avec ces nouveaux dieux de la cupidité. Ce monde nous confronte désormais des “insatisfactions artificielles”. La société de consommation est passée par là. Tout le monde veut avoir son écran plat au risque de ne manger. Mais le monde mensonger propose aussi des “leurres” pour satisfaire les besoins de se “rassurer” et surtout de trouver le “coupable”. L’homo économicus “prêt-à- porter”. Il va falloir redessiner la pyramide de Maslow…

NKEN

LE PACTE DE MARRAKECH SUR LES MIGRATIONS. CHANGER DE NARRATIFS. C’EST L’AFRIQUE QUI EST ENVAHIE

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao
Dans une indifférence synchronisée et générale, le Pacte de Marrakech sur les migrations est en discussions. Un texte pour des « migrations sûres, ordonnées et régulières » qui été approuvé hier lundi 10 décembre au Maroc. Ce texte doit encore être ratifié le mercredi 19 décembre lors de l’Assemblée générale des Nations unies. Je n’ai vu aucune réaction africaine à propos du pacte de Marrakech sur les migrations. Ni même depuis le debut de cette discussion à New York. Silence radio en Afrique pourtant particulièrement concernée par cette sensible question. Pourtant ce document de 41 pages soulève de réelles controverses en Europe y compris en France. En Europe les nationalistes et libéraux s’insurgent contre ce pacte. Même certains gilets jaunes en parlent sous l’influence des milieux nationalistes qui nous reviennent avec leur bonne vieille et fausse théorie sur l’invasion organisée de l’Europe, etc.
Et si les africains demandaient la régulation de l’invasion de l’Afrique ? Ce pacte méritait plus de discussions en Afrique. Il pose aussi le problème de la cristallisation du débat sur les migrations. Il y aurait seulement 3% de la population qui a migre que, par conséquent, 97% vivent dans le pays dans lequel ils sont nés. Quels sont les impacts économiques des migrations dans les deux sens ? Pourquoi l’Afrique accepte toujours le siège du “pestiféré” ? Aujourd’hui je vois des pays se retirer de ce fameux pacte.  Autriche, Australie, Chili, République tchèque, République dominicaine, Hongrie, Lettonie, Pologne et Slovaquie.
On peut et doit changer ce narratif. L’Afrique est le continent envahi. Par le contraire. Nos structures de recherche devraient aider à mieux saisir ces nouvelles tendances pour changer de paradigmes et ces faux narratifs. Nos mouvements sociaux et politiques aussi. Nos” nationalistes” panafricanistes, cheikh antaistes, etc. Pourquoi devons nous laisser les gens nous tailler des pactes même “éthiques” pour nous sauver aujourd’hui en 2018 ? L’extreme droite en Europe affirme que c’est pour organiser le remplacement des travailleurs européens par les migrants (sic). Dans le texte on parle de rendre les périples migratoires moins dangereux, « sauver des vies » par une action internationale coordonnée, lutter contre les passeurs et la traite des personnes. 
Parce qu’il est atypique. Parce qu’il est l’expression du dégagisme, etc. etc. Mais parce aussi cela représente ce que nous aurions souhaité voir chez nous. Des gens qui portent personnellement et sans attendre le “caporal” leur mal être et leur dégoût. Mais cela nous renvoit aussi à nos lacunes. Une société d’assistés ou chacun attend et le “mot d’ordre” et la “paye” pour mener des actions. Une société de “figurants et de perroquets”. Au point que même pour l’election présidentielle des gens qui ont tout obtenu vont déculotter pour servir de “candidats leurres”, de lapins pour brouiller le jeu, disperser les energies juste pour “sauvegarder ” leurs macarons, ou ajouter une brique de plus à leur butins.
Voila la prouesse de passer à coté de la plaque sur les questions essentielles. Et notre intelligence collective épouse les contours d’une feuille morte emportée par la “une” des médias et des “bruits entretenus”. Qui manipule qui ? Si on troque le “bleu de travail” au “gilet jaune” on passsera notre temps a regarder les autres se battre dans leurs contextes et selon leurs priorités. Il n’existe par de formes antipolitiques de lutte.
NKEN

PROGRAMME POPULATION-PLANETE-PROSPERITE (PPP). VOLET EDUCATION : UNE ILLUSTRATION D’UNE APPROCHE HOLISTIQUE ET INTEGREE. PARTIE III

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao

Nous avions indiqué précédemment l’importance de définir des indicateurs et un cadre de référence dans la définition des axes programmatiques. Cette approche permet aussi de disposer de programmes réalistes et réalisables qui évitent les messianismes démagogiques. Dans cette troisième partie, à titre illustratif, regardons comment nous pouvons dans un programme aborder et contextualiser un axe programmatique majeur et ses indicateurs. Rappelons les indicateurs identifiés sur l’axe éducationaccéder à une éducation de qualité et à des opportunités d’apprentissage tout au long de la vie de manière inclusive et équitable. Cela concerne l’accessibilité pour tous à l’enseignement élémentaire, gratuit et obligatoire et à l’enseignement technique, professionnel et supérieur, sur la base du mérite.

Déjà l’education n’est pas l’instruction. Et puis il y a le contenu à contextualiser sans compter le médium pour éduquer, la place des langues nationales, les besoins en produits finis dans un contexte de transition. L’Afrique subsaharienne dépense 16,9% de ses ressources dans l’éducation. C’est un chiffre donné par une étude réalisée en 2015 par l’Institut des statistiques de l’Unesco. Même si on reste dans le schéma actuel, c’est très faible et mal utilisé

Considérons la carte scolaire. Le déficit materiel et les conditions des enseignants. Plus l’enjeu de l’adaptation de l’éducation au marché de l’emploi. En Afrique subsaharienne, la moitié de la population a moins de 25 ans et quelques 11 millions de jeunes africains font chaque année leur entrée sur le marché du travail. Mais avec quelles competences ? Comment développer des centres de compétences adaptées au besoin et futurs ? Comment former nos menuisiers, cordonniers, mécaniciens, frigoristes pour les accompagner dans la transition en cours ? Comment inclure le renforcement de capacité à l’entreprenariat pour les jeunes qui cherchent tous en vain des stages ? Ces jeunes qui se sur-qualifient en démultipliant les masters et autres certificats “en attendant” de trouver du travail ?Comment développer des formations scientifiques pour les jeunes ? Comment réhabiliter l’école publique ? Comment révolutionner l’enseignement ?

Le Rwanda a pu installer des salles de classe intelligentes dans 645 écoles publiques . C’est presque 18% des écoles équipées. Et ils atteindront 100% d’ici quelques années. Cela commence par cela. Comment assurer la présence d’enseignants qualifiés, compétents et motivés ? Comment permettre un accès équitable à un enseignement supérieur regional financièrement abordable ? A l’echelle du Sénégal mais aussi de l’Afrique ?

S’il y a une école vétérinaire à Dakar, pourquoi pas un institut africain du pétrole au Ghana, une école d’agriculture, un institut des arts au Burkina, un centre des zones arides à Nouakchott, un insitut des pêches à Bissau. On aurait un programme d’échange scolaire au niveau national. Les enfants du Ferlo iraient voir la Casamance. Un programme erasmus africanisé. Les chercheurs sénégalais iraient en Ethiopie plutôt qu’à Paris, en voyage d’études.

Comment accroître l’accès à l’éducation de base des adultes pour améliorer leurs compétences en alphabétisation et en calcul. Les classes seraient transformées en centre d’alphabétisation le soir. Les vacances citoyennes seraient des campagnes d’alphabétisation, de promotion des langues nationales et d’éducation environnementale. Les ASC auraient un cahier de charge pour le faire localement. Les étudiants auraient des “crédit engagement citoyen” validé par l’université.

NKEN

POPULATION – PLANETE – PROSPERITE : PARTIE II

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao
DEUXIEME PARTIE : POURSUITE DE L’IDENTIFICATION DES INDICATEURS PROGRAMMATIQUES
2.1. Eau : Accessibilité de la population à une eau suffisante, salubre, acceptable et abordable pour des usages personnels, domestiques et économiques.
2.2. Logement : accès de la population à un logement convenable, sûr et à prix abordable: un lieu où vivre dans la sécurité, la paix et la dignité.
2.3. Education: accéder à une éducation de qualité et à des opportunités d’apprentissage tout au long de la vie de manière inclusive et équitable. Cela concerne l’accessibilité pour tous à l’enseignement élémentaire, gratuit et obligatoire et à l’enseignement technique, professionnel et supérieur, sur la base du mérite.
2.4. Emploi : Accès au plein emploi productif et à un travail décent offrant un revenu équitable, une sécurité sur le lieu de travail, la protection sociale des familles, ainsi que des perspectives de développement personnel et social. On peut y ajouter la liberté pour les personnes d’exprimer leurs préoccupations, de s’organiser et de participer aux décisions qui affectent leur vie et égalité de chances et de traitement. On pourrait y ajouter les emplois verts, l’entreprenariat, etc.
2.5. Patrimoine et la culture : Accéder à la vie culturelle et religieuse et à y participer, à apprécier les arts et à participer au progrès scientifiques et à ses bienfaits. Cela inclut la sauvegarde et la promotion du patrimoine culturel sous toutes ses formes : matériel et immatériel, culturel et naturel. Les questions sur la prise en charge officielle des cultes se retrouvent ici.
2.6. Transport et mobilité : Accessibilité de la population à des systèmes et à des infrastructures de mobilité, de transport sûrs, d’un coût abordable, inclusifs, efficaces et durables.
2.7. Considerations économiques : Mettre le focus sur une economie inclusive et saine : développement et création de marchés durables, diversifiés et innovants, apportant une valeur ajoutée à la société et à l’économie. Cela comprend l’accès complet et équitable des groupes sociaux sous-desservis aux marchés du travail, à la finance et à l’entreprenariat et, plus généralement, aux opportunités économiques. Cela inclut aussi l’accès à des services financiers abordables, efficaces et sûrs pour les particuliers ainsi que pour les micro, petites et moyennes entreprises. Le développement des chaines de valeurs est un aspect crucial aussi. Déjà si on arrive à réduire les inégalités au niveau du revenu moyen par habitant, c’est un pas. Le nombre de sénégalais en dessous du seuil de pauvreté reste massif.
2.8. Environnement : Veiller a une utilisation efficace des ressources naturelles limitées et non renouvelables (qui ne peuvent pas être régénérées après exploitation) et des ressources naturelles renouvelables (qui peuvent retrouver leurs niveaux de stocks antérieurs par des processus naturels de croissance ou de reconstitution) dans le processus d’exploitation de la nature à des fins de production et de consommation durable. On peut aller tres loin sur la manière de sécuriser et de gérer les ressources et les fonds à créer pour transformer les retombées issues des ressources fossiles en ressources durables pour les generations futures. Un autre aspect lié à la consommation, c’est la question des déchets qui devrait être de l’or en réalité. Augmenter la capacité à gérer les déchets, y compris le contrôle, la surveillance et la réglementation de la production, de la collecte, du transport, du traitement et de l’élimination des déchets, et la prévention de la production de déchets par le biais de modifications en cours de processus, de réutilisation et de recyclage au cours du cycle de vie. Cela inclut la réduction et la valorisation des déchets.
2.9 Considérations méthodologiques : Soyons clair sur le fait qu’il faut bien sur capitaliser les acquis. On ne peut faire table rase des initiatives en cours. Il existe des acquis énormes. Il faut dans ce cadre réorienter les politiques publiques  pour plus d’impact, optimiser et rationaliser l’utilisation des ressources et être transparent.
Dans une troisième partie, nous reviendrons sur la définition d’autres indicateurs associés aux trois piliers du PPP.
NKEN

PROGRAMME POLITIQUE PPP : POPULATION -PLANETE – PROSPERITE. ESQUISSE PEDAGOGIQUE D’UN CADRE DE REFERENCE ET D’ELABORATIONS D’INDICATEURS

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao
PREMIERE PARTIE : PRINCIPES GENERAUX SUR LES 3 PILIERS DE L’APPROCHE PROGRAMMATIQUE
Le concept de PPP (Population, Planète, Prospérité). 3 piliers peuvent structurer ce programme.
1. D’abord la disponibilité, l’accessibilité (géographique et financière) et la qualité. Dans les domaines essentiels qui touchent à la dignité des gens et leur développement. Eau, aliments, logements,, sante, assainissement, éducation, emploi, energie, mobilité, information, culture et patrimoine, intégrité et sécurité des personnes et biens, justice libre et équitable, institutions fortes, paix et stabilité…Pour chacun on peut aller plus loin et sortir des indicateurs et des états de reference, une cible et des modalités opérationnelles pour y arriver.
2.  Le second pilier est la creation de valeurs économiques pour les personnes et les entreprises nationales. Satisfaire les besoins dans la limite de nos ressources, fonder une economie inclusive, saine et durable. Je ne dis pas “lutter contre la pauvreté”. Je dis créer de la valeur. Dans tous les secteurs, élargir l’assiette. Là aussi idem. Un cadre de reference transparent pour évaluer, corriger, rendre compte.
3. Le dernier pilier qui est la base de tout, est le capital naturel. La qualité de l’environnement et son utilisation efficiente. Eau, air, sol, biodiversité et écosystèmes, efficacité dans la gestion des ressources naturelles, la gestion urbaine, celle des déchets, etc. On peut entrer dans les details de chaque point. L’idée est de structurer les choses de manière plus holistique. Avec un cadre de référence et des indicateurs.
Prenons la notion de institutions fortes. On doit tous être d’accord que c’est la capacité de la population à bénéficier d’institutions efficaces, responsables et inclusives, favorables à la mise en place d’un ’état de droit et à la stabilité politique et économique en général. C’est une protection réelle contre la corruption, la subordination et le népotisme dans toutes leurs formes, les flux financiers et d’armes illicites, toutes les formes de criminalité organisée et l’ingérence dans l’état dans la justice et récupération et restitution des avoirs volés. Il y a des indicateurs connus pour un Etat de droit. Mettons les en contexte et appliquons les. Ils portent sur les forces de sécurité et de défense, le système judiciaire, pénitencier, les corps de controle, les transactions financières, etc.
Sur l’energie, à titre d’exemple. Accessibilité de la population à l’énergie moderne, y compris: l’accès des ménages à un niveau minimum d’électricité et à des systèmes de cuisson plus sûrs et plus durables; accès à l’énergie permettant une activité économique productive et à une énergie moderne pour les services publics, tels que les établissements de santé, les écoles et l’éclairage des rues. Qui ne serait pas d’accord sur cela ? Et on peut trouver des indicateurs d’accès, de coût, de retombées économiques.
Mais je pense que méthodologiquement un candidat aurait pu travailler avec des experts et sur la base d’une consultation pour sortir quelque chose de mieux articulé que les professions de foi. En attendant nous reviendrons dans une seconde partie sur les cadres de références et les indicateurs associés  des autres piliers et comment les opérationnaliser.
NKEN

LA POSTURE ET LA POSITION, ELITES PARTISANES ET JEUX DES OMBRES

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao

Le champ politique est en effervescence. Avec ses contradictions et ses conflits antagoniques. Se posent alors deux questions majeures. La posture et la position. Souvent les gens sont focalisés sur le leadership « positionnel ». S’il n’est pas au service de quelque chose de plus grand qui soit adossé à des competences, ce ne sera que de la vanité. On a ainsi enfanté des “monstres” dont l’existence se justifie par la “position” et vice versa. Les acteurs politiques se donnent des “coups de cornes” pour mieux se positionner dans l’abreuvoir. Mais ils n’ont pas de “dessein” à part “exister”, survivre, se faire réhabiliter par le prince du moment. Ils ne pensent qu’à l’instant fatidique ou leurs petits enfants, l’ange dans la tombe, ou leur conscience vont les interroger. Qu’as tu réalisé ? Une question terrible. Qu’as tu fais pour ton pays ? Qu’as tu fais tout simplement ?

Alors c’est là où le leadership joue. Va truquer les elections, car je suis le chef et je te le demande. Si tu ne truques pas ces elections tu iras en prison. Tu truques ces elections,, je te laisserais rempiler et tu auras 5 ans de plus pour te mettre à l’abri. Si tu n’organises pas bien ces elections, le peuple ne pourra pas s’exprimer légitimement et librement et cherchera un exutoire par la violence qui va retarder le pays. Je sais que tu n’as pas envie de bien organiser ces élections mais fais-le pour moi s’il te plaît. Je ne veux pas faire moins que Diouf et Wade.

Alors acquérir la position ou le pouvoir pourquoi en faire ? Le pouvoir légitime pour imposer et s’imposer ? Le pouvoir coercitif pour se servir de la force et des menaces pour arriver à ses fins ? Le pouvoir de la “carotte” qui détourne et donne toujours quelque chose en échange de l’obéissance, du silence et de la compromission ? Ou le pouvoir qui fait confiance à l’expertise ou la connaissance et qui urge à offrir des solutions ? Ou le pouvoir de référence qui a une haute idée de soi-même et qui veut laisser une empreinte positive.

Ce dernier pouvoir est celui de l’honneur qui a déserté notre société. Pourtant tous les référents culturels et historiques nous renvoient à cela . De nos résistants et nos chefs religieux, en passant pas les “combattants politiques” des années de braise. Mais c’était avant que le mot “politicien” ne soit inventé avant la mort de la honte. Of course nous savons qu’elle est l’essence de la decision politique. On sait tout qu’on n’est dans la configuration d’un acteur rationnel. Les états prennent des decisions “négociées” entre les différents acteurs en concurrence et ils se déterminent pas en fonction d’un seul problème mais d’une multitude de problèmes et d’enjeux locaux, nationaux internationaux et a court terme souvent. Mais le problème de fond c’est comment encadrer les “decisions” et mitiger les logiques “politiciennes”.

C’est là où il est important de “protéger ” les mécanismes d’aide à la décision et de créer une reddition des comptes. Pour que l’expertise puisse s’exprimer sur les questions majeures au-delà des positionnements politiques. Une élite compétente mais totalement partisane ne peut faire ce travail. Une administration “obligée” par le pouvoir légitime, coercitif ou de la “carotte” de maquiller les statistiques ou de déformer les rapports ne peut pas non plus faire ce boulot. Face aux jeux multiples des acteurs loin d’être neutres, il faut asseoir une gouvernance solide que personne ne peut tripatouiller. Sinon on va naviguer entre des expertises en “dormance”, des administrations de “contribution” et une quête obsessionnelle de leadership positionnel mais sans dessein national. Ce dernier explique la transhumance et le ballet des “vautours”. On ne peut pas demander à un charognard d’être l’aigle. Mais on peut réfléchir sur l’écosystème.

Comment tuer dans l’oeuf les cellules corruptogènes. Comment dissuader les gens de transformer l’assemblée en une arène nationale. Comment protéger le petit fonctionnaire contre les abus positionnels, contre le harcèlement politique. Beaucoup de gens qui nous demandent d’entrer en politique nous disent en filigrane de changer leurs sorts en les laissant “accéder” aux privilèges qui percolent. Et puis il y a le pouvoir des ego. On verra que dans quelques mois, Sonko va être combattu pas par Macky par une partie de l’opposition. Le ” new kid on the block” fera face aux “business as usual” qui n’ont pas envie de laisser la place de “dauphin” au petit venu avec son discours “simpliste” et “mains propres” qui va les envoyer la retraite.

Un retour sur l’essence de la decision…Petit, tu es inconsciemment incompétent. Tu ne lis pas encore les “jeux des ombres qui tirent les ficelles” sur la monnaie, sur le pétrole, sur les contrats. Tu ne comprends pas encore le “subtiles chantages” des conglomérats qui poussent à allonger la “carotte ” nuitamment. Nous sommes en plein dans une guerre de style…le temps que les électeurs impatients et le peuple souverain décident du personnage à qui on va confier les destinées d’un peuple désabusé par des politiciens professionnels qui bouffent la grande partie de  nos ressources nationales.

NKEN

LA POSTURE ET LA POSITION, ELITES PARTISANES ET LES JEUX DES OMBRES

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao

Le champ politique est en effervescence. Avec ses contradictions et ses conflits antagoniques. Se posent alors deux questions majeures. La posture et la position. Souvent les gens sont focalisés sur le leadership « positionnel ». S’il n’est pas au service de quelque chose de plus grand qui soit adossé à des competences, ce ne sera que de la vanité. On a ainsi enfanté des “monstres” dont l’existence se justifie par la “position” et vice versa. Les acteurs politiques se donnent des “coups de cornes” pour mieux se positionner dans l’abreuvoir. Mais ils n’ont pas de “dessein” à part “exister”, survivre, se faire réhabiliter par le prince du moment. Ils ne pensent qu’à l’instant fatidique ou leurs petits enfants, l’ange dans la tombe, ou leur conscience vont les interroger. Qu’as tu réalisé ? Une question terrible. Qu’as tu fais pour ton pays ? Qu’as tu fais tout simplement ?

Alors c’est là où le leadership joue. Va truquer les elections, car je suis le chef et je te le demande. Si tu ne truques pas ces elections tu iras en prison. Tu truques ces elections,, je te laisserais rempiler et tu auras 5 ans de plus pour te mettre à l’abri. Si tu n’organises pas bien ces elections, le peuple ne pourra pas s’exprimer légitimement et librement et cherchera un exutoire par la violence qui va retarder le pays. Je sais que tu n’as pas envie de bien organiser ces élections mais fais-le pour moi s’il te plaît. Je ne veux pas faire moins que Diouf et Wade.

Alors acquérir la position ou le pouvoir pourquoi en faire ? Le pouvoir légitime pour imposer et s’imposer ? Le pouvoir coercitif pour se servir de la force et des menaces pour arriver à ses fins ? Le pouvoir de la “carotte” qui détourne et donne toujours quelque chose en échange de l’obéissance, du silence et de la compromission ? Ou le pouvoir qui fait confiance à l’expertise ou la connaissance et qui urge à offrir des solutions ? Ou le pouvoir de référence qui a une haute idée de soi-même et qui veut laisser une empreinte positive.
Ce dernier pouvoir est celui de l’honneur qui a déserté notre société. Pourtant tous les référents culturels et historiques nous renvoient à cela . De nos résistants et nos chefs religieux, en passant pas les “combattants politiques” des années de braise. Mais c’était avant que le mot “politicien” ne soit inventé avant la mort de la honte. Of course nous savons qu’elle est l’essence de la decision politique. On sait tout qu’on n’est dans la configuration d’un acteur rationnel. Les états prennent des decisions “négociées” entre les différents acteurs en concurrence et ils se déterminent pas en fonction d’un seul problème mais d’une multitude de problèmes et d’enjeux locaux, nationaux internationaux et a court terme souvent. Mais le problème de fond c’est comment encadrer les “decisions” et mitiger les logiques “politiciennes”.
C‘est là où il est important de “protéger ” les mécanismes d’aide à la décision et de créer une reddition des comptes. Pour que l’expertise puisse s’exprimer sur les questions majeures au-delà des positionnements politiques. Une élite compétente mais totalement partisane ne peut faire ce travail. Une administration “obligée” par le pouvoir légitime, coercitif ou de la “carotte” de maquiller les statistiques ou de déformer les rapports ne peut pas non plus faire ce boulot. Face aux jeux multiples des acteurs loin d’être neutres, il faut asseoir une gouvernance solide que personne ne peut tripatouiller. Sinon on va naviguer entre des expertises en “dormance”, des administrations de “contribution” et une quête obsessionnelle de leadership positionnel mais sans dessein national. Ce dernier explique la transhumance et le ballet des “vautours”. On ne peut pas demander à un charognard d’être l’aigle. Mais on peut réfléchir sur l’écosystème.
Comment tuer dans l’oeuf les cellules corruptogènes. Comment dissuader les gens de transformer l’assemblée en une arène nationale. Comment protéger le petit fonctionnaire contre les abus positionnels, contre le harcèlement politique. Beaucoup de gens qui nous demandent d’entrer en politique nous disent en filigrane de changer leurs sorts en les laissant “accéder” aux privilèges qui percolent. Et puis il y a le pouvoir des ego. On verra que dans quelques mois, Sonko va être combattu pas par Macky par une partie de l’opposition. Le ” new kid on the block” fera face aux “business as usual” qui n’ont pas envie de laisser la place de “dauphin” au petit venu avec son discours “simpliste” et “mains propres” qui va les envoyer la retraite.
 
Un retour sur l’essence de la decision…Petit, tu es inconsciemment incompétent. Tu ne lis pas encore les “jeux des ombres qui tirent les ficelles” sur la monnaie, sur le pétrole, sur les contrats. Tu ne comprends pas encore le “subtiles chantages” des conglomérats qui poussent à allonger la “carotte ” nuitamment. Nous sommes en plein dans une guerre de style…le temps que les électeurs impatients et le peuple souverain décident du personnage à qui on va confier les destinées d’un peuple désabusé par des politiciens professionnels qui bouffent la grande partie de  nos ressources nationales.
NKEN