LE VILLAGE DE ITATO : CENTRE DE TRANSIT ET DE VENTE D’ESCLAVES ?

Itato, village Peul situé à quelques encablures de la Commune de Kédougou, en allant vers Dindefelo. Un village qui, selon les imaginaires et représentations, abritait un Luma (marché) de ventes d’esclaves. Les baobabs où étaient attachés les esclaves restent encore bien visibles sur la route qui mène vers le Kambiluru (trous/fosses profondes) en langue Peule.

Le Kambiluru était l’endroit où on jetait les esclaves récalcitrants. Tirant sa source du Fleuve Gambie, cet espace au grand trou reste encore visible à vue d’œil.

Il reste que plusieurs versions circulent et leurs véracités et la matérialités sont encore sujettes à caution. De quoi dépêcher une mission archéologique pour vérifier l’existence de ces versions qui accréditent les thèse d’un Itato comme centre de transit et de marchants d’esclaves.

Texte : Abdou Ndukur Kacc Ndao, Socio-anthropologue

Photos : Matar Ndour

Assistant Cameraman : Benôit Fader Keïta

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ONOMASTIQUE : DE L’ANTHROPONYMIE AU SOBRIQUET !

Abdou Ndukur Kacc Ndao

Socio-anthropologue

TITULATURE ÉGYPTIENNE. L’onomastique (du grec onoma, nom) est la science qui étudie les noms (propres, de personnes, de lieux géographiques, d’entreprise…). L’onomastique a par exemple permis d’attribuer à l’égyptologie des objets et monuments à des pharaons, quoique la tâche n’a pas toujours été aisée, du fait de la titulature (noms importants par lesquels des pharaons par exemple sont désignés par les textes et inscriptions) des pharaons (Horus, Nebty, d’Horus d’or, Nesout-bity, Sa-Rê. La titulature de Horus par exemple, désigne à la fois le pharaon, l’incarnation et le protégé d’Horus connu symboliquement comme le dieu faucon

ANTHROPONYMIE. Quid du Sénégal à propos notamment de l’anthroponymie, science des noms des personnes physiques ? Bien que peu étudiés, les noms des personnes au Sénégal n’en reste pas très intéressant.Globalement, à partir du nom d’une personne, on peut déterminer ses origines ethniques, même si l’exogamie a reconfiguré cette réalité anthropologique.

Ainsi chez les Diolas, on peut aisément signaler les noms de famille suivants : Badji, Bodian, Coly, Manga, Sagna, Diamacoune, Diatta, Diédhiou, Ehemba, etc.

Chez les Mandjack : Gomis, Mané, Da Sylva, Fernandez, Da Costa, Vieira, etc.).

Chez les Bassaris : Boubane, Bianquinch, Bindian, Bonang, Bendian, etc.

Chez les Baïnouk : Diandy.

Chez les Darmanko : Sougou, Sougoufara, Amar, Sabara, Tandiné, Diakhoumpa, etc.

Chez les Balantes : Yalla, PreiraMarques, Sadio, Vieira, Lopez, etc.

Chez les Mankagne : Campal, Diompy, Malomar, Kadiagal, Kadionane, Kagnaly
Malou, Mandika, etc.

Chez les Mandingues : Djimera, Dramé, Doucouré, Fadiga, Fofana, Aïdara, Bathily
Camara, Dansokho , Diakho, Sawane, Sidibé, Sissoko, Soumaré, etc.

Voila pour ce qui est globalement des noms des “minorités ethniques” Sénégalaises ou Sénégambiennes.

Les Lébous, Sérères, Halpulaar, Wolof ont souvent des noms relativement bien connus qui tournent autour de Ndiaye, Diop, Diouf, Faye, Sall, Ndoye, Diagne, Ndao, Ka, Ba, etc.

PRÉNOMS TRADITIONNELS. L’Anthroponymie permet de constater une disparition progressive des noms “authentiquement sénégalais” ou “traditionnels” au profit de ceux qui nous viennent des traditions islamiques, judéo-chrétiennes.

Ainsi, à tout seigneur tout honneur, Ndukur qui est pourtant un nom traditionnel Sérère a presque disparu de notre registre anthroponymique. Tout comme Kacc (qui veut pas dire menteur) mais qui est un nom comme Mbow, Sy ou Gaye. Sur ce registre, les noms masculins menacés sont nombreux : Macky, Agouloubene, Latsouck, Mbakhane, Namori, Nguénar, Niakar, Ndongo, Ngagne, Ngor, Ndiapaly, Niokhor, Ndane, Ndiankou, Ndiaw, Ndiouga, Ndiack, Ndiaga, etc.

De même, les prénoms féminins traditionnels subissent aussi le même sort : Absa, Alinsiitowe, Thiame, Thiomba, Thiony, Aloendisso, Awentorébé, Ayimpen, Thioro, Banel, Taki, Batouly, Bigué, Billé, Niouma, Tacko, etc.

CHAMPS DE RECHERCHE OUVERTS. Sans doute, nos sciences humaines et sociales pourraient mieux déchiffrer des secteurs importants de l’Onomastique tels que notamment nos aptonyme; autonyme, ethnonyme, hagionyme, matronyme, mononyme, patronyme, pseudonyme ou même les sobriquets.

Que de l’intérêt pour mieux comprendre les complexités de nos sociétés mutantes.

ANKN (Abdou : nom Arabe, Ndukur (Prénom Sérère), Kacc (Nom de famille Sérère), Ndao (nom Wolof). Qui peut faire mieux en terme d’œcuménisme ou d’hybridation “anthroponymique” ou de “titulature sénégalaise” ?

ANKN

LA VALLÉE DES ROIS. RAMSES II

Abdou Ndukur Kacc Ndao

Socio-Anthropologue

PREMIÈRE PARTIE : UNE LONGUE VIE, UN LONG RÈGNE !

 RAMSES LE GRAND. Ramsès II (ou Ramsès tout court sans que les différences ne soient pas toujours établies entre les Ramsès) est sans aucun doute le Pharaon le pus connu dans notre espace socio-religieux. Pourtant Entre la XIXe dynastie (1293-1185 avant JC) et la XXe dynastie (1185-1070 avant JC) du Nouvel Empire (1570-1070 avant JC), l’Egypte a vu défiler 11 Ramsès dont seulement 2 ont réglé durant la XIXe dynastie. Ramsès II, appelé aussi Ramsès Le Grand ou Ozymandias ou encore, Ramesses Miamoun, Rampses est le 3e Pharaon de la XIXe dynastie..Il a succédé à Sethi1er (1291-1278 avant JC), son père. Sa mère fut Mouttouya ou Mouya.

II eu un règne extrêmement long qui a duré 66 ans. Ce qui fait de Ramsès II, le pharaon qui a traversé presque la moitié de la XIXe dynastie

ÉPOUSES ROYALES. Ramsès II fut marié à une douzaine d’épouses dont la préférée fut Néfertari qui veut dire “La plus belle de toutes” à ne pas confondre avec Néfertiti qui signifie «la belle est venue» ou «la parfaite est arrivée» qui fut l’épouse royale d’Akhenaton (1349-1334 avant JC) un des derniers pharaons de la XVIIIe dynastie.

Le Harem de Ramsès II comptait pas moins de deux cents concubines. A sa mort, il a laissé cent six enfants issus de ses nombreuses épouses royales et de sa centaine de concubines. Ramsès II eu un règne extrêmement long qui a duré 66 ans. Ce qui fait de Ramsès II, le pharaon qui a traversé presque la moitié de la XIXe dynastie. Il fut un grand bâtisseur (I), un guerrier hors pair comme son père Sethi 1er et son grand père Ramsès 1er (1293-1291 avant JC) (II) et un contemporain contesté de Moise (III).

Ramsès II fut un grand théologien, plus subtile que Akhenaton, car ayant eu l’intelligence de préserver les cultes traditionnels des grands dieux de l’Empire

OUSSERMAÂTRÊ. Nous avions vu les innovations architecturales apportées par Sethi 1er. Innovations tombales qui ont “rompu” avec les classiques de la XVIIIe dynastie avec une mise en relief des décors et des décorations, sans compter les dispositions des corridors, des pièces adjuvantes, des sépultures et autres divinités. Il est vrai qu’à l’image de son père, il s’est attelé à “restaurer” la primauté des dieux après le passage du Pharaon hérétique Akhenaton (1349-1334 avant JC, qui a voulu notamment imposer le culte exclusif de Rê-Horakhty.

Ramsès II fut un grand théologien, plus subtile que Akhenaton, car ayant eu l’intelligence de préserver les cultes traditionnels des grands dieux de l’Empire : Amon, Rê, Ptah, Osiris. La tombe de Ramsès II est située dans la Vallée des Rois, au pied du versant nord, à une quarantaine de mètres de celle de Toutankhamon, un des derniers pharaons de la XVIIIe dynastie (1333-1325 avant JC). Cette tombe a subit de fortes dégradations et de multiples vols. Son entrée donne accès à plusieurs corridors qui se terminent à l’antichambre (Maât) et à la salle de sarcophage.

A l’instar des autres tombes, plusieurs inscriptions de recueils funéraires royaux ont été gravées sur les parois. Ainsi, on peut voir encore l’inscription sur les parois du premier corridor du nom de couronnement de Ramsès II, Ousermaâtrê. Tout au long des corridors, on peut voir les représentations architecturales qui racontent la conjuration du mal, la symbolique des ennemies. On peut aussi au niveau des équipements funéraires voir plusieurs types de Chouabtis ou Shaouabtis (calcaire, bois, cuivre) qui sont de petites statues que les Égyptiens anciens plaquaient dans les tombes afin d’accompagner le mort dans l’au-delà.

LIVRES SACRES. Enfin, tout au long des corridors, on peut voir les différents Livres Sacrés connus de l’Egypte pharaonique :

Les Litanies du Soleil, appelées également les litanies de Rê, qui décrivent les soixante quinze formes de manifestation de la divinité solaire.

Le Livre de l’Amdouat appelé aussi Livre de la salle cachée ou encore Livre des demeures secrètes, réservé aux Nobles et Pharaons, est un important texte religieux funéraire de l’Égypte pharaonique.

Le Livre des Morts appelé aussi Livre pour Sortir au Jour destiné aux vivants et aux rituels pour voyager et se “régénérer”.

Le Livre de la vache et du ciel qui est un texte mythologique qui décrit la vision cosmogonique égyptienne.

Le Livre des Portes qui décrit le passage de l’esprit du défunt dans le monde de l’au-delà (trajet du dieu soleil Rê) sous la Terre durant les nombreuses heures de la nuit.

La tombe royale de Ramsès II est la dernière à utiliser la technique du décor en calcaire ou sur enduit.

DEUXIÈME PARTIE : UN PHARAON BÂTISSEUR, GUERRIER !

OUSERMAÄTRË SETEPENRË. Ramsès II, de son nom de Roi, on l’appelle aussi Ousermaâtrê Setepenrê (La justice de Rê est puissante, L’élu de Rê). De son nom de naissance, il s’appelle aussi Ramesisou Mériamon ou Sesou Mériamon (Le Dieu Rê l’a créé, Bien aimé d’Amon). Le célèbre Manéthon de Sebennytos, prêtre égyptien (IIIé siècle avant notre ère sous le règne de Ptolémée II) qui a écrit la fameuse Histoire de l’Egypte l’appelle Rapsacês ou Rhapsakes (Africanus) ou Rampsês ou Harmessês Meïamoun (Flavius Josèphe) ou Rhampses ou Rampses (Eusebius).

Il a régné pendant 66 ans. Il a vécu au moins 90 ans, ce qui était exceptionnel à l’époque, traversant presque toute la moitié de la XIXé dynastie. Il est connu comme un brillant chef de guerre et un grand bâtisseur, Sans doute, Ramsès II est l’un des plus illustres pharaons de l’Egypte pharaonique.

Pour résumer, on peut noter les principales batailles livrées par ce pharaon futé qui maîtrisait l’art de la négociation et de la ruse militaires

CHEF DE GUERRE. Ramsès fut le parti-pris de commencer ses expéditions militaires vers l’Est. Il n’avait pas le choix, car sur ses flancs, son Empire était menacé par les Shardanes, peuples pirates des mers qui ravageaient la côte méditerranéenne égyptienne. Il les combattra intelligemment et les vaincra avant d’enrôler une bonne partie de ces peuples pirates dans son armée et sa garde personnelle. Il développera ses compagnes militaires vers l’Asie jusqu’en Phénicie et en Amourrou (Liban aujourd’hui), même si des données archéologiques ne permettent pas d’attester de la date. Ce sera le début d’une longue guerre ponctuée par des allégeances, des négociations, Il soumettra ou convaincra le Roi Benteshina de lui faire acte d’allégeance, alors que ce dernier était vassal des Hittites qui ont toujours constitué des menaces contre le règne des Pharaons de la fin de la XVIIIé et durant la XIXé dynastie.

Pour résumer, on peut noter les principales batailles livrées par ce pharaon futé qui maîtrisait l’art de la négociation et de la ruse militaires : La conquête de l’Amourrou (an 4 de son règne), la campagne de Kadesh (an 5), la conquête de l’Asie du Moab à Dapour (an 8), le statu quo en Asie (an 10 jusqu’à l’an 18, une sorte de paix des braves), l’alliance avec les Hittites (an 19 à l’an 44), pacification du pays de Kouch (Nubie), vastes campagnes militaires punitives vers l’Ouest, qui abritait des peuples hostiles et provocateurs contre l’Egypte.

BÂTISSEUR. Profitant de son long et exceptionnel règne, Ramsès II va construire dans toute l’Egypte et la Nubie de grandioses temples et des statues colossales. On peut citer parmi ses constructions :

Les pylônes et colosses massives du temple de Louxor,

Son temple appelé aussi Le Ramesseum construit durant la 3e année de son règne.
Il va ériger une ville appelée Pi-Ramsès “la maison de Ramsès” dans le Delta.
Inauguration du grand temple d’Abou Simbel en compagnie de sa préférée Nefertari.
Construction du temple cénotaphe, à Abydos.

Agrandissement du grand temple de Ptah (Hout-ka-Ptah) à Memphis.

Sa fin de règne fut endeuillée avec la perte successive de certains de ses héritiers et particulièrement celle de son épouse préférée, Néfertari.

Ramsès II poursuivra son œuvre architecturale en construisant plusieurs autres temples et monuments en Nubie. Il est vrai que plusieurs archéologues s’accordent sur le fait que Ramsès II avait usurpé certaines constructions, d’où le sobriquet qui lui est collé de “Pharaon usurpateur”. Il reste qu’il fut un grand pharaon bâtisseur et restaurateur des plus grands temples et monuments de l’Egypte pharaonique.

FIN DE RÈGNE. Son règne fut grandiose et ses conquêtes extraordinaires. Sa fin de règne fut endeuillée avec la perte successive de certains de ses héritiers et particulièrement celle de son épouse préférée, Néfertari. Il mourut avec de graves problèmes dentaires, qui infirment selon certains chercheurs la thèse de la tradition biblique, dans l’Exode, qui associe Moïse et l’exil du peuple Hébreu comme contemporain de Ramsès II. D’autres hypothèses qui le “confirment” sont aussi débattues par la communauté scientifique des égyptologues.

TROISIÈME PARTIE : RAMSES II ET MOISE : RÉCIT BIBLIQUE ET PREUVES ARCHÉOLOGIQUES

Nous avons déjà vu l’extraordinaire règne de Ramsès II qui a duré 66 ans. Il a lui même vécu 90 ans. Son règne a traversé presque la moitié de la XIXe dynastie. Au Sénégal, le nom de Ramsès est très connu du fait notamment de films et documents qui lui sont consacrés. Il reste que peu de gens semblent informer que l’Egypte à connu XI pharaons qui ont porté le nom de Ramsès.

En revanche, ce qui n’est pas encore établi par l’archéologie, c’est l’idée que Ramsès II est contemporain de Moise.

DE RAMSES 1er A RAMSES XI. Ses 11 pharaons ont traversé la XIXe (1293-1185 avant J.C) et la XXe dynastie (1185-1070 avant J.C) du nouvel Empire. Ainsi, outre Ramsès II (1278-1212) qui est sans doute le plus connu, nous pouvons citer Ramsès 1er (1293-1291), Ramsès III (1182-1151), Ramsès IV (1151-1145), Ramsès V (1145-1141), Ramsès VI (1141-1133), Ramsès VII (1133-1126), Ramsès VIII (1126), Ramsès IX (1126-1108), Ramsès X (1108-1098), Ramsès XI (1098-1070). Nous verrons plus tard les contributions spécifiques des différents Ramsès qui ont régné jusqu’à Ramsès XI qui boucle la XIXe dynastie avant de rentrer dans la troisième période intermédiaire (1070-664 avant JC) qui a vu régner les pharaons des XXVIe au XXX dynastie). Ramsès II fut un pharaon puissant, bâtisseur, même s’il fut accusé de plagiat. Il fut aussi un fin stratège militaire à la descendance nombreuse : plus d’une centaine d’héritiers sans compter ses nombreux harems. Ceci est établi scientifiquement.

RÉCIT BIBLIQUE ET PREUVES ARCHÉOLOGIQUES. En revanche, ce qui n’est pas encore établi par l’archéologie, c’est l’idée que Ramsès II est contemporain de Moise. Les films et documentaires que nous visualisons, ici au Sénégal, reprennent ces thèses d’un Ramsès II, contemporain de Moise. De quoi s’agit-il en réalité. Ce qui reste établi par l’archéologie, pour le moment, c’est que nous n’avons aucune trace ou aucun indice qui confirme l’existence de Moise durant cette période ramesside aussi bien en Egypte qu’en Palestine. Or, nous connaissons, presque tous les protagonistes et les entourages de Ramsès II durant cette période. Il est vrai que les sources archéologiques sont complexes et parfois contradictoires voire très insuffisantes notamment en ce qui concerne les acteurs de l’Exode.

A partir de tous ces matériaux archéologiques, aucune recherche n’a pu établir la matérialité des faits tels que racontés par le récit biblique.

PLURALITÉ DES SOURCES. Certains chercheurs ont estimé que les confusions et approximations proviennent des « proximités patronymiques » comme le nom de Moise qui renvoie à des noms divins égyptiens comme Thotmès, Ramès. Dans le récit biblique, le nom du pharaon n’est pas explicitement nommé. L’archéologie de terrain a pu établir des indices voire des preuves incontestables qui s’appuient notamment sur des inscriptions officielles sur les murs, les stèles, les temples, les tablettes, les scarabées, les correspondances diplomatiques, etc. Ces sources ont permis de déterminer des itinéraires, des langues, des faits de guerre, des toponymies, des récits à travers, des témoignages écrits, etc.

PÉRIODE RAMESSIDE. A partir de tous ces matériaux archéologiques, aucune recherche n’a pu établir la matérialité des faits tels que racontés par le récit biblique. Globalement, sur les dates et les conditions de la mort de Ramsès II (noyade alors qu’il est manifestement mort des suites de graves problèmes dentaires), aucune preuve archéologique n’a pu être établie à propos du séjour des Israélites et de l’Exode. Les hypothèses sur ce plan sont imprécises, contradictoires. Des chercheurs de l’Université Tel-Aviv, défiant tout nombrilisme, ont « confirmé » ces consensus d’un Exode du peuple hébreux qui n’a rien à voir avec le récit biblique. En revanche, certains chercheurs, ont émis des hypothèses fortes qui placeraient l’Exode non à l’époque ramesside, mais au XVIe ou XVe siècle avant notre ère. De quelque côté que cette question est abordée (dates, itinéraires, témoignages, connaissance des protagonistes, ampleur du conflit, etc.), il est impossible de faire coïncider Ramsès II et l’Exode.

IMAGINAIRES ET FALSIFICATIONS HISTORIQUES. En 2004, dans un ouvrage intitulé Symboles de l’Égypte (éditions Desclée de Brouwer), Christiane Desroches Noblecourt écrit, p. 125 comme pour conclure définitivement le débat : «Il est absurde, d’une part, de prendre le texte biblique pour un document historique, d’autre part d’inverser l’importance des protagonistes : Israël n’est mentionné qu’une seule fois sur une stèle de Mérenptah, alors que le mot Égypte est utilisé 680 fois dans la Bible. »

Manifestement, le récit biblique de l’Exode a plus aidé les israéliens à nourrir une histoire interne qui est sans relation avec ce que l’histoire et l’archéologie nous apprennent. En dépit des faiblesses documentaires reconnues parfois, l’archéologie a déconstruit beaucoup d’histoires construites artificiellement, pour alimenter des imaginaires et des « vérités » qui se sont avérées fausses. L’Exode et son rapport avec Ramsès II est sans doute, un des exemples les plus expressifs d’une falsification historique utilisée par les juifs pour fonder des «suprématies religieuses». Sous ce rapport, il existe encore d’autres cas d’écoles au-delà de l’Exode et des juifs.

ANKN

LA VALLÉE DES ROIS : SETHI 1er : PHARAON BÂTISSEUR ET MILITAIRE !

Abdou Ndukur Kacc Ndao

RAMESSIDES. Séthi 1er (1291-1278 avant J.C) est le deuxième Pharaon de la XIXe Dynastie (1293-1185 avant J.C.). Il est le le fils de Ramsès Ier (1293-1291) qui ne régna que un an quatre mois et de la reine Satrê. Ramsès 1er, rappelons le n’était pas de sang royal. Connu sous le nom aussi de Paramessou, il doit sa consécration à Horemheb (1321-1293) dernier Pharaon de la XVIIIe Dynastie (1550-1293 avant J.C.) qui n’avait pas de descendant et qui l’avait associé à la gestion du pouvoir pour éviter les prévisibles guerres de succession.

A la mort de Ramsès 1er, Séthi 1er, préparé pour prendre les rênes du pouvoir, prend le nom de Séthi” ou Seth qui renvoie au dieu qui a assassiné son frère Osiris. Il est vrai que dans le Delta, où sont les originaires les ramessides, ce dieu rouquin malfaisant a une autre fonction protectrice.

MEN-MAAT-RÊ. A l’instar de tous les Pharaons, il va prendre comme nom de couronnement Men-Maat-Rê, qui signifie “stable est la vérité de Rê”. Rê ou Râ qui signifie “celui qui fait” est le dieu du disque solaire dans la mythologie égyptienne et le créateur de l’univers.

La tombe de Séthi 1er a été découverte par l’italien Belzoni en octobre 1817. Sa momie, elle ne sera découverte qu’en 1881 et conservée au Musée Égyptien du Caire. Séthi 1er fut un grand Pharaon de l’Egypte antique. Il a a été un Pharaon du renouveau “architectural”, un bâtisseur remarquable et un stratège militaire triomphant.

ARCHITECTURE TOMBALE. La structure architecturale de la tombe de Séthi 1er est fondamentalement différente des autres tombes des dynasties égyptiennes : introduction de l’adjonction des pièces, séparation entre moitié inférieure et moitié supérieure, décoration de l’entrée des pièces jusqu’au sarcophage, exécution des décors en relief. A l’entrée, défilement des divinités et d’animaux. Sur les corridors, inscription des soixante quinze invocations, du Litanies du Soleil, du périple de la barque solaire, le royaume du dieu Sokaris (séparation du corps et de l’âme). Ornement divin des piliers supérieurs des salles. Sur le prolongement de l’axe de la tombe, on peut noter des décors relatifs aux êtres condamnés et des divinités comme comme Hathor, déesse de l’amour, de la beauté, de la musique, de la maternité et de la joie.

Sur tous les autres compartiments de sa tombe, décorations exhaustives, divinités, adjonctions de salles, briques magiques, etc. rythment, à l’instar des autres Pharaons, une cosmogonie de la vie et de la mort qui traverse les différentes heures mystiques de l’élévation du pharaon et de sa “réincarnation”.

PHARAON BÂTISSEUR. On doit à Séthi 1er, les plus beaux temples d’Egypte. Il avait l’ambition, après le Roi hérétique Akhenaton, figure controversée et mystique de l’Egypte antique, de bâtir de grandioses temples pour revivifier la grandeur des dieux.

On lui doit notamment :

– le temple Cénotaphe à Abydos aux sept sanctuaires dédiés à Osiris, Isis, Horus, Amon Rê, Ptah et Rê-Horakhty et sa propre image divinisée,
– Son temple funéraire à Gournah, face à Louxor,
– Le magnifique tombeau d’une centaine de mètres de long dans la vallée de Rois,
– Le Palais à Avaris,
– La future capitale de son fils Ramsès II à Pi-Ramsès (disparue aujourd’hui),
– Différents temples dédiés à Ptah à Memphis, à Gebel Barkal en Nubie, la reconstruction du sanctuaire de Rê à Héliopolis.

PHARAON MILITAIRE. Outre, ces innovations architecturales apportées aux tombes qui ont prévalu jusqu’à Ramsès III, Séthi 1er a aussi été un Pharaon qui a marqué son époque par son intelligence militaire. Déjà, à la mort de Thoutmosis III, l’Egypte n’était pas militairement à l’aise sur différents fronts où elle était menacée par les Hittites et les Libyens. Ainsi, il arriva à contenir les Libyens à l’Ouest. Il va défaire les Bédouins qui commençaient à piller le Delta ainsi que les Cananéens qui étaient soutenus par les Hittites. Séthi 1er avait réussi à mener ses armées jusqu’aux portes du Liban. il poursuivra sa boulimie militaire en Asie à Qadesh. D’ailleurs, plus tard, son fils Ramsès II, poursuivra le combat contre les Hittite (Royaume Hatti) qui constituaient à l’époque, une sérieuse menace pour l’Egypte.

RAMSES II. Séthi Ier avait épousé Touya qui lui donna un fils : le futur Ramsès II qui prendra les rênes du pouvoir entre 1278 et 1212 avant J.C. Sa tombe, est située à une quarantaine de Km de celle de Toutankhamon, dans la Vallée des Rois.

Prochain RDV, Ramsès II, contemporain de Moïse ? Thèse non encore prouvée par l’archéologie et la Bible.

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VALLÉE DES ROIS : LA TOMBE DE RAMSES 1er

Abdou Ndukur Kacc Ndao

La XVIIIé dynastie (1550-1293 avant JC) nous a révélé de Ahmôsis 1er (1570-1546 avant JC) à Horembheb (1321-1293), 14 pharaons. Une XVIIIé dynastie trouble et troublée notamment vers la fin de son déclin. Une fin de règne entre empoisonnement, mort inexpliquée et intrigues de palais. Les règnes furent éphémères.

C’est dans ces conditions qu’il faut comprendre l’arrivée de la XIXé dynastie (1293-1185 avant JC). Une ère nouvelle de 8 pharaons qui s’ouvre avec Ramsès 1er (1293-1291) et qui se termine avec Taousret (1193-1185).

Ramsès 1er, fondateur de cette XIXé dynastie ne régna qu’un an quatre mois. Règne éphémère même s’il accéda au trôle à un âge acceptable contrairement à certains pharaons de la XVIIIé dynastie. C’est pourquoi l’architecture de sa tombe ainsi que les décors furent réduits au minimum : les escaliers, les corridors, le sarcophage, les ornements, l’épaisseur des murs et des registres supérieurs, les barques “terrestres” et “solaires”…

Sa tombe à l’instar des autres permet aussi de voir la cosmogonie, les rituels pharaoniques à travers notamment des scènes principales identifiées dans sa tombe. De ces scènes, on peut observer Ramsès face à Ptah devant une grande amulette-djed, à Harsiésis et Anubis, le Livre des portes, Osiris dans une niche de divinités.

On peut voir aussi Ramsès 1er devant des âmes de Pe et Nekhen qui sont en face de plusieurs divinités dont Khépri, l’offrande du vin à Nefertoum (avec une amulette-tif).

Prochaine tombe, nous traiterons de celle de Sethy ou Sethi 1er (1291-1278). Sethi 1er est le premier roi manquant de l’époque ramesside. Nous verrons son leadership en matière de construction des grandioses temples d’Egypte. Avec Sethi 1er, nous allons assister à une nouvelle conception architecturale qui va prévaloir jusqu’à Ramsès III. Que d’innovations avec Sethi 1er.

Egyptologiquement vôtre.

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ANKN

LA VALLÉE DES ROIS : LA TOMBE DE TOUTANKHAMON

Abdou Ndukur Kacc Ndao

TOUTANKHAMON a régné entre 1333 et 1325 av. JC. Il fait partie des Pharaons du Nouvel Empire (1570-1070 avant JC) et de la XVIIIe Dynastie ( 1550-1293 av. JC). Il a regné après Smenkhkarê (1336-1334) et fut remplacé après une mort subite par Ay (1325-1321).

Sa tombe fut découverte en 1922. Le jeune prince qui s’appelait Toutankhaton était le fils d’Akhenaton qu’on appelait le Pharaon hérétique. Sa mère Kiya était une épouse royale secondaire. Comme il était de tradition, entre demi-frères et demi-sœurs, il fut marié à Ankhesenpaaton, la troisième fille d’Akhenaton et de Nefertiti.

Toutankhamon est mort subitement de causes non établies, alors qu’il n’avait que vingt ans. C’est pourquoi sa tombe ne ressemble pas aux autres et son architecture obéît pas aux sépultures royales connues.

Sa tombe modeste était située non loin de l’entrée de la Vallée des Rois en dehors des sépultures royales. Sans aucun doute le temps n’a pas permis de lui doter de sépultures royales dignes de son rang.

Il est vrai que Howard Carter en 1922 a établit différents intrusions et vols de la tombe ce qui relativise la portée funéraire donnée a cette tombe.

Lors de sa découverte, plusieurs objets mystiques et protecteurs, des amulettes, des bijoux, des peintures pariétales, des textes et illustrations, des mobiliers…ont été trouvés.

Comme quoi amulettes et autres objets mystiques et protecteurs ne datent pas de maintenant. Voila aussi pourquoi l’Egypte Pharaonique parle notamment à notre modernité africaine.

Prochaine pérégrination au cœur de cette extraordinaire Vallée des Rois : la tombe de Ramsès 1er. Pour sortir de cette riche XVIIIe Dynastie et enjamber la XIXe (1293-1185 avant JC).

Egyptologiquement vôtre !

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ANKN

LA VALLÉE DES ROIS : RAMSES II  PARTIE I : RAMESSEUM OU L’ÉDIFICE COMMÉMORATIF DE LA GRANDEUR PHARAONIQUE

Abdou Ndukur Kacc Ndao

Ramsès II fait partie de la XIXe dynastie des Pharaons (1293-1185) avant JC) du Nouvel Empire (1570 – 1070 avant JC). Il a régné entre 1278 et 1212, après Ramsès 1er (1293-1185 avant JC) et Sethi 1er (1291-1278 avant JC). Ramsès II a été remplacé par Merenptah (1212-1202 avant JC).

Son édifice est l’un des plus grandioses de la rive occidentale de Thèbes.Le Ramesseum comme on l’appelle fut construit au XIIIé siècle avant notre ére par un des plus connus et illustres pharaons, Ramsès II.

Le Ramesseum était constitué d’un temple, de quelques aménagements portuaires, d’un lac sacré, d’un bloc de bâtiments. A l’image de beaucoup de temples pharaoniques, le plan architectural était classique avec ses parvis, pylônes, , vestibules, cours à portique, sanctuaires…

Le Ramesseum n’est pas à proprement parlé un Temple funéraire mais un mémorial commémoratif de la monarchie. Le temple nous renseigne utilement de la vie sociale, économique de l’époque avec des gravures qui y sont reproduites à travers les parois. Il nous renseigne aussi sur les systèmes d’incarnation, de l’ordre cosmique et cosmogonique, les offrandes pour Amon Rê…des pharaons de l’époque.

Nefertari, son épouse ET Moy, sa mère avaient dans ce grandiose édifice leur espace privé sacré.

Vendredi prochain, nous verrons les péripéties qui ont jalonné le règne de Ramsès II et comment ce Temple a été démantelé et comment l’arrivée du Christianisme a modifié “l’ordre pharaonique” au niveau du Ramesseum.

Excellente fin de semaine

Egypologiquement vôtre !

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ANKN

VALLÉE DES ROIS : SETHI 1er

Abdou Ndukur Kacc NdaoSethi 1er fait partie de la XIXe Dynastie (1294-1185 avant J.C ) du Nouvel Empire. Sethi 1er a régné entre 1291 et 1278 avant JC ) après Ramsès 1er (1293-1291). Il fut replace par Ramsès II (1278-1212).Le Temple de Sethi 1er a été construit entre le désert et la vallée fertile à Thèbes ouest appelé aussi Hefet-Hernabes qui signifie “Face au Seigneur” qui n’etait rien d’autre que Amon Rê.Ce dernier avait son sanctuaire à Karnack situé sur la Rive orientale du Nil connu aussi sous le nom de de Gournah.

Ce Temple de Sethi 1er était central notamment dans le déroulement de la Belle Fête de la Vallée.

Sethi 1er a régné durant une période où le Pharaon avait perdu de sa crédibilité et de son aura après les excès du Roi “hérétique” Akhenaton.

Aujourd’hui seul 1/3 du Temple est resté intact. Son architecture est composée de Pylone entier, d’un palais royal symbolique, d’une cour intérieure et porche, de chapelles royales, d’un corridor transversal, de lacs sacrés et de magasins pour les bains mystiques.

Comme quoi le mysticisme et la royauté ont toujours vécu ensemble. Sans doute un point intéressant pour faire le lien entre les logiques politiques et les pratiques mystiques en Afrique.

Vaste sujet de Refondation nationale.

Vendredi prochain, un autre Temple avec Ramsès II.

Egyptologiquement vôtre.

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ANKN

LA VALLÉE DES ROIS. LE TEMPLE D’HATSHEPSOUT

Abdou Ndukur Kacc Ndao

La Reine Hatshepsout (1498-1493) fait partie de la XVIII Dynastie (1550-1293 avant JC) des Rois Egyptiens. Cette XVIII dynastie a régné durant le Nouvel Empire (1570-1070 avant JC) et a vu défiler 14 Rois, de Ahmôsis 1er (1570 – 1546 avant JC) à Horemheb (1321 – 1293 avant JC).

Hatshepsout est le Sixième de cette dynastie avant Thoutmosis III (1504 – 1450 avant JC). Aménophis II (1450 – 1419 avant JC) l’a succédé.

Son Temple est sans aucun doute l’un des plus visités. Il fut détruit par les hommes de Thoutmosis III vers la fin de son règne.

Hatshepsout est devenue Reine vers 1479 à la faveur de la mort de son mari et demi frère Thoutmosis II comme il était de règle à cette époque en Egypte antique.

Le Temple d’Hatshepsout connu aussi sous le nom de Djeser Djeseru qui signifie en Egyptien le “Sublime des Sublimes” est construit entièrement en calcaire rompant une tradition bien connue de construction en brique crue recouverte de reliefs en pierre pour la plupart des Temples royaux de cette période.

Son architecture révèle une succession de terrasses, de colonnades et des rampes principales s’inspirant ainsi du sanctuaire de son voisin Montouhotep II (XIè dynastie durant le Moyen Empire (2040 – 1782 avant J.C).

La construction du Djeser Djeseru a duré quinze ans. Une vingtaine d’années plus tard Thoumosis III ordonna sa destruction et fit construire son propre Temple à Deir el-Bahri, Djeser Akbet.

Djeser Djeseru d’Hatshepsout et la chapelle de Montouhotep ont toujours été, durant toute l’histoire de l’Egypte antique, de hauts lieux de pèlerinage et de processions.

Vendredi prochain, nous allons nous projeter dans la XIXè Dynastie avec Sethi 1er qui en fut le deuxième pharaon après Ramsès 1er (1293 – 1291) toujours dans le Nouvel Empire. Nous verrons ce que recouvre son Temple construit entre le désert et le Vallée fertile au niveau du site de Thèbes-ouest appelé aussi Hefet-hernebes qui signifie “Face au Seigneur” qui n’était rien d’autre que le dieu Amon-Rê qui avait son sanctuaire dans le Karnak. Que de souvenirs historiques avec le Karnak !!!

Egyptologiquement vôtre

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ANKN

LA VALLÉE DES ROIS : LE TEMPLE D’AMÉNOPHIS III

Abdou Ndukur Kacc Ndao

Aménophis III fait partie de la XVIIIe Dynastie (1550-1294 avant JC ). Son regne se situe entre 1386-1349. Apres le règne de Thoutmosis IV (1419-1386) et avant le regne de Aménophis IV/ Akhenaton (1349-1334).

Ce temple commémoratif fut construit par Amenhotep fils d’Hapou. Bien que sérieusement endommage il fut le plus grand jamais érige en Egypte. Il fut construit dans la plaine nilotique de Thèbes ouest qui est une zones de crue.

Ce temple a subi plusieurs dégradations liées aux crues, aux tremblements de terre sous le règne de Merenptah (XIXe Dynastie), tremblement de terre de 27 avant J.C.

Selon plusieurs études concordantes, sa construction a vraisemblablement commence au début de son règne.

Le sanctuaire était divisé en plusieurs endroits en grande partie dédiée à Amon, le secteur nord à Ptah-Sokaris-Osiris.

Pour vanter la grandeur de son Temple Aménophis III le décrit en ses termes :

“Il [le] fit en tant que monument à [son] père Amon, Seigneur du trône des Deux Terres, Lui édifiant un temple splendide à la droite de Thèbes; une forteresse d’éternité en grès blanc de bonne qualité – où l’or est omniprésent. Les sols sont purifies par l’argent, toutes ses portes sont en electrum…” [B. Bryan, Egypt’s Dazzling Sun, p. 91]

Sources : La Vallée des Rois, Kent R. Weeks. Pp 62 et 65.

Prochain temple à visiter vendredi Hatshepsout.

Egyptologiquement vôtre !

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