PROGRAMME POPULATION-PLANETE-PROSPERITE (PPP). VOLET EDUCATION : UNE ILLUSTRATION D’UNE APPROCHE HOLISTIQUE ET INTEGREE. PARTIE III

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao

Nous avions indiqué précédemment l’importance de définir des indicateurs et un cadre de référence dans la définition des axes programmatiques. Cette approche permet aussi de disposer de programmes réalistes et réalisables qui évitent les messianismes démagogiques. Dans cette troisième partie, à titre illustratif, regardons comment nous pouvons dans un programme aborder et contextualiser un axe programmatique majeur et ses indicateurs. Rappelons les indicateurs identifiés sur l’axe éducationaccéder à une éducation de qualité et à des opportunités d’apprentissage tout au long de la vie de manière inclusive et équitable. Cela concerne l’accessibilité pour tous à l’enseignement élémentaire, gratuit et obligatoire et à l’enseignement technique, professionnel et supérieur, sur la base du mérite.

Déjà l’education n’est pas l’instruction. Et puis il y a le contenu à contextualiser sans compter le médium pour éduquer, la place des langues nationales, les besoins en produits finis dans un contexte de transition. L’Afrique subsaharienne dépense 16,9% de ses ressources dans l’éducation. C’est un chiffre donné par une étude réalisée en 2015 par l’Institut des statistiques de l’Unesco. Même si on reste dans le schéma actuel, c’est très faible et mal utilisé

Considérons la carte scolaire. Le déficit materiel et les conditions des enseignants. Plus l’enjeu de l’adaptation de l’éducation au marché de l’emploi. En Afrique subsaharienne, la moitié de la population a moins de 25 ans et quelques 11 millions de jeunes africains font chaque année leur entrée sur le marché du travail. Mais avec quelles competences ? Comment développer des centres de compétences adaptées au besoin et futurs ? Comment former nos menuisiers, cordonniers, mécaniciens, frigoristes pour les accompagner dans la transition en cours ? Comment inclure le renforcement de capacité à l’entreprenariat pour les jeunes qui cherchent tous en vain des stages ? Ces jeunes qui se sur-qualifient en démultipliant les masters et autres certificats “en attendant” de trouver du travail ?Comment développer des formations scientifiques pour les jeunes ? Comment réhabiliter l’école publique ? Comment révolutionner l’enseignement ?

Le Rwanda a pu installer des salles de classe intelligentes dans 645 écoles publiques . C’est presque 18% des écoles équipées. Et ils atteindront 100% d’ici quelques années. Cela commence par cela. Comment assurer la présence d’enseignants qualifiés, compétents et motivés ? Comment permettre un accès équitable à un enseignement supérieur regional financièrement abordable ? A l’echelle du Sénégal mais aussi de l’Afrique ?

S’il y a une école vétérinaire à Dakar, pourquoi pas un institut africain du pétrole au Ghana, une école d’agriculture, un institut des arts au Burkina, un centre des zones arides à Nouakchott, un insitut des pêches à Bissau. On aurait un programme d’échange scolaire au niveau national. Les enfants du Ferlo iraient voir la Casamance. Un programme erasmus africanisé. Les chercheurs sénégalais iraient en Ethiopie plutôt qu’à Paris, en voyage d’études.

Comment accroître l’accès à l’éducation de base des adultes pour améliorer leurs compétences en alphabétisation et en calcul. Les classes seraient transformées en centre d’alphabétisation le soir. Les vacances citoyennes seraient des campagnes d’alphabétisation, de promotion des langues nationales et d’éducation environnementale. Les ASC auraient un cahier de charge pour le faire localement. Les étudiants auraient des “crédit engagement citoyen” validé par l’université.

NKEN

POPULATION – PLANETE – PROSPERITE : PARTIE II

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao
DEUXIEME PARTIE : POURSUITE DE L’IDENTIFICATION DES INDICATEURS PROGRAMMATIQUES
2.1. Eau : Accessibilité de la population à une eau suffisante, salubre, acceptable et abordable pour des usages personnels, domestiques et économiques.
2.2. Logement : accès de la population à un logement convenable, sûr et à prix abordable: un lieu où vivre dans la sécurité, la paix et la dignité.
2.3. Education: accéder à une éducation de qualité et à des opportunités d’apprentissage tout au long de la vie de manière inclusive et équitable. Cela concerne l’accessibilité pour tous à l’enseignement élémentaire, gratuit et obligatoire et à l’enseignement technique, professionnel et supérieur, sur la base du mérite.
2.4. Emploi : Accès au plein emploi productif et à un travail décent offrant un revenu équitable, une sécurité sur le lieu de travail, la protection sociale des familles, ainsi que des perspectives de développement personnel et social. On peut y ajouter la liberté pour les personnes d’exprimer leurs préoccupations, de s’organiser et de participer aux décisions qui affectent leur vie et égalité de chances et de traitement. On pourrait y ajouter les emplois verts, l’entreprenariat, etc.
2.5. Patrimoine et la culture : Accéder à la vie culturelle et religieuse et à y participer, à apprécier les arts et à participer au progrès scientifiques et à ses bienfaits. Cela inclut la sauvegarde et la promotion du patrimoine culturel sous toutes ses formes : matériel et immatériel, culturel et naturel. Les questions sur la prise en charge officielle des cultes se retrouvent ici.
2.6. Transport et mobilité : Accessibilité de la population à des systèmes et à des infrastructures de mobilité, de transport sûrs, d’un coût abordable, inclusifs, efficaces et durables.
2.7. Considerations économiques : Mettre le focus sur une economie inclusive et saine : développement et création de marchés durables, diversifiés et innovants, apportant une valeur ajoutée à la société et à l’économie. Cela comprend l’accès complet et équitable des groupes sociaux sous-desservis aux marchés du travail, à la finance et à l’entreprenariat et, plus généralement, aux opportunités économiques. Cela inclut aussi l’accès à des services financiers abordables, efficaces et sûrs pour les particuliers ainsi que pour les micro, petites et moyennes entreprises. Le développement des chaines de valeurs est un aspect crucial aussi. Déjà si on arrive à réduire les inégalités au niveau du revenu moyen par habitant, c’est un pas. Le nombre de sénégalais en dessous du seuil de pauvreté reste massif.
2.8. Environnement : Veiller a une utilisation efficace des ressources naturelles limitées et non renouvelables (qui ne peuvent pas être régénérées après exploitation) et des ressources naturelles renouvelables (qui peuvent retrouver leurs niveaux de stocks antérieurs par des processus naturels de croissance ou de reconstitution) dans le processus d’exploitation de la nature à des fins de production et de consommation durable. On peut aller tres loin sur la manière de sécuriser et de gérer les ressources et les fonds à créer pour transformer les retombées issues des ressources fossiles en ressources durables pour les generations futures. Un autre aspect lié à la consommation, c’est la question des déchets qui devrait être de l’or en réalité. Augmenter la capacité à gérer les déchets, y compris le contrôle, la surveillance et la réglementation de la production, de la collecte, du transport, du traitement et de l’élimination des déchets, et la prévention de la production de déchets par le biais de modifications en cours de processus, de réutilisation et de recyclage au cours du cycle de vie. Cela inclut la réduction et la valorisation des déchets.
2.9 Considérations méthodologiques : Soyons clair sur le fait qu’il faut bien sur capitaliser les acquis. On ne peut faire table rase des initiatives en cours. Il existe des acquis énormes. Il faut dans ce cadre réorienter les politiques publiques  pour plus d’impact, optimiser et rationaliser l’utilisation des ressources et être transparent.
Dans une troisième partie, nous reviendrons sur la définition d’autres indicateurs associés aux trois piliers du PPP.
NKEN

PROGRAMME POLITIQUE PPP : POPULATION -PLANETE – PROSPERITE. ESQUISSE PEDAGOGIQUE D’UN CADRE DE REFERENCE ET D’ELABORATIONS D’INDICATEURS

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao
PREMIERE PARTIE : PRINCIPES GENERAUX SUR LES 3 PILIERS DE L’APPROCHE PROGRAMMATIQUE
Le concept de PPP (Population, Planète, Prospérité). 3 piliers peuvent structurer ce programme.
1. D’abord la disponibilité, l’accessibilité (géographique et financière) et la qualité. Dans les domaines essentiels qui touchent à la dignité des gens et leur développement. Eau, aliments, logements,, sante, assainissement, éducation, emploi, energie, mobilité, information, culture et patrimoine, intégrité et sécurité des personnes et biens, justice libre et équitable, institutions fortes, paix et stabilité…Pour chacun on peut aller plus loin et sortir des indicateurs et des états de reference, une cible et des modalités opérationnelles pour y arriver.
2.  Le second pilier est la creation de valeurs économiques pour les personnes et les entreprises nationales. Satisfaire les besoins dans la limite de nos ressources, fonder une economie inclusive, saine et durable. Je ne dis pas “lutter contre la pauvreté”. Je dis créer de la valeur. Dans tous les secteurs, élargir l’assiette. Là aussi idem. Un cadre de reference transparent pour évaluer, corriger, rendre compte.
3. Le dernier pilier qui est la base de tout, est le capital naturel. La qualité de l’environnement et son utilisation efficiente. Eau, air, sol, biodiversité et écosystèmes, efficacité dans la gestion des ressources naturelles, la gestion urbaine, celle des déchets, etc. On peut entrer dans les details de chaque point. L’idée est de structurer les choses de manière plus holistique. Avec un cadre de référence et des indicateurs.
Prenons la notion de institutions fortes. On doit tous être d’accord que c’est la capacité de la population à bénéficier d’institutions efficaces, responsables et inclusives, favorables à la mise en place d’un ’état de droit et à la stabilité politique et économique en général. C’est une protection réelle contre la corruption, la subordination et le népotisme dans toutes leurs formes, les flux financiers et d’armes illicites, toutes les formes de criminalité organisée et l’ingérence dans l’état dans la justice et récupération et restitution des avoirs volés. Il y a des indicateurs connus pour un Etat de droit. Mettons les en contexte et appliquons les. Ils portent sur les forces de sécurité et de défense, le système judiciaire, pénitencier, les corps de controle, les transactions financières, etc.
Sur l’energie, à titre d’exemple. Accessibilité de la population à l’énergie moderne, y compris: l’accès des ménages à un niveau minimum d’électricité et à des systèmes de cuisson plus sûrs et plus durables; accès à l’énergie permettant une activité économique productive et à une énergie moderne pour les services publics, tels que les établissements de santé, les écoles et l’éclairage des rues. Qui ne serait pas d’accord sur cela ? Et on peut trouver des indicateurs d’accès, de coût, de retombées économiques.
Mais je pense que méthodologiquement un candidat aurait pu travailler avec des experts et sur la base d’une consultation pour sortir quelque chose de mieux articulé que les professions de foi. En attendant nous reviendrons dans une seconde partie sur les cadres de références et les indicateurs associés  des autres piliers et comment les opérationnaliser.
NKEN

LA POSTURE ET LA POSITION, ELITES PARTISANES ET JEUX DES OMBRES

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao

Le champ politique est en effervescence. Avec ses contradictions et ses conflits antagoniques. Se posent alors deux questions majeures. La posture et la position. Souvent les gens sont focalisés sur le leadership « positionnel ». S’il n’est pas au service de quelque chose de plus grand qui soit adossé à des competences, ce ne sera que de la vanité. On a ainsi enfanté des “monstres” dont l’existence se justifie par la “position” et vice versa. Les acteurs politiques se donnent des “coups de cornes” pour mieux se positionner dans l’abreuvoir. Mais ils n’ont pas de “dessein” à part “exister”, survivre, se faire réhabiliter par le prince du moment. Ils ne pensent qu’à l’instant fatidique ou leurs petits enfants, l’ange dans la tombe, ou leur conscience vont les interroger. Qu’as tu réalisé ? Une question terrible. Qu’as tu fais pour ton pays ? Qu’as tu fais tout simplement ?

Alors c’est là où le leadership joue. Va truquer les elections, car je suis le chef et je te le demande. Si tu ne truques pas ces elections tu iras en prison. Tu truques ces elections,, je te laisserais rempiler et tu auras 5 ans de plus pour te mettre à l’abri. Si tu n’organises pas bien ces elections, le peuple ne pourra pas s’exprimer légitimement et librement et cherchera un exutoire par la violence qui va retarder le pays. Je sais que tu n’as pas envie de bien organiser ces élections mais fais-le pour moi s’il te plaît. Je ne veux pas faire moins que Diouf et Wade.

Alors acquérir la position ou le pouvoir pourquoi en faire ? Le pouvoir légitime pour imposer et s’imposer ? Le pouvoir coercitif pour se servir de la force et des menaces pour arriver à ses fins ? Le pouvoir de la “carotte” qui détourne et donne toujours quelque chose en échange de l’obéissance, du silence et de la compromission ? Ou le pouvoir qui fait confiance à l’expertise ou la connaissance et qui urge à offrir des solutions ? Ou le pouvoir de référence qui a une haute idée de soi-même et qui veut laisser une empreinte positive.

Ce dernier pouvoir est celui de l’honneur qui a déserté notre société. Pourtant tous les référents culturels et historiques nous renvoient à cela . De nos résistants et nos chefs religieux, en passant pas les “combattants politiques” des années de braise. Mais c’était avant que le mot “politicien” ne soit inventé avant la mort de la honte. Of course nous savons qu’elle est l’essence de la decision politique. On sait tout qu’on n’est dans la configuration d’un acteur rationnel. Les états prennent des decisions “négociées” entre les différents acteurs en concurrence et ils se déterminent pas en fonction d’un seul problème mais d’une multitude de problèmes et d’enjeux locaux, nationaux internationaux et a court terme souvent. Mais le problème de fond c’est comment encadrer les “decisions” et mitiger les logiques “politiciennes”.

C’est là où il est important de “protéger ” les mécanismes d’aide à la décision et de créer une reddition des comptes. Pour que l’expertise puisse s’exprimer sur les questions majeures au-delà des positionnements politiques. Une élite compétente mais totalement partisane ne peut faire ce travail. Une administration “obligée” par le pouvoir légitime, coercitif ou de la “carotte” de maquiller les statistiques ou de déformer les rapports ne peut pas non plus faire ce boulot. Face aux jeux multiples des acteurs loin d’être neutres, il faut asseoir une gouvernance solide que personne ne peut tripatouiller. Sinon on va naviguer entre des expertises en “dormance”, des administrations de “contribution” et une quête obsessionnelle de leadership positionnel mais sans dessein national. Ce dernier explique la transhumance et le ballet des “vautours”. On ne peut pas demander à un charognard d’être l’aigle. Mais on peut réfléchir sur l’écosystème.

Comment tuer dans l’oeuf les cellules corruptogènes. Comment dissuader les gens de transformer l’assemblée en une arène nationale. Comment protéger le petit fonctionnaire contre les abus positionnels, contre le harcèlement politique. Beaucoup de gens qui nous demandent d’entrer en politique nous disent en filigrane de changer leurs sorts en les laissant “accéder” aux privilèges qui percolent. Et puis il y a le pouvoir des ego. On verra que dans quelques mois, Sonko va être combattu pas par Macky par une partie de l’opposition. Le ” new kid on the block” fera face aux “business as usual” qui n’ont pas envie de laisser la place de “dauphin” au petit venu avec son discours “simpliste” et “mains propres” qui va les envoyer la retraite.

Un retour sur l’essence de la decision…Petit, tu es inconsciemment incompétent. Tu ne lis pas encore les “jeux des ombres qui tirent les ficelles” sur la monnaie, sur le pétrole, sur les contrats. Tu ne comprends pas encore le “subtiles chantages” des conglomérats qui poussent à allonger la “carotte ” nuitamment. Nous sommes en plein dans une guerre de style…le temps que les électeurs impatients et le peuple souverain décident du personnage à qui on va confier les destinées d’un peuple désabusé par des politiciens professionnels qui bouffent la grande partie de  nos ressources nationales.

NKEN

LA POSTURE ET LA POSITION, ELITES PARTISANES ET LES JEUX DES OMBRES

Ndukur Kacc Essiluwa Ndao

Le champ politique est en effervescence. Avec ses contradictions et ses conflits antagoniques. Se posent alors deux questions majeures. La posture et la position. Souvent les gens sont focalisés sur le leadership « positionnel ». S’il n’est pas au service de quelque chose de plus grand qui soit adossé à des competences, ce ne sera que de la vanité. On a ainsi enfanté des “monstres” dont l’existence se justifie par la “position” et vice versa. Les acteurs politiques se donnent des “coups de cornes” pour mieux se positionner dans l’abreuvoir. Mais ils n’ont pas de “dessein” à part “exister”, survivre, se faire réhabiliter par le prince du moment. Ils ne pensent qu’à l’instant fatidique ou leurs petits enfants, l’ange dans la tombe, ou leur conscience vont les interroger. Qu’as tu réalisé ? Une question terrible. Qu’as tu fais pour ton pays ? Qu’as tu fais tout simplement ?

Alors c’est là où le leadership joue. Va truquer les elections, car je suis le chef et je te le demande. Si tu ne truques pas ces elections tu iras en prison. Tu truques ces elections,, je te laisserais rempiler et tu auras 5 ans de plus pour te mettre à l’abri. Si tu n’organises pas bien ces elections, le peuple ne pourra pas s’exprimer légitimement et librement et cherchera un exutoire par la violence qui va retarder le pays. Je sais que tu n’as pas envie de bien organiser ces élections mais fais-le pour moi s’il te plaît. Je ne veux pas faire moins que Diouf et Wade.

Alors acquérir la position ou le pouvoir pourquoi en faire ? Le pouvoir légitime pour imposer et s’imposer ? Le pouvoir coercitif pour se servir de la force et des menaces pour arriver à ses fins ? Le pouvoir de la “carotte” qui détourne et donne toujours quelque chose en échange de l’obéissance, du silence et de la compromission ? Ou le pouvoir qui fait confiance à l’expertise ou la connaissance et qui urge à offrir des solutions ? Ou le pouvoir de référence qui a une haute idée de soi-même et qui veut laisser une empreinte positive.
Ce dernier pouvoir est celui de l’honneur qui a déserté notre société. Pourtant tous les référents culturels et historiques nous renvoient à cela . De nos résistants et nos chefs religieux, en passant pas les “combattants politiques” des années de braise. Mais c’était avant que le mot “politicien” ne soit inventé avant la mort de la honte. Of course nous savons qu’elle est l’essence de la decision politique. On sait tout qu’on n’est dans la configuration d’un acteur rationnel. Les états prennent des decisions “négociées” entre les différents acteurs en concurrence et ils se déterminent pas en fonction d’un seul problème mais d’une multitude de problèmes et d’enjeux locaux, nationaux internationaux et a court terme souvent. Mais le problème de fond c’est comment encadrer les “decisions” et mitiger les logiques “politiciennes”.
C‘est là où il est important de “protéger ” les mécanismes d’aide à la décision et de créer une reddition des comptes. Pour que l’expertise puisse s’exprimer sur les questions majeures au-delà des positionnements politiques. Une élite compétente mais totalement partisane ne peut faire ce travail. Une administration “obligée” par le pouvoir légitime, coercitif ou de la “carotte” de maquiller les statistiques ou de déformer les rapports ne peut pas non plus faire ce boulot. Face aux jeux multiples des acteurs loin d’être neutres, il faut asseoir une gouvernance solide que personne ne peut tripatouiller. Sinon on va naviguer entre des expertises en “dormance”, des administrations de “contribution” et une quête obsessionnelle de leadership positionnel mais sans dessein national. Ce dernier explique la transhumance et le ballet des “vautours”. On ne peut pas demander à un charognard d’être l’aigle. Mais on peut réfléchir sur l’écosystème.
Comment tuer dans l’oeuf les cellules corruptogènes. Comment dissuader les gens de transformer l’assemblée en une arène nationale. Comment protéger le petit fonctionnaire contre les abus positionnels, contre le harcèlement politique. Beaucoup de gens qui nous demandent d’entrer en politique nous disent en filigrane de changer leurs sorts en les laissant “accéder” aux privilèges qui percolent. Et puis il y a le pouvoir des ego. On verra que dans quelques mois, Sonko va être combattu pas par Macky par une partie de l’opposition. Le ” new kid on the block” fera face aux “business as usual” qui n’ont pas envie de laisser la place de “dauphin” au petit venu avec son discours “simpliste” et “mains propres” qui va les envoyer la retraite.
 
Un retour sur l’essence de la decision…Petit, tu es inconsciemment incompétent. Tu ne lis pas encore les “jeux des ombres qui tirent les ficelles” sur la monnaie, sur le pétrole, sur les contrats. Tu ne comprends pas encore le “subtiles chantages” des conglomérats qui poussent à allonger la “carotte ” nuitamment. Nous sommes en plein dans une guerre de style…le temps que les électeurs impatients et le peuple souverain décident du personnage à qui on va confier les destinées d’un peuple désabusé par des politiciens professionnels qui bouffent la grande partie de  nos ressources nationales.
NKEN