LA VALLÉE DES ROIS : LA TOMBE DE TOUTANKHAMON

Abdou Ndukur Kacc Ndao

TOUTANKHAMON a régné entre 1333 et 1325 av. JC. Il fait partie des Pharaons du Nouvel Empire (1570-1070 avant JC) et de la XVIIIe Dynastie ( 1550-1293 av. JC). Il a regné après Smenkhkarê (1336-1334) et fut remplacé après une mort subite par Ay (1325-1321).

Sa tombe fut découverte en 1922. Le jeune prince qui s’appelait Toutankhaton était le fils d’Akhenaton qu’on appelait le Pharaon hérétique. Sa mère Kiya était une épouse royale secondaire. Comme il était de tradition, entre demi-frères et demi-sœurs, il fut marié à Ankhesenpaaton, la troisième fille d’Akhenaton et de Nefertiti.

Toutankhamon est mort subitement de causes non établies, alors qu’il n’avait que vingt ans. C’est pourquoi sa tombe ne ressemble pas aux autres et son architecture obéît pas aux sépultures royales connues.

Sa tombe modeste était située non loin de l’entrée de la Vallée des Rois en dehors des sépultures royales. Sans aucun doute le temps n’a pas permis de lui doter de sépultures royales dignes de son rang.

Il est vrai que Howard Carter en 1922 a établit différents intrusions et vols de la tombe ce qui relativise la portée funéraire donnée a cette tombe.

Lors de sa découverte, plusieurs objets mystiques et protecteurs, des amulettes, des bijoux, des peintures pariétales, des textes et illustrations, des mobiliers…ont été trouvés.

Comme quoi amulettes et autres objets mystiques et protecteurs ne datent pas de maintenant. Voila aussi pourquoi l’Egypte Pharaonique parle notamment à notre modernité africaine.

Prochaine pérégrination au cœur de cette extraordinaire Vallée des Rois : la tombe de Ramsès 1er. Pour sortir de cette riche XVIIIe Dynastie et enjamber la XIXe (1293-1185 avant JC).

Egyptologiquement vôtre !

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ANKN

SËS FI, SAX FI

Dans l’histoire de sa démocratie qu’on prétend bicentenaire, aucun président sortant de Ndoumbélaan n’a encore jamais franchi un second tour avec succès. Fatalité ou simple coïncidence ? Pourquoi pas une simple volonté de Goorgorlu, seul décideur constitutionnel. Face à l’incertitude il faut donc tout faire pour ne pas en arriver là.

On prétend que l’Empereur alors en parfaite intelligence avec le Gladiateur, avait dû faire appel à des extra terrestres pour éviter ce piège fatidique. Mais une dispute est arrivée lors du partage du butin, et les Djinns ne vinrent pas au rendez-vous lors de la seconde tentative solitaire de l’Empereur.

Avaient-ils suivi le Gladiateur dans sa nouvelle écurie ? Peut être bien. Mais même soutenu par des électeurs invisibles, le Gladiateur n’en reste pas moins hanté par l’idée d’un second tour de tous les dangers. Il sait d’expérience que Goorgorlu le fataliste y verrait sûrement un signe de fragilité du baobab qu’il croyait intouchable. Il ne se priverait donc pas d’aller fouiller sa carte pour le déraciner sans se poser de questions. Ce sera sa manière de lui faire payer son indifférence à son sort, synonyme de non assistance dans sa quête de DQ.

Une victoire par forfait serait donc moins pénible pour lui, même si elle n’est pas toujours glorieuse. Mais pour qui craint les coups des adversaires, une victoire est toujours la bienvenue quelle qu’en soit la manière. Un observateur attentif de la scène politique de Ndoumbélaan, dira sans risque d’être démenti que le Gladiateur travaillerait à l’avènement d’une telle probabilité ; et apparemment il marque des points.

Le faiseur de rois, toujours partant et jamais gagnant, devenu le dauphin et improbable successeur constitutionnel du Gladiateur (en cas de catastrophe naturel ou anthropique), ne souhaite pas voir changer l’ordre des choses. Il l’a fait savoir à ses proches et menacé même de couper les vivres aux récalcitrants.

Son frère-ennemi définitivement banni de la candidature par la dialectique de l’histoire, joue aux prolongations avec ses cadets. En empêchant sans le dire tout autre éventuel candidat que lui, il participe à saborder le navire des verts toujours arrimé au quai des incertitudes.

Les frères libéraux quant à eux sont pratiquement tous entrés en hibernation, plongés dans l’hiver de la traque des biens mal acquis. Disséminés dans une multitude de tours qui leur servent plus d’abris blindés que de partis politiques, ils ne semblent pas prêts à reconstituer la meute autour d’un seul chef de clan une fois le printemps revenu.

Les ayatollahs qui avaient décidé de plonger dans l’arène politique, peinent à achever leur mutation. Heureusement qu’ils n’ont pas encore troqué leurs chapelets contre des kalachnikovs pour se faire entendre. Pour l’instant, ils végètent à la périphérie des sphères de décisions comme des auto-stoppeurs en attendant qu’une âme politique charitable leur offre une loge à la chambre d’enregistrement et pourquoi pas un maroquin. De toute façon, nous les préférons ainsi qu’à des sectes mafieuses, tueuses d’enfants et violeurs de jeunes filles comme Booko Haram et autres Al qaîda.

Les partis-commandos de gauche, véritables fers de lance ayant prouvé leurs capacités à influer de manière décisive sur tous les combats politiques de Ndoumbélaan, jouent encore les prolongations. Absolument certains de ne pas avoir de candidat consensuel issu de leurs rangs, ils gardent clandestinement leur autonomie de choix sur d’éventuels soutiens à un candidat.

Le Gladiateur pourrait-il pour autant se retrouver seul dans l’arène, ou sans challengers crédibles ? C’est-à-dire gagner sans combattre faute de combattants ou vaincre sans péril face à des outsiders de secondes catégories ? Un tel scénario est-il possible à Ndoumbélaan avec ses centaines de partis politiques, ses ayatollah, ses pasteurs et ses objecteurs de consciences avec des leaders programmés pour sauter le rubicond (au service des politiques) après quelques années de bons et loyaux services devant les caméras, au nom des droits de l’homme, de l’environnement ou de la bonne gouvernance ?

A Ndoumbélaan, il faut désormais s’attendre à tout, même aux hypothèses les plus improbables. Mais un tel scénario pour être crédible devrait être conceptualisé, formulé et adopté par les états-majors les plus représentatifs et amendé par les bases politiques. Evidemment, une telle idée reste manifestement incompatible avec le mode de gouvernance solitaire et autocratique du Gladiateur. Il remettrait sur la table la nécessité d’un programme commun et vraiment commun, dont les conclusions des Assises et les recommandations de la CNRI seraient sans aucun doute l’épine dorsale.

Or le Gladiateur s’est montré jusqu’ici subtilement opposé à une telle évolution des choses et quelquefois même ouvertement hostile, comme il a tenu à le faire savoir lors d’une conversation au pays du Grand Timonier.

Si au début de son magistère, la question pouvait relever strictement d’une conviction politique innée, peut être acquise sous l’ombre de l’Empereur ou d’un penchant idéologique, la multiplication des casseroles et les inévitables conséquences pour les siens rendent à l’heure actuelle, une telle option non envisageable, voire suicidaire.

Il reste cette autre alternative : l’inéligibilité par consentement individuel ou par voie judiciaire des potentiels prétendants. Elle pourrait pendre la forme de :

Une revalorisation des statuts et ou des revenus des actionnaires de son régime (partis et mouvements compris),

Pressions à partir des chapelles dont les guides plus matérialistes que spirituels passeraient à coup sûr des nuits blanches en cas de tsunami contre le Gladiateur,

Condamnations du tiers restant à des peines incompatibles avec une candidature au moelleux fauteuil de Ndoumbélaan.

Bien que n’étant pas la seule option, cette alternative ne semble pas déplaire au Gladiateur et à ses supporteurs. Mais de là à imaginer un second mandat sans heurt, yalla rek moo xam.

BANDIA, Décembre 2014

WERANTE XUU…, SIMI TUBEY

Goorgorlu qui a une excellente mémoire se rappelle encore du cours magistral que lui avait administré l’auteur de « ancien spermatozoïde, futur cadavre » sur la différence entre expliquer et s’expliquer. Il invite donc le nouveau Bëk Neeg à s’en inspirer. Parce que ce qu’il lui demande c’est de s’expliquer et non d’expliquer desfaits graves qui lui sont reprochés, déjà expliqués et réexpliqués en plusieurs langues.

Goorgorlu n’est pas satisfait de l’éclairage du Bëk Neeg du Gladiadiateur. Il s’attendait à ce qu’il lui prouve que cette transaction de 75 milliards n’a jamais existé. Ou peut être que celle des 2500 milliards évoquée est une invention calomnieuse de l’Empereur. En lieu et place il invoque la transparence pour lui dire où et quand ces fameux 75 milliards ont été intégrés dans sa DQ.

Goorgorlu n’est donc pas du tout satisfait de l’éclairage du Bëk Neeg du Gladiadiateur. Il est même très remonté contre le bonhomme sur qui il nourrissait pourtant des préjugés très favorables. Bardé d’un nom hautement symbolique que l’écrasante majorité de ses concitoyens manipule avec respect non sans toujours l’accompagner de prières, il arborait du moins sur image, un visage d’ange assez ferme cependant pour éloigner toute suspicion sur ses penchants d’homme normal.

Goorgorlu sait que la lumière apportée sur les différentes dépenses énumérées par le Bëk Neeg du Gladiateur, ne changeront rien à son quotidien. D’ailleurs, lui qui cite la construction d’universités avec ses 75 milliards croit-il réellement à notre enseignement ? Sans porter des gants il a demandé à un journaliste qu’il jugeait mal formé d’aller en France pour apprendre son métier. De toute façon, transparence pour transparence, les 2500 milliards s’ils étaient avérés, auraient multiplié par 33,333333…. les biens et services qui justifient son protocole.

La question de Goorgorlu est et demeure donc celle-là : a-t-on tronqué un accord de 2500 milliards contre un protocole de 75 milliards ? Si oui, pourquoi ? Si non, dites à l’opinion nationale et internationale que le premier n’a jamais existé en mettant au défi l’Empereur et ses proches de prouver le contraire.

Vous pouvez même leur donner un ultimatum de 72 heures en réponse aux 72 heures qui ont failli fissurer le royaume et sa coalition (bien que le coco abandonné au parloir ait vite fait de recoller sans surprise, sa frange au peloton). Faut-il le défilé de tout le gouvernement (y compris son chef) pour infirmer les faits, ou nous dire le pourquoi d’une telle transaction ? On n’a tout de même pas besoin d’aller se former en France pour apprendre à dire la vérité. Am deed, Bëk Neeg ?

Un proverbe de Ndoumbélaan dit ceci : « miimkat u jël, danu koy daane ci doomu taal ». Traqué depuis sa chute, le vieil Empereur vient de renverser la tendance en mettant le Gladiateur et son équipe sur la défensive.

Maintenant c’est lui qui dirige les hostilités. Il est libre de choisir l’heure, et le lieu pour accélérer la cadence, sa cadence. Le Gladiateur, ses supporteurs et les actionnaires de son régime sont bien obligés de chanter et de danser au son de l’Empereur.

Malheureusement, la plupart de ces obligés politiques et économiques, chante et danse faux. Contre les flèches empoisonnées, d’en face, on pleurniche et menace plus qu’on ne se défend.

C’est pourquoi, à moins d’un improbable protocole nocturne entre gentlemen de même famille, tout porte à croire que le « léwato » de vieil Empereur risque bien d’enfanter d’un « caxabal » dont le Gladiateur se relèvera difficilement. A bon entendeur, salut !

BANDIA, Décembre 2014

B A N G J A A X L E

Les hommes politiques constituent assurément une race à part. Capables du meilleur comme du pire, ils ont cette capacité presque divine de dépassement et de pardon des affronts les plus humiliants, des coups tordus les plus tragiques. Voir Nelson Mandela embrasser Frederick Declercq, Laurent Gbagbo partager ses joies et ses inquiétudes avec Guillaume Soro, Dos Santos garantir l’impunité, le gite et le couvert au sinistre Savimbi, ou Yasser Arafat partager avec Itzhak Rabin le prix Nobel de la paix dans une atmosphère de communion fraternelle est simplement incompréhensible pour le commun des mortels.

Les hommes politiques sont surement ces démons généreux à qui on donnerait le titre de prophète ou d’ange si ce n’était ce couteau satanique enfoui sous leurs manches avec lequel ils sont capables de trancher dans la chaire humaine à la moindre alerte. C’est bien eux qui à l’âge des certitudes, ont assassiné Amilcar Cabral, Ernest Oandié, Thomas Sankara, Franklin Boukaka, neutralisé Kwame Nkrumah, avant de les réhabiliter et même de les porter au rang de héros nationaux. Toujours guidés vers l’action, le passé de l’humanité les encourage, le présent les condamne, avant que le futur ne les juge, objectivement.

A Ndoumbélaane comme dans d’autres zones de conflits, c’est encore eux qui montent au front, au nom de la réconciliation nationale pour proposer l’impunité, le pardon et d’autres ressources de la nation à leurs semblables coupables pour le triomphe de leurs idées (fussent-elles les plus funestes ou les plus illusoires) d’atrocités, de vols et de pillages. C’est dans cette logique qu’il faut certainement lire la genèse subtile de l’idée oh combien blasphématoire pour le moment, d’un élargissement du rejeton de l’Empereur au profit d’autres priorités nationales.

Certes le débat ne fait que commencer, et il débute malheureusement en français.
La majorité des concitoyens de Goorgorlu n’est pas toujours à l’aise avec la langue de Voltaire au point d’en déceler les subtilités. Dans ces conditions, dire que le rejeton de l’Empereur reconnu par son géniteur comme le citoyen le plus intelligent de Ndoumbélaan , « est un innocent » sic, fait couler beaucoup d’encre, déchainer des passions vives et latentes.

Cette prise de position aurait pu ne pas soulever autant de débats si elle était celle de « monsieur tout le monde ». Mais ici l’auteur est un homme respectable, réputé pour son franc-parler et proche du Gladiateur. Il est surtout connu pour avoir donné sans discontinuer toute son énergie à la lutte contre l’injustice. C’est certainement cette dimension historique et politique de l’homme qui dérange ou conforte les acteurs en conflit.

– Goorgorlu peut être choqué si ce jeu de mots laissait entendre que l’homme de plus de quarante ans, auteur de tant de dérives connues et en particulier des plus grands détournements de deniers publics de l’histoire de Ndoumbélaan, est pénalement irresponsable parce que : « c’est son père qui lui a demandé prendre l’argent et il a pris » sic. Ce serait en tout cas une tentative mal venue de dédouaner un auteur de forfaits sans nier les faits. Ndoumbélaane a trop souffert de cette insouciante arrogance du rejeton qui affrétait un avion pour ses escapades alors que Goorgorlu peinait à s’assurer le ticket d’un Ndiaga Ndiaye préhistorique.

Il a condamné sans être entendu la toute puissance du prince qui distribuait les rôles politiques et économiques à une frange d’anonymes avec lesquels il espérait bâtir son armée en marge du parti politique de son géniteur au sein duquel il peinait à s’imposer. Qui ne se souvient pas de la gifle monarchique reçue par le Gladiateur pour avoir osé demander au prince de s’expliquer devant les représentants de la nation ? N’y aurait-il pas d’ailleurs de troublantes similitudes avec la défenestration du « Zorro » chargé aujourd’hui d’éclairer la lanterne de ses compatriotes sur cette étape nébuleuse de son histoire ? Mais c’est peut être là, déjà un autre débat. Comprendre les mobiles est utile à l’histoire et à la société au moins pour les enseignements qu’elle peut en tirer, absoudre sans comprendre serait un péché. Admettre qu’un auteur de crimes ou de délits, jouissant de ses facultés physiques et mentales est irresponsable parce qu’il y a un commanditaire derrière, pose tout de même un problème à l’éthique et à la justice.

Parce que derrière chaque forfait il y a un commanditaire, physique et ou moral.

– Comprendre derrière ce jeu de mots qu’il est innocent, c’est-à-dire qu’il n’est ni auteur ni complice des faits qui lui sont reprochés, (interprétation vite adoptée par ses partisans qui la brandissent comme un trophée), c’est prendre partie dans cette affaire Dreyfus tropicalisée et monétarisée, qui divise les cercles intimes des grand’ places.

Dans l’affaire Dreyfus les parties en conflits défendaient des positions strictement morales et ou philosophiques. Le complot visait une race, une religion une philosophie.

L’affaire du rejeton crée d’autres lignes de fracture qui évoluent certes dans le temps, proportionnellement au quotidien et aux tendances politiques et économiques qu’impriment les nouveaux gouvernants issus de l’alternance II, An II, et au baromètre d’affection ou de désamour de millions de Goorgorlu qui avaient placé beaucoup d’espoir sur eux.

Dans le camp du rejeton, il y a bien sûr ses complices en liberté conditionnelle ou non, les juristes purs et durs qui mettent en cause l’existence même d’une telle cour dans une démocratie baptisée majeure et tous ceux qui comme lui, ont profité du laxisme d’une république bananière pour plonger dans la mare aux caïmans prédateurs de ressources.

Le camp de Goorgorlu, moins homogène rassemble les justiciers, les démocrates témoins des dérives, les spoliés et les laisser pour compte qu’une alternance I a rejeté à la périphérie. Mais ce camp s’est très vite désintégré, refroidi par une justice trop compliquée à ses yeux pour trier le grain de l’ivraie. Cette justice des hommes n’avait-elle pas fini par « blanchir » le fils putatif de l’Empereur qui avait pourtant reconnu s’être servi dans les réserves de Goorgorlu avec l’assurance de ne jamais être condamné par cette justice telle quelle, « jusqu’à l’extinction du soleil ». Peu lui importe donc aujourd’hui ce que cette même justice fera ou dira du rejeton, parce qu’il est convaincu qu’il est coupable.

– Coupable d’avoir empêché les structures sanitaires de se doter de ressources matérielles et humaines pour orner son bureau avec des gadgets et des bibelots à milliards venus d’ailleurs.

– Coupables d’avoir sacrifié des générations en perturbant de façon durable tout le système éducatif, l’agriculture et la recherche et d’autres secteurs en plaçant des hommes sans pouvoir ou issus de « sa génération des fonds secrets » aux commandes de l’état.

– Coupable d’être le motif et ou la raison de toutes les dérives (y compris la corruption et le népotisme, la spéculation et le trafic foncier, la dégradation des mœurs), d’un Empereur qui a bafoué toutes les lois, causé des morts et des estropiés physiques et moraux pour lui assurer un trône viager auquel il n’avait pourtant pas un droit inné.

La reddition des comptes était donc perçue comme la première demande sociale de l’alternance II, an I.

Après la déroute de l’Empereur, les rancœurs accumulées contre le rejeton étaient telles qu’une coexistence pacifique sans reddition de comptes était inadmissible. Le Gladiateur pour assoir une légitimité et peut être pour calmer une opinion publique aux frontières de la vendetta, s’y est conformé malgré un passif lourd à gérer … avec toute la subtilité d’un politique averti.

Goorgorlu s’attendait simplement à ce que le rejeton fasse devant la justice ce qu’il avait refusé de faire devant les représentants de la nation. En somme, dire ce qu’il a fait de l’argent public, pourquoi il attribuait des marchés à une clientèle politique, pourquoi il affrétait un avion personnel aux frais du contribuable alors que ses collègues voyageaient en deuxième classe dans des avions de ligne, etc.. Il s’attendait que ses complices ordonnateurs de budget ou bâtisseurs d’infrastructures bancales ou jamais achevées soient identifiés et punis pour dissuader d’autres malfaiteurs.

En lieu et place, les chefs d’accusation ne semblent porter que sur des biens cachés dont on ignore jusqu’à l’origine. La cour spéciale sans expérience et sans vécu similaire mise en place à cet effet s’est jetée à l’eau avec la volonté et le patriotisme de ses membres comme seuls outils de travail. Sans entrer dans le débat ésotérique de la légalité ou de la légitimité de cette cour, Goorgorlu sait qu’elle n’apportera pas de réponses à ses interrogations. D’ailleurs lui qui répugne consommer le « ribbah » se garderait bien de voir ces supposés biens pouvant être d’origines illicites (pots de vin, trafics en tout genre, vols ?), reversés dans ses maigres ressources. Il s’est donc très tôt démarqué du débat. Cette désaffection du citoyen autour du procès a eu pour conséquence de favoriser le duel tant redouté entre le Gladiateur et le rejeton de l’Empereur, entre le favori perdant et le prétendant vainqueur du trône de Ndoumbélaan.

La peur qui s’était installée parmi les charognards bleus coupables de malversations et de détournements de deniers publics a changé de camp à partir du moment où il ne s’agissait plus de rendre des comptes sur la gestion des biens de la nation mais de justifier l’origine de biens supposés ou réels. Cette subtilité a fait pousser des ailes à tous ceux qui rasaient les murs au lendemain de l’alternance II, an I. Non seulement ils défient la cour de trouver les biens savamment cachés comme dans un jeu de « langa buri », mais narguent le Gladiateur jusqu’ici seul ayant malencontreusement reconnu des biens pharaoniques que toute logique non partisane verserait dans le lot des richesses illicites. Les dénégations n’apporteront rien à sa défense. L’aveu étant la mère des preuves, il se retrouve désormais le seul candidat de cette cour d’autant plus que le rejeton devant l’incapacité de ses poursuivants à dénicher le pot aux roses, nie désormais toute existence de biens cachés.

Ndoumbélaane est donc dans une impasse qui relègue au second plan les urgences dont la principale reste la refonte des institutions recommandée par les Assises Nationales et la CNRI. Il faut par conséquent poser le débat et l’assumer surtout, pour éviter que les inévitables ententes secrètes sous la forme du fameux « protocole de Rebeuss » n’enterrent cette parodie loin de la vox populi. Goorgorlu se consolera sûrement, si on parvenait à le convaincre qu’il ne s’agit là, que de la perte d’une bataille dans une guerre contre l’injustice. Comme au Brésil et au Chili, en Argentine ou au Congo, et plus récemment au Burkina Faso, d’autres générations plus aguerries et mieux outillées reviendront demain sur nos procès et nos inavouables ententes secrètes, nos protocoles nocturnes, pour prononcer d’autres verdicts plus conformes à la réalité.

La tache est rendue ardue par la position dualiste du Gladiateur. S’il reconnait l’impasse, il se garderait bien de favoriser une libération triomphale à un futur candidat à sa succession qui a fini de décliner ses ambitions. Blanchi et lavé de tout soupçon de richesses illicites, le rejeton pourrait prendre son pot de tomate rouillé pour conquérir les voix des Goorgorlu, alors que le Gladiateur qui a fini son suicide de classe, n’aurait plus que les allées vides des Almadies pour remplir sa besace.

BANDIA, Décembre 2014

LES PARTISANS

Abdou Ndukur Kacc Ndao

La gauche sénégalaise ressemble à bien des égards à des groupes de justiciers. Composée de patriotes généreux, capables du don de soi jusqu’au sacrifice suprême, elle a été de tous les fronts de la bataille pour l’épanouissement du peuple. Depuis sa naissance, elle a évolué en petits groupes restreints de combattants redoutables et bien entraînés.

On peut se permettre de faire un parallélisme historique en assimilant le fait à la stratégie des Partisans et Francs Tireurs Français organisés comme tel, pour harceler les occupants en l’absence d’une armée régulière.

Pardonnez-nous cette liberté d’user et d’abuser de ce concept si la comparaison venait à choquer des millions de patriotes dont le courage et la ténacité ont redonné fierté à un peuple dont l’armée sans être lâche s’était débinée face à l’envahisseur nazi pour des raisons diverses.

En tout état de cause, cette stratégie a eu le mérite d’assurer la survie physique et idéologique de combattants aux moyens trop limités pour mener une bataille frontale face un ennemi mieux équipé et décidé à tout : l’impérialisme.

Si les objectifs fixés n’ont jamais varié, les différents groupes ont gardé leur autonomie et développé leur propre stratégie. La maturation des uns et des autres, l’absence d’un état major unifié, les alliances idéologiques exogènes ont fini par formater des sensibilités aux intérêts divergents puis antagoniques.

L’idée d’une unification autre que dans l’action n’a jamais été vraiment à l’ordre du jour. Quand la révolution nationale démocratique qui a fait des preuves ailleurs dans la lutte de libération nationale a été évoquée pour unir sur d’autres bases que strictement idéologiques, l’interprétation de son contenu sous un angle historique locale ne fit qu’accentuer les divergences.

Des dissensions internes (tantôt idéologiques, tantôt stratégiques et ou crypto personnelles) au sein des groupes ont contribué à des émiettements, à la naissance de nouveaux groupuscules : Bolchévistes, Trotskystes, Maoïstes, Khodjaïstes, Cinquième Internationalistes, etc.
C’est cette tare génétique qui semble poursuivre la gauche sénégalaise, comme un fardeau.

En lisant l’histoire sans glorification, et sans minimiser la part de patriotes anonymes et idéologiquement non marqués, on apprend que :

– C’est bien la gauche qui a revendiqué et obtenu l’indépendance contre l’impérialisme. Le colonialisme français traumatisé et incapable historiquement de poursuivre sa domination dans les mêmes conditions avait alors conçu et mis en place partout où il état possible un groupe de valets comme bouclier, destiné à recevoir les charges des patriotes, beaucoup plus qu’à exercer le pouvoir dont le centre de décision n’avait jamais quitté la métropole.

– C’est la gauche qui a supporté l’essentiel du combat contre le néocolonialisme en payant un lourd tribut à ces valets locaux.

– C’est la gauche qui a déboulonné la dernière excroissance du pouvoir néocolonial, symbolisé par le pouvoir de l’UPS de Senghor.

Même si nous lui reconnaissons une tentative de reconversion idéologique animée par une nouvelle génération qui n’a pas eu l’occasion de s’affirmer au sein de cette formation rebaptisée socialiste, le pouvoir d’Abdou Diouf est resté un maillon du néocolonialisme français et par conséquent une cible que la gauche a fini par abattre.

La lutte armée y compris les fameux coups de force d’officiers de gauche, sans manquer d’adeptes, a été dès l’origine étouffée et condamnée par un contexte historique et géographique spécifique. C’est peut être pourquoi, la gauche sénégalaise a très tôt opté pour un combat démocratique : la bataille syndicale et les urnes comme moyen d’acquis démocratiques et de conquête du pouvoir.

Elle n’a donc pas eu des difficultés de reconversion ou d’adaptation après la chute du mur de Berlin et la disparition du bloc soviétique, (le principal soutien des mouvements de libération nationale en lutte contre la domination coloniale), quelle que soit par ailleurs l’appréciation que chacun peut en faire.

Les héritiers du régime de Senghor jetés dans l’opposition à la faveur de la première alternance ont fini leur reconversion en se débarrassant des derniers avatars des tenants du néocolonialisme français. Malgré leur éclatement en plusieurs sensibilités, ils ont conforté leur ancrage et renforcé la gauche moins enclin à débattre idéologie qu’à se concentrer pour une politique anti libérale.

– C’est pourtant cette gauche plus forte et plus largement majoritaire qui a encore mis au pouvoir un nouveau régime libéral, à la place d’un autre régime libéral en mars 2012.

Peut être encore demain, elle le regrettera le combattra et le vaincra. Mais fera-elle enfin son mea culpa ? Choisira t-elle en son sein un nouveau président, conscient qu’une politique de gauche ne se fera qu’avec un président de gauche.

La gauche sénégalaise ne saurait se satisfaire pour longtemps de « phénomène qui maîtrise les dossiers ». Elle réclame un « président normal » issu de ses flancs, moins riche et plus sensible à la misère croissante d’un peuple qui « en a marre ».

BANDIA Mai 2013

BERENG BARIGO

Abdou Ndukur Kacc Ndao

La bataille politique est une suite d’opérations d’équilibre de forces dont le but ultime est de faire pencher la balance d’un coté. Mais la force en politique est une équation complexe avec une multitude de variables, sans constante aucune, et qui échappe le plus souvent au principe déterministe.

La fragilité et l’instabilité des variables, la multitude des paramètres et des inconnues, des facteurs endogènes et exogènes, font du rapport de forces un fait indomptable, à apprivoiser par les acteurs en conflit.

Le rapport des forces reste malgré tout, la seule règle scientifique en politique, autant qu’un fait est scientifique lorsqu’il est objectivement vérifiable et reproductible indéfiniment, dans les conditions normales… de température et de pression.

Mais la température et la pression en politique sont elles-mêmes des notions subjectives, c’est-à dire des éléments non quantifiables à partir d’étalons universellement acceptés. Leur lecture est donc forcément subjective, sociologiquement, idéologiquement et économiquement chargée.

Le rapport des forces est le moteur de l’histoire des sociétés en lutte pour la maitrise de leur quotidien. Parce que c’est lui seul qui permet en rendant possible la mise en œuvre des projets de groupes humains. C’est une réalité qui s’impose à nous en transcendant la légitimité et la légalité, le droit et l’étique, la vérité et le mensonge. Il est le vent dans un exercice de navigation à voile.

Parce que Le Gladiateur semble ignorer ce principe, il tombe souvent et assez maladroitement dans la caverne souillée du « wax waxeet » ouvert par son prédécesseur.

Le Gladiateur s’est opposé ou a laissé comprendre qu’il s’opposerait à la manifestation programmée par l’Empereur déchu. Il s’est ainsi exposé à la désapprobation d’hommes et de femmes de principe, pas forcément d’accord avec ce que l’Empereur veut faire et veut dire, et moins encore avec l’heure et l’endroit choisi pour de telles manifestations. Démocrates, ils luttent simplement pour qu’on laisse faire et dire même s’ils ne sont pas d’accord.

C’est une attitude louable, une position confortable aussi si on n’est pas responsable, c’est-à-dire si on est potentiellement exempté de l’obligation de rendre compte des conséquences éventuelles des événements. Parce que des conséquences fâcheuses sont bien possibles eu et gare à la lecture qu’en fait l’immense majorité des concitoyens de Gorgoorlu.

– La bataille entre les deux hommes ne se résume pas seulement au droit ou non de manifester.

– Ndoubélaan sort à peine d’un hivernage catastrophique porteur de germes de famine et de désolation pour le monde rural de façon général.

– Là où l’Empereur avait reporté des élections nationales au motif douteux de secourir des quartiers urbains engloutis sous les eaux, le Gladiateur a choisi au motif plus que douteux de respect du calendrier républicain, de tenir des élections au milieu de la misère et de la désolation du monde rural. Non seulement les nouveaux élus issus de ces scrutins ne rassurent pas, mais ils semblent plus préoccupés par les avantages personnels qu’un acte III mal pensé et mal maitrisé leur avait promis.

– Le carnaval programmé qui s’apparente à un bal masqué (même si l’identité des acteurs est connue), n’apportera rien de plus que des désagréments à Ndoumbélaan.

– Le Gladiateur qui l’organise n’a d’autre but que d’en récolter des gains politiques non sans avoir au détour enrichi quelques clients et quelques potentiels candidats au désordre qui s’estiment mal servis par son magistère.

– L’Empereur a du mal à digérer la grosse gifle du 29 Mars. Il ressent l’embastillement de son rejeton (qualifié de citoyen le plus intelligent de Ndoumbélaan) comme un pieu dans son œil de cyclope et qui l’empêche de voir le monde tel est. Il cherche donc à faire mal. Comme dans une corrida, il tente d’asséner des coups à chaque opportunité pour affaiblir son sujet avant de faire place au matador pour l’acte final.

– Incendiaire rusé et juriste averti, il sait allumer la mèche loin de la cible pour pouvoir plaider son innocence après. N’est ce pas sa fameuse phrase « Vous voulez marcher, alors marchez » qui fut à l’origine des tragiques événements du 16 Février où son « meeting pacifique » autorisé avait dégénéré en bain de sang.

– La police qui avait été surprise lors de ces tristes événements, humiliée, torturée et massacrée n’est-elle pas elle-même prise en otage sans pouvoir donner son avis ? En tout cas, en dehors de tout réflexe partisan, elle restera sous pression et devra faire appel à toutes ses ressources pour ne pas cracher du feu à la moindre étincelle.

C’est au regard de ces paramètres que le Gladiateur devrait agir, opportunément pour faire pencher la balance de son coté. Il a maladroitement fait appel comme souvent au « droit de faire comme bon lui semble », parce qu’il est le chef. Et il a perdu, du moins la première bataille d’une guerre qui ne fait que commencer.

L’art de gouverner repose sur la collecte et l’analyse de masse critique d’informations. Mais la collecte et l’analyse de ces informations ne peut être que le fait d’experts (instrument de pouvoir) n’exerçant pas le pouvoir, détachés des humeurs subjectifs du pouvoir. Cette mission peut être confiée à une institution non partisane. C’est un luxe des grandes puissances et des grandes démocraties. A défaut, un entourage plus patriote et moins laudateur le ferait aussi même en demeurant partisan.

Ce laboratoire, Le Gladiateur n’en dispose pas ou du moins peine à le mettre en valeur. L’embryon fécond qu’on avait pressenti autour de lui au début de son magistère, il l’a réduit au silence dans le secret de son palais ou à coup d’invectives et de querelles de chiffonniers sur la place publique.

Que vient faire dans cette atmosphère le recueil d’anecdotes du plus grand transhumant de l’histoire de Ndoubélaan qui a vendu son parti en échange du poste promis à un grand homme de lettre (suivez mon regard) quelques temps avant sa débâcle ?

Au lieu d’user de son influence ou ce qui lui reste de capital de sympathie auprès des protagonistes pour sauver ce dernier acte (et c’était possible), qui a une valeur de repas d’adieu pour lui, il a choisi le moment pour piquer au vif ou égratigner un groupe d’hommes et de femmes qui ne manquent certainement pas de petites histoires anecdotiques à raconter sur son parcours.

Vraies ou fausses, ces mémoires ne seront donc autre chose que des bribes mal enchevêtrées de quotidiens d’humains avec leurs forces et leurs faiblesses, sorties d’une mémoire sélective où les grands tournants de l’histoire de Ndoumbélaan auront été occultés. Plus que le fait d’un écrivain du dimanche, l’histoire n’en retiendra que le baroud d’honneur d’un homme égoïste, grand par la taille, qui s’est fait tout petit en cherchant à humilier ses compagnons pour n’avoir pas pu lui assurer la présidence à vie à laquelle il aspirait.

BANDIA, Novembre 2014

LA VALLÉE DES ROIS : RAMSES II  PARTIE I : RAMESSEUM OU L’ÉDIFICE COMMÉMORATIF DE LA GRANDEUR PHARAONIQUE

Abdou Ndukur Kacc Ndao

Ramsès II fait partie de la XIXe dynastie des Pharaons (1293-1185) avant JC) du Nouvel Empire (1570 – 1070 avant JC). Il a régné entre 1278 et 1212, après Ramsès 1er (1293-1185 avant JC) et Sethi 1er (1291-1278 avant JC). Ramsès II a été remplacé par Merenptah (1212-1202 avant JC).

Son édifice est l’un des plus grandioses de la rive occidentale de Thèbes.Le Ramesseum comme on l’appelle fut construit au XIIIé siècle avant notre ére par un des plus connus et illustres pharaons, Ramsès II.

Le Ramesseum était constitué d’un temple, de quelques aménagements portuaires, d’un lac sacré, d’un bloc de bâtiments. A l’image de beaucoup de temples pharaoniques, le plan architectural était classique avec ses parvis, pylônes, , vestibules, cours à portique, sanctuaires…

Le Ramesseum n’est pas à proprement parlé un Temple funéraire mais un mémorial commémoratif de la monarchie. Le temple nous renseigne utilement de la vie sociale, économique de l’époque avec des gravures qui y sont reproduites à travers les parois. Il nous renseigne aussi sur les systèmes d’incarnation, de l’ordre cosmique et cosmogonique, les offrandes pour Amon Rê…des pharaons de l’époque.

Nefertari, son épouse ET Moy, sa mère avaient dans ce grandiose édifice leur espace privé sacré.

Vendredi prochain, nous verrons les péripéties qui ont jalonné le règne de Ramsès II et comment ce Temple a été démantelé et comment l’arrivée du Christianisme a modifié “l’ordre pharaonique” au niveau du Ramesseum.

Excellente fin de semaine

Egypologiquement vôtre !

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ANKN

VALLÉE DES ROIS : SETHI 1er

Abdou Ndukur Kacc NdaoSethi 1er fait partie de la XIXe Dynastie (1294-1185 avant J.C ) du Nouvel Empire. Sethi 1er a régné entre 1291 et 1278 avant JC ) après Ramsès 1er (1293-1291). Il fut replace par Ramsès II (1278-1212).Le Temple de Sethi 1er a été construit entre le désert et la vallée fertile à Thèbes ouest appelé aussi Hefet-Hernabes qui signifie “Face au Seigneur” qui n’etait rien d’autre que Amon Rê.Ce dernier avait son sanctuaire à Karnack situé sur la Rive orientale du Nil connu aussi sous le nom de de Gournah.

Ce Temple de Sethi 1er était central notamment dans le déroulement de la Belle Fête de la Vallée.

Sethi 1er a régné durant une période où le Pharaon avait perdu de sa crédibilité et de son aura après les excès du Roi “hérétique” Akhenaton.

Aujourd’hui seul 1/3 du Temple est resté intact. Son architecture est composée de Pylone entier, d’un palais royal symbolique, d’une cour intérieure et porche, de chapelles royales, d’un corridor transversal, de lacs sacrés et de magasins pour les bains mystiques.

Comme quoi le mysticisme et la royauté ont toujours vécu ensemble. Sans doute un point intéressant pour faire le lien entre les logiques politiques et les pratiques mystiques en Afrique.

Vaste sujet de Refondation nationale.

Vendredi prochain, un autre Temple avec Ramsès II.

Egyptologiquement vôtre.

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ANKN

LA VALLÉE DES ROIS. LE TEMPLE D’HATSHEPSOUT

Abdou Ndukur Kacc Ndao

La Reine Hatshepsout (1498-1493) fait partie de la XVIII Dynastie (1550-1293 avant JC) des Rois Egyptiens. Cette XVIII dynastie a régné durant le Nouvel Empire (1570-1070 avant JC) et a vu défiler 14 Rois, de Ahmôsis 1er (1570 – 1546 avant JC) à Horemheb (1321 – 1293 avant JC).

Hatshepsout est le Sixième de cette dynastie avant Thoutmosis III (1504 – 1450 avant JC). Aménophis II (1450 – 1419 avant JC) l’a succédé.

Son Temple est sans aucun doute l’un des plus visités. Il fut détruit par les hommes de Thoutmosis III vers la fin de son règne.

Hatshepsout est devenue Reine vers 1479 à la faveur de la mort de son mari et demi frère Thoutmosis II comme il était de règle à cette époque en Egypte antique.

Le Temple d’Hatshepsout connu aussi sous le nom de Djeser Djeseru qui signifie en Egyptien le “Sublime des Sublimes” est construit entièrement en calcaire rompant une tradition bien connue de construction en brique crue recouverte de reliefs en pierre pour la plupart des Temples royaux de cette période.

Son architecture révèle une succession de terrasses, de colonnades et des rampes principales s’inspirant ainsi du sanctuaire de son voisin Montouhotep II (XIè dynastie durant le Moyen Empire (2040 – 1782 avant J.C).

La construction du Djeser Djeseru a duré quinze ans. Une vingtaine d’années plus tard Thoumosis III ordonna sa destruction et fit construire son propre Temple à Deir el-Bahri, Djeser Akbet.

Djeser Djeseru d’Hatshepsout et la chapelle de Montouhotep ont toujours été, durant toute l’histoire de l’Egypte antique, de hauts lieux de pèlerinage et de processions.

Vendredi prochain, nous allons nous projeter dans la XIXè Dynastie avec Sethi 1er qui en fut le deuxième pharaon après Ramsès 1er (1293 – 1291) toujours dans le Nouvel Empire. Nous verrons ce que recouvre son Temple construit entre le désert et le Vallée fertile au niveau du site de Thèbes-ouest appelé aussi Hefet-hernebes qui signifie “Face au Seigneur” qui n’était rien d’autre que le dieu Amon-Rê qui avait son sanctuaire dans le Karnak. Que de souvenirs historiques avec le Karnak !!!

Egyptologiquement vôtre

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ANKN

LA VALLÉE DES ROIS : LE TEMPLE D’AMÉNOPHIS III

Abdou Ndukur Kacc Ndao

Aménophis III fait partie de la XVIIIe Dynastie (1550-1294 avant JC ). Son regne se situe entre 1386-1349. Apres le règne de Thoutmosis IV (1419-1386) et avant le regne de Aménophis IV/ Akhenaton (1349-1334).

Ce temple commémoratif fut construit par Amenhotep fils d’Hapou. Bien que sérieusement endommage il fut le plus grand jamais érige en Egypte. Il fut construit dans la plaine nilotique de Thèbes ouest qui est une zones de crue.

Ce temple a subi plusieurs dégradations liées aux crues, aux tremblements de terre sous le règne de Merenptah (XIXe Dynastie), tremblement de terre de 27 avant J.C.

Selon plusieurs études concordantes, sa construction a vraisemblablement commence au début de son règne.

Le sanctuaire était divisé en plusieurs endroits en grande partie dédiée à Amon, le secteur nord à Ptah-Sokaris-Osiris.

Pour vanter la grandeur de son Temple Aménophis III le décrit en ses termes :

“Il [le] fit en tant que monument à [son] père Amon, Seigneur du trône des Deux Terres, Lui édifiant un temple splendide à la droite de Thèbes; une forteresse d’éternité en grès blanc de bonne qualité – où l’or est omniprésent. Les sols sont purifies par l’argent, toutes ses portes sont en electrum…” [B. Bryan, Egypt’s Dazzling Sun, p. 91]

Sources : La Vallée des Rois, Kent R. Weeks. Pp 62 et 65.

Prochain temple à visiter vendredi Hatshepsout.

Egyptologiquement vôtre !

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